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Paroles de la chanson Carry Me Home par

I've been travellin' to the big city
Where the air turn gray and the tree don't grow
Grass ain't greener on the other side, baby
Oh, I see that now, I know you told me so

But, Lord, it's been so long
I'll let you carry me home
Come carry me home

Now I lay me down into the deep, dark river
Where fishes swim into the stream that flow
Let me be another arrow in the quiver
Yeah, let me fly like the wind that blows

Oh, Lord, I've been so 'lone
Won't you carry me home?
Carry me home

Que racontent les paroles de la chanson Carry Me Home de Lukas Graham ?

Quand la grande ville finit par vous avoir

Il y a quelque chose de très humain dans ce mouvement : partir, croire que là-bas ce sera mieux, et revenir à soi les mains vides, un peu plus vieux, avec juste assez de lucidité pour admettre qu'on avait tort. C'est exactement ce que raconte Lukas Graham dans "Carry Me Home", et il le dit sans fioriture, sans chercher à embellir la défaite.

Tout commence dans une grande ville grise où les arbres ne poussent pas. On sent le béton, l'absence de ciel. Le narrateur a fait le voyage que tant de gens font — quitter ce qu'il connaît pour aller chercher mieux ailleurs. Sauf que le mieux n'était pas là. "Grass ain't greener on the other side" — et il le savait, quelqu'un le lui avait dit. Mais voilà, on n'écoute pas toujours ce qu'on entend. La chanson commence donc dans cet espace particulier : celui de l'aveu à demi-mot, sans drama, presque tendre.

La rivière et le vent

Le deuxième couplet change d'atmosphère. On n'est plus dans la ville, on est dans quelque chose de plus ancien, de plus sauvage. Une rivière profonde et sombre, des poissons qui remontent le courant, une flèche lâchée dans le vent. Lukas Graham convoque des images qui appartiennent à la nature et au mythe, comme si l'épuisement du narrateur l'avait ramené à l'essentiel. "Let me fly like the wind that blows" — laisse-moi voler comme le vent qui souffle. Il ne demande plus à réussir, il demande juste à être porté.

C'est là que le refrain prend toute sa force. "Carry me home" — ramène-moi. Ce n'est pas une demande faite à une personne précise, c'est une prière lancée à tout ce qui pourrait entendre : Dieu, la nature, un être aimé resté là-bas. L'adresse au "Lord" donne au texte une couleur gospel, une façon de chanter la solitude qui remonte loin dans l'histoire de la musique noire américaine.

Une voix qui s'efface pour mieux toucher

Ce qui rend ce morceau si singulier, c'est que Lukas Graham n'essaie pas d'impressionner. Il choisit la nudité, la fatigue, l'honnêteté. Et dans cet espace-là, entre l'aveu d'une vie qui n'a pas suivi le plan et le désir profond de revenir à ce qui compte vraiment, quelque chose se passe — quelque chose qui ressemble à une réconciliation avec soi-même.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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