Paroles de la chanson les humains par
[marguerite, François-Henri]
Pourtant le cœur n'est jamais vaincu
Il sait faire d'la place aux gens perdus
Il n'a pas peur de l'inconnu
Pourtant on s'referme au premier venu
Pourtant ce qu'on donne, on l'perd pas vraiment
On est un peu la somme des passants
Pourtant c'est pas si dur de s'aimer
Pourtant on passe notre vie à côté
Je ne sais pas ce qui sépare
Les humains des humains
Coup d'cafard sur l'trottoir
Quand ta main lâche ma main
[marguerite, François-Henri]
Pourtant le cœur n'est jamais vaincu
Il sait faire d'la place aux gens perdus
Il n'a pas peur de l'inconnu
Pourtant on s'referme au premier venu
Pourtant ce qu'on donne, on l'perd pas vraiment
On est un peu la somme des passants
Pourtant c'est pas si dur de s'aimer
Pourtant on passe notre vie à côté
Je ne sais pas ce qui sépare
Les humains des humains
Coup d'cafard sur l'trottoir
Quand ta main lâche ma main
[marguerite, François-Henri]
Pourtant ce s'rait pas compliqué de s'regarder
Pourtant ce s'rait pas compliqué de s'écouter
Courte échelle pour passer les murs
Un « je t'aide » pour casser l'armure
Pourtant c'est facile comme le vélo
Celui qui tombe, on l'prend sur notre dos
À celui qui sombre on passe la lumière
L'empathie, c'est depuis les premiers mammifères
Je ne sais pas ce qui sépare
Les humains des humains
Coup d'cafard sur l'trottoir
Quand ta main lâche ma main
Je ne sais pas ce qui sépare
Les humains des humains
Coup d'cafard sur l'trottoir
Quand ta main lâche ma main
Pourtant ce s'rait pas compliqué de s'écouter
Courte échelle pour passer les murs
Un « je t'aide » pour casser l'armure
Pourtant c'est facile comme le vélo
Celui qui tombe, on l'prend sur notre dos
À celui qui sombre on passe la lumière
L'empathie, c'est depuis les premiers mammifères
Je ne sais pas ce qui sépare
Les humains des humains
Coup d'cafard sur l'trottoir
Quand ta main lâche ma main
Je ne sais pas ce qui sépare
Les humains des humains
Coup d'cafard sur l'trottoir
Quand ta main lâche ma main
[marguerite, François-Henri]
Rappelle-moi ce soir si t'es perdu
Peut-être que moi aussi je sais plus
Être humain, c'est pas toujours humain
Et pourtant une main, c'est d'jà une main
Je ne sais pas ce qui sépare
Les humains des humains
Coup d'cafard sur l'trottoir
Quand ta main lâche ma main
Je ne sais pas
Rappelle-moi ce soir si t'es perdu
Peut-être que moi aussi je sais plus
Être humain, c'est pas toujours humain
Et pourtant une main, c'est d'jà une main
Je ne sais pas ce qui sépare
Les humains des humains
Coup d'cafard sur l'trottoir
Quand ta main lâche ma main
Je ne sais pas
Que racontent les paroles de la chanson les humains de marguerite ?
Quand la main lâche
Il y a des chansons qui vous rattrapent dans un couloir de métro, un soir où vous avez croisé dix personnes sans en regarder une seule. « Les humains » de marguerite et François-Henri est de celles-là. Elle commence sans prévenir, presque en confidence, avec ce « pourtant » qui revient comme un soupir qu'on ne finit jamais vraiment d'exhaler.
L'histoire d'un écart
Ce que raconte la chanson, au fond, c'est la distance étrange entre ce que les gens sont capables de ressentir et ce qu'ils choisissent — ou arrivent — à montrer. Le cœur, dit le texte, « sait faire d'la place aux gens perdus » et « n'a pas peur de l'inconnu ». C'est une affirmation presque enfantine dans sa générosité, et c'est exactement là où ça fait mal : parce que juste derrière arrive le constat inverse, celui qu'on connaît tous, « on s'referme au premier venu ». marguerite et François-Henri ne cherchent pas à expliquer cette contradiction. Ils la posent là, nue, et laissent le silence faire le reste.
Le refrain arrive comme une blessure précise. Pas un grand drame, non — juste « coup d'cafard sur l'trottoir, quand ta main lâche ma main ». Cette image minuscule porte une solitude immense. On n'est pas dans le territoire des ruptures fracassantes ni des grandes tragédies. On est dans le geste ordinaire, le détachement discret, celui qu'on ne remarque presque pas et qui pourtant laisse une trace.
Une main tendue à la fin
Ce qui rend la chanson précieuse, c'est son absence de condescendance. À aucun moment les deux artistes ne se placent en surplomb. « Rappelle-moi ce soir si t'es perdu / peut-être que moi aussi je sais plus » — cette ligne dit tout. Personne ici ne détient la solution. On est tous un peu perdus, tous un peu fermés, tous capables de mieux. Et c'est justement parce que la chanson l'admet qu'elle touche juste. Elle ne demande pas l'héroïsme. Elle demande juste une main — et rappelle, doucement, qu'une main c'est déjà quelque chose.
Il y a des chansons qui vous rattrapent dans un couloir de métro, un soir où vous avez croisé dix personnes sans en regarder une seule. « Les humains » de marguerite et François-Henri est de celles-là. Elle commence sans prévenir, presque en confidence, avec ce « pourtant » qui revient comme un soupir qu'on ne finit jamais vraiment d'exhaler.
L'histoire d'un écart
Ce que raconte la chanson, au fond, c'est la distance étrange entre ce que les gens sont capables de ressentir et ce qu'ils choisissent — ou arrivent — à montrer. Le cœur, dit le texte, « sait faire d'la place aux gens perdus » et « n'a pas peur de l'inconnu ». C'est une affirmation presque enfantine dans sa générosité, et c'est exactement là où ça fait mal : parce que juste derrière arrive le constat inverse, celui qu'on connaît tous, « on s'referme au premier venu ». marguerite et François-Henri ne cherchent pas à expliquer cette contradiction. Ils la posent là, nue, et laissent le silence faire le reste.
Le refrain arrive comme une blessure précise. Pas un grand drame, non — juste « coup d'cafard sur l'trottoir, quand ta main lâche ma main ». Cette image minuscule porte une solitude immense. On n'est pas dans le territoire des ruptures fracassantes ni des grandes tragédies. On est dans le geste ordinaire, le détachement discret, celui qu'on ne remarque presque pas et qui pourtant laisse une trace.
Une main tendue à la fin
Ce qui rend la chanson précieuse, c'est son absence de condescendance. À aucun moment les deux artistes ne se placent en surplomb. « Rappelle-moi ce soir si t'es perdu / peut-être que moi aussi je sais plus » — cette ligne dit tout. Personne ici ne détient la solution. On est tous un peu perdus, tous un peu fermés, tous capables de mieux. Et c'est justement parce que la chanson l'admet qu'elle touche juste. Elle ne demande pas l'héroïsme. Elle demande juste une main — et rappelle, doucement, qu'une main c'est déjà quelque chose.