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Paroles de la chanson All The Vilest Things par Marilyn Manson

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Paroles de la chanson All The Vilest Things par

You tried your best to destroy me
Don't want revenge
'Cause you only made me stronger

I planted a paradise in your death camp
Your cemetery started growing flowers
You can stand on my wings and I won't make a sound
But you'll never, ever get them into the ground

Hate me, hate me
Don't wish me suicide
It may be time for the man to die
But you can't rob this blood bank blind
Hate me, hate me
Don't wish me suicide
It may be time for the man to die
But you can't rob this blood bank blind

I've been pulling shrapnel from the dead skin
Reckless shots that you fired into a crowd
All the vilest things and the pain that they bring
Still, you never, ever can take me down
Still you never, ever can take me down

You tried your best to destroy me
I don't want revenge
Because you only made me stronger
Because you only made me stronger

Hate me, hate me
Don't wish me suicide
It may be time for the man to die
But you can't rob this blood bank blind
Hate me, hate me
Don't wish me suicide
It may be time for the man to die
But you can't rob this blood bank blind

I've got heaven on my mind
I've got hell in my heart
I've got heaven on my mind
I've got hell in my heart
I've got heaven on my mind
I've got hell in my heart
I've got heaven on my mind
I've got hell in my heart

Que racontent les paroles de la chanson All The Vilest Things de Marilyn Manson ?

Quand les fleurs poussent sur les décombres

Il y a quelque chose d'étrange et de presque beau dans cette chanson. On s'attend, avec Marilyn Manson, à la colère frontale, au chaos assumé — et c'est bien là qu'elle commence, avec cette phrase posée comme un constat froid : "You tried your best to destroy me". Mais au lieu de l'explosion, ce qui suit ressemble davantage à un homme qui ramasse ses morceaux avec une calme détermination. Pas de cri de guerre. Une déclaration.

L'ennemi comme architecte involontaire

Tout le sel du texte tient dans ce retournement : celui ou celle qui a voulu anéantir n'a fait, en réalité, que renforcer. Manson pousse l'image encore plus loin en transformant le lieu même de la destruction — "your death camp" — en jardin. Les fleurs qui poussent dans le cimetière de l'autre, c'est une image presque douce dans la bouche d'un artiste qu'on associe rarement à la douceur. Et pourtant elle est là, cette tendresse combative, ce refus de laisser la haine avoir le dernier mot sans pour autant prétendre qu'elle n'a pas fait mal. Le "shrapnel" extrait de la peau morte dit tout : les blessures étaient réelles, profondes, mais elles sont derrière.

Ni saint, ni martyr

Ce qui rend "All The Vilest Things" réellement troublant, c'est son refrain. "Don't wish me suicide" n'est pas une demande de pitié — c'est presque une mise en garde. Comme si Manson savait que ses ennemis attendaient exactement ça, l'effondrement définitif, et qu'il leur refuse cette satisfaction avec une lucidité presque clinique. Et puis vient cette litanie finale, "I've got heaven on my mind / I've got hell in my heart", répétée jusqu'à l'hypnose. Pas de réconciliation entre les deux, pas de synthèse propre. Juste la coexistence brute de deux extrêmes, portée sans excuses. C'est peut-être la chose la plus honnête que Manson ait jamais chantée.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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