Paroles de la chanson La Parisienne par
Lorsque je suis arrivée dans la capitale
J'aurais voulu devenir une femme fatale
Mais je ne buvais pas, je ne me droguais pas
Et je n'avais aucun complexe
Je suis beaucoup trop normale, ça me vexe
Je ne suis pas parisienne
Ça me gêne, ça me gêne
Je ne suis pas dans le vent
C'est navrant, c'est navrant
Aucune bizarrerie
Ça m'ennuie, ça m'ennuie
Pas la moindre affectation
Je ne suis pas dans le ton
Je n'suis pas végétarienne
Ça me gêne, ça me gêne
J'aurais voulu devenir une femme fatale
Mais je ne buvais pas, je ne me droguais pas
Et je n'avais aucun complexe
Je suis beaucoup trop normale, ça me vexe
Je ne suis pas parisienne
Ça me gêne, ça me gêne
Je ne suis pas dans le vent
C'est navrant, c'est navrant
Aucune bizarrerie
Ça m'ennuie, ça m'ennuie
Pas la moindre affectation
Je ne suis pas dans le ton
Je n'suis pas végétarienne
Ça me gêne, ça me gêne
J'n'suis pas Karatéka
Ça me met dans l'embarras
Je ne suis pas cinéphile
C'est débile, c’est débile
Je ne suis pas M.L.F.
Je sens qu'on m'en fait grief
M'en fait grief, m’en fait grief
Bientôt j'ai fait connaissance d'un groupe d'amis
Vivant en communauté dans le même lit
Comm' je ne buvais pas, je ne me droguais pas
Et n'avais aucun complexe,
Je crois qu'ils en sont restés tout perplexes
Je ne suis pas nymphomane
On me blâme, on me blâme
Je ne suis pas travesti
Ça me met dans l'embarras
Je ne suis pas cinéphile
C'est débile, c’est débile
Je ne suis pas M.L.F.
Je sens qu'on m'en fait grief
M'en fait grief, m’en fait grief
Bientôt j'ai fait connaissance d'un groupe d'amis
Vivant en communauté dans le même lit
Comm' je ne buvais pas, je ne me droguais pas
Et n'avais aucun complexe,
Je crois qu'ils en sont restés tout perplexes
Je ne suis pas nymphomane
On me blâme, on me blâme
Je ne suis pas travesti
Ça me nuit, ça me nuit
Je ne suis pas masochiste
Ça existe, ça existe
Pour réussir mon destin
Je vais voir le médecin
Je ne suis pas schizophrène
Ça me gêne, ça me gène
Je ne suis pas hystérique
Ça s'complique, ça s’complique
Oh dit le psychanalyste
Que c'est triste, que c'est triste
Je lui dis je désespère
Je n'ai pas de goûts pervers
De goûts pervers, de goûts pervers
Mais si, me dit le docteur en se rhabillant
Après ce premier essai c'est encourageant
Si vous ne buvez pas, vous ne vous droguez pas
Je ne suis pas masochiste
Ça existe, ça existe
Pour réussir mon destin
Je vais voir le médecin
Je ne suis pas schizophrène
Ça me gêne, ça me gène
Je ne suis pas hystérique
Ça s'complique, ça s’complique
Oh dit le psychanalyste
Que c'est triste, que c'est triste
Je lui dis je désespère
Je n'ai pas de goûts pervers
De goûts pervers, de goûts pervers
Mais si, me dit le docteur en se rhabillant
Après ce premier essai c'est encourageant
Si vous ne buvez pas, vous ne vous droguez pas
Et n'avez aucun complexe
Vous avez une obsession : c'est le sexe
Depuis je suis à la mode
Je me rôde, je me rôde
Dans les lits de Saint-Germain
C'est divin, c’est divin
Je fais partie de l'élite
Ça va vite, ça va vite
Et je me donne avec joie
Tout en faisant du yoga
Je vois les films d'épouvante
Je m’en vante, je m’en vante
En serrant très fort la main
Du voisin, du voisin
Me sachant originale
Je cavale, je cavale
J'assume ma libido
Vous avez une obsession : c'est le sexe
Depuis je suis à la mode
Je me rôde, je me rôde
Dans les lits de Saint-Germain
C'est divin, c’est divin
Je fais partie de l'élite
Ça va vite, ça va vite
Et je me donne avec joie
Tout en faisant du yoga
Je vois les films d'épouvante
Je m’en vante, je m’en vante
En serrant très fort la main
Du voisin, du voisin
Me sachant originale
Je cavale, je cavale
J'assume ma libido
Je vais draguer en vélo
Maint'nant je suis parisienne
J'me surmène, j’me surmène
Et je connais la détresse
Et le cafard et le stress
Enfin à l'écologie
J'm'initie, j’m’initie
Et loin de la pollution,
Je vais tondre mes moutons
Et loin de la pollution,
Je vais tondre mes moutons
Et loin de la pollution,
Je vais tondre mes moutons
moutons, moutons, moutons
Maint'nant je suis parisienne
J'me surmène, j’me surmène
Et je connais la détresse
Et le cafard et le stress
Enfin à l'écologie
J'm'initie, j’m’initie
Et loin de la pollution,
Je vais tondre mes moutons
Et loin de la pollution,
Je vais tondre mes moutons
Et loin de la pollution,
Je vais tondre mes moutons
moutons, moutons, moutons
Que racontent les paroles de la chanson La Parisienne de Marie-Paule Belle ?
