Paroles de la chanson Mon Amant De Saint Jean par
Je ne sais pourquoi j'allais danser
A saint jean, aux musettes
Mais il m'a suffit d'un seul baiser
Pour que mon coeur soit prisonnier
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l'on croit toujours aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux.
Moi, qui l'aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée sans volonté sous ses baisers.
Sans plus réfléchir, je lui donnais
Le meilleur de mon être,
A saint jean, aux musettes
Mais il m'a suffit d'un seul baiser
Pour que mon coeur soit prisonnier
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l'on croit toujours aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux.
Moi, qui l'aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée sans volonté sous ses baisers.
Sans plus réfléchir, je lui donnais
Le meilleur de mon être,
Beau parleur, chaque fois qu'il mentait,
Je le savais, mais, je l'aimais.
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l'on croit toujours aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux.
Moi, qui l'aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée sans volonté sous ses baisers.
Mais hélas, à Saint-Jean comme ailleurs,
Un serment n'est qu'un leurre,
J'étais folle de croire au bonheur,
Et de vouloir garder son coeur.
Comment ne pas perdre la tête,
Je le savais, mais