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Paroles de la chanson River Run (Traduction) par

Perdre la marée
Jouer aux dés, ouais, je pars
Il y a un endroit dans mon esprit
Je ferme les yeux juste pour le voir
Il n'y a pas de route, mais je sais

Je vais aller là où la rivière coule
Là où les choses sauvages poussent, et les rêves restent jeunes
Seul, peut-être tout seul
Je vais aller là où la rivière coule
Je vais aller là où la rivière coule
Là où les choses sauvages poussent, et les rêves restent jeunes
Seul, peut-être tout seul
Mais je vais y aller, je vais y aller

Je vais rester sur ce chemin
Quand faire demi-tour serait si facile
J'ai rompu avec le groupe
Donc il n'y a aucune piste qui puisse me guider
Seul, pourtant je sais

Je vais aller là où la rivière coule
Là où les choses sauvages poussent, et les rêves restent jeunes
Seul, peut-être tout seul
Je vais aller là où la rivière coule
Je vais aller là où la rivière coule
Là où les choses sauvages poussent, et les rêves restent jeunes
Seul, peut-être tout seul
Mais je vais y aller
Je vais y aller maintenant là où la rivière coule
Tu sais là où les choses sauvages poussent, jusqu'à la fin des temps
Je vais y aller maintenant là où la rivière coule
Je vais y aller maintenant
Y aller maintenant

Je vais aller là où la rivière coule

Que racontent les paroles de la chanson River Run (Traduction) de Lukas Graham ?

Quelque chose tire, et cette fois on ne résiste plus

Il y a des chansons qui arrivent au bon moment dans une vie. "River Run" de Lukas Graham est de celles-là. Pas besoin de connaître l'histoire précise qui l'a fait naître : le texte parle à quiconque a un jour senti que continuer sur la même route, c'était se trahir un peu chaque matin.

Ça commence par un geste presque silencieux — "losing the ties" (couper les liens), les yeux fermés pour voir un endroit qui n'existe encore que dans l'esprit. Pas de carte, pas de GPS, juste une certitude intérieure qui résiste à toute logique. La voix de Lukas Graham porte cette hésitation sans jamais fléchir, et c'est là que la magie opère : il n'essaie pas de convaincre, il témoigne.

Là où l'eau décide pour vous

Quand le refrain arrive avec son "where the river runs", quelque chose se déverrouille. La rivière ne demande pas la permission. Elle coule parce qu'elle ne peut pas faire autrement, et c'est exactement ce que chante Lukas Graham — ce sentiment d'une direction qui s'impose de l'intérieur, plus forte que la raison. "Where wild things grow and the dreams stay young" (là où les choses sauvages poussent et où les rêves restent jeunes) : une promesse qui ressemble à un endroit réel autant qu'à un état d'esprit.

Le deuxième couplet enfonce le clou avec une franchise désarmante. Partir aurait été simple. Faire demi-tour le serait encore plus — "just turning back would be easy". Mais il a "broke from the pack" (rompu avec le groupe), et il n'y a plus de rail pour le ramener. Cette image du chemin sans trace est à la fois terrifiante et libératrice, et Lukas Graham tient les deux sensations ensemble sans forcer.

Un départ qui ressemble à une arrivée

À mesure que la chanson avance, la solitude évoquée — "might be all alone" — cesse d'être une menace pour devenir presque une récompense. Le "go right down" final, répété comme une incantation, donne l'impression que descendre vers la rivière c'est aussi descendre vers quelque chose de vrai en soi. On ne sait pas ce qu'il trouvera au bout. Lui non plus. Et c'est précisément pour ça qu'on a envie de le suivre.

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