Arrivée à Paris sans le mode d'emploi
Elle débarque dans la capitale avec une envie simple et romanesque : devenir une femme fatale. Ce qu'elle ne savait pas encore, c'est que Paris a ses propres critères, ses propres rituels d'initiation, et que la normalité y est une faute de goût.
Marie-Paule Belle raconte ça avec une malice absolument désarmante. Sa narratrice n'est ni perdue ni malheureuse — elle est juste décalée, et elle le sait. Elle ne boit pas, ne se drogue pas, n'a aucun complexe. Dans les dîners en ville des années 70, c'est presque scandaleux. Quand elle rencontre une communauté vivant "en communauté dans le même lit", sa sobriété et son équilibre psychologique laissent tout le monde "tout perplexe". C'est ça, le vrai comique de la chanson : ce n'est pas elle qui est bizarre, c'est le regard des autres qui la rend étrange à elle-même.
De la consultation médicale à la révélation
Alors elle tente de se corriger. Elle va voir le médecin — et c'est là que la chanson prend un virage savoureux. Le docteur, "en se rhabillant", lui annonce qu'elle a bel et bien une obsession : le sexe. Un sous-entendu glissé avec une élégance toute française, qui suffit à retourner la situation. Notre héroïne tient enfin sa bizarrerie, sa singularité, son billet d'entrée dans le Paris qui compte.
La suite s'emballe dans une joyeuse frénésie : les lits de Saint-Germain, le yoga, le vélo, les films d'épouvante, le voisin dont on serre la main dans le noir. Elle est parisienne, enfin. Surmènée, stressée, cafardée — mais parisienne.
Moutons, moutons, moutons
Sauf que la dernière image est celle-là : fuir "loin de la pollution" pour aller tondre des moutons. Le mot revient, encore et encore, jusqu'à vider la phrase de son sens et en faire une sorte de mantra absurde. Belle nous dit que l'appartenance, quelle qu'elle soit, finit toujours par lasser — et que la vraie liberté, peut-être, c'est de ne jamais tout à fait appartenir.
Elle débarque dans la capitale avec une envie simple et romanesque : devenir une femme fatale. Ce qu'elle ne savait pas encore, c'est que Paris a ses propres critères, ses propres rituels d'initiation, et que la normalité y est une faute de goût.
Marie-Paule Belle raconte ça avec une malice absolument désarmante. Sa narratrice n'est ni perdue ni malheureuse — elle est juste décalée, et elle le sait. Elle ne boit pas, ne se drogue pas, n'a aucun complexe. Dans les dîners en ville des années 70, c'est presque scandaleux. Quand elle rencontre une communauté vivant "en communauté dans le même lit", sa sobriété et son équilibre psychologique laissent tout le monde "tout perplexe". C'est ça, le vrai comique de la chanson : ce n'est pas elle qui est bizarre, c'est le regard des autres qui la rend étrange à elle-même.
De la consultation médicale à la révélation
Alors elle tente de se corriger. Elle va voir le médecin — et c'est là que la chanson prend un virage savoureux. Le docteur, "en se rhabillant", lui annonce qu'elle a bel et bien une obsession : le sexe. Un sous-entendu glissé avec une élégance toute française, qui suffit à retourner la situation. Notre héroïne tient enfin sa bizarrerie, sa singularité, son billet d'entrée dans le Paris qui compte.
La suite s'emballe dans une joyeuse frénésie : les lits de Saint-Germain, le yoga, le vélo, les films d'épouvante, le voisin dont on serre la main dans le noir. Elle est parisienne, enfin. Surmènée, stressée, cafardée — mais parisienne.
Moutons, moutons, moutons
Sauf que la dernière image est celle-là : fuir "loin de la pollution" pour aller tondre des moutons. Le mot revient, encore et encore, jusqu'à vider la phrase de son sens et en faire une sorte de mantra absurde. Belle nous dit que l'appartenance, quelle qu'elle soit, finit toujours par lasser — et que la vraie liberté, peut-être, c'est de ne jamais tout à fait appartenir.