Paroles de la chanson Lili Marlene (traduction) par
Près de la caserne, devant le grand portail
Se dresse un réverbère
Et il est encore là
C'est là que nous voulons nous retrouver
Près du réverbère, nous voulons nous tenir
Comme jadis Lili Marleen
Comme jadis Lili Marleen
Nos deux ombres n'en formaient qu'une seule
Que nous nous aimions
Cela se voyait clairement
Et tout le monde devait le voir
Quand nous nous tenions près du réverbère
Comme jadis Lili Marleen
Comme jadis Lili Marleen
Se dresse un réverbère
Et il est encore là
C'est là que nous voulons nous retrouver
Près du réverbère, nous voulons nous tenir
Comme jadis Lili Marleen
Comme jadis Lili Marleen
Nos deux ombres n'en formaient qu'une seule
Que nous nous aimions
Cela se voyait clairement
Et tout le monde devait le voir
Quand nous nous tenions près du réverbère
Comme jadis Lili Marleen
Comme jadis Lili Marleen
Elle connaît tes pas
Ta belle démarche
Chaque soir elle brûle
Mais elle m'a oublié depuis longtemps
Et s'il devait m'arriver malheur
Qui se tiendra près du réverbère
Avec toi, Lili Marleen ?
Avec toi, Lili Marleen ?
Du fond des profondeurs
Des entrailles de la terre
S'élève comme en un rêve ta bouche amoureuse
Quand les brumes tardives tourbillonnent
Qui se tiendra près du réverbère
Avec toi, Lili Marleen ?
Avec toi, Lili Marleen ?
Quand les brumes tardives tourbillonnent
Ta belle démarche
Chaque soir elle brûle
Mais elle m'a oublié depuis longtemps
Et s'il devait m'arriver malheur
Qui se tiendra près du réverbère
Avec toi, Lili Marleen ?
Avec toi, Lili Marleen ?
Du fond des profondeurs
Des entrailles de la terre
S'élève comme en un rêve ta bouche amoureuse
Quand les brumes tardives tourbillonnent
Qui se tiendra près du réverbère
Avec toi, Lili Marleen ?
Avec toi, Lili Marleen ?
Quand les brumes tardives tourbillonnent
Qui se tiendra près du réverbère
Avec toi, Lili Marleen ?
Avec toi, Lili Marleen ?
Avec toi, Lili Marleen ?
Avec toi, Lili Marleen ?
Que racontent les paroles de la chanson Lili Marlene (traduction) de Marlène Dietrich ?
La lumière qui ne s'éteint pas
Il y a quelque chose d'entêtant dans cette mélodie. Elle revient, elle insiste, comme une pensée qu'on n'arrive pas à chasser dans la nuit. Quand Marlène Dietrich pose sa voix sur "Lili Marleen", on a l'impression qu'elle ne chante pas une chanson — elle murmure quelque chose d'inachevé, une lettre qu'on n'a jamais envoyée.
Tout commence devant une caserne, dans le halo tremblant d'un réverbère. Un homme se souvient. Il se souvient de Lili Marleen, de cette lanterne qui les éclairait tous les deux, de l'époque où leurs ombres sur le pavé ne formaient plus qu'une seule silhouette. "Dass wir lieb uns hatten, das sah man gleich daraus" — qu'ils s'aimaient, ça se voyait rien qu'à ça, à la façon dont leurs silhouettes se confondaient. Il y a quelque chose de presque enfantin dans cette image, une tendresse sans défense face à ce qui va venir.
Quand la lanterne se souvient mieux que les hommes
Mais la guerre est passée par là. Et peu à peu, le texte change de tonalité sans qu'on s'en aperçoive vraiment — c'est l'un de ses tours de force. La lanterne continue de brûler chaque soir, fidèle et indifférente, mais elle a oublié le soldat. C'est elle qui se souvient du pas de Lili Marleen, de sa démarche gracieuse — et lui, il n'est plus là pour en être jaloux. La question qui revient en boucle, "Wer wird bei der Laterne steh'n / Mit dir, Lili Marleen?" ("qui sera près de la lanterne avec toi?"), cesse d'être romantique pour devenir presque terrifiante.
Des brumes et des fantômes
Dans le dernier couplet, quelque chose se défait complètement. Le visage aimé remonte "des profondeurs de la terre" comme dans un rêve, la bouche entrouverte, les brumes tardives qui tournent lentement. Ce n'est plus un souvenir — c'est une apparition. Le soldat parle peut-être depuis l'autre côté. Ou peut-être anticipe-t-il sa propre mort avec une lucidité tranquille, presque sereine.
Marlène Dietrich, elle, chantait cette chanson pour des soldats qui partaient au front et ne revenaient pas toujours. Elle savait ce que la question valait. Et c'est pour ça que sa version reste insupportablement belle.
Il y a quelque chose d'entêtant dans cette mélodie. Elle revient, elle insiste, comme une pensée qu'on n'arrive pas à chasser dans la nuit. Quand Marlène Dietrich pose sa voix sur "Lili Marleen", on a l'impression qu'elle ne chante pas une chanson — elle murmure quelque chose d'inachevé, une lettre qu'on n'a jamais envoyée.
Tout commence devant une caserne, dans le halo tremblant d'un réverbère. Un homme se souvient. Il se souvient de Lili Marleen, de cette lanterne qui les éclairait tous les deux, de l'époque où leurs ombres sur le pavé ne formaient plus qu'une seule silhouette. "Dass wir lieb uns hatten, das sah man gleich daraus" — qu'ils s'aimaient, ça se voyait rien qu'à ça, à la façon dont leurs silhouettes se confondaient. Il y a quelque chose de presque enfantin dans cette image, une tendresse sans défense face à ce qui va venir.
Quand la lanterne se souvient mieux que les hommes
Mais la guerre est passée par là. Et peu à peu, le texte change de tonalité sans qu'on s'en aperçoive vraiment — c'est l'un de ses tours de force. La lanterne continue de brûler chaque soir, fidèle et indifférente, mais elle a oublié le soldat. C'est elle qui se souvient du pas de Lili Marleen, de sa démarche gracieuse — et lui, il n'est plus là pour en être jaloux. La question qui revient en boucle, "Wer wird bei der Laterne steh'n / Mit dir, Lili Marleen?" ("qui sera près de la lanterne avec toi?"), cesse d'être romantique pour devenir presque terrifiante.
Des brumes et des fantômes
Dans le dernier couplet, quelque chose se défait complètement. Le visage aimé remonte "des profondeurs de la terre" comme dans un rêve, la bouche entrouverte, les brumes tardives qui tournent lentement. Ce n'est plus un souvenir — c'est une apparition. Le soldat parle peut-être depuis l'autre côté. Ou peut-être anticipe-t-il sa propre mort avec une lucidité tranquille, presque sereine.
Marlène Dietrich, elle, chantait cette chanson pour des soldats qui partaient au front et ne revenaient pas toujours. Elle savait ce que la question valait. Et c'est pour ça que sa version reste insupportablement belle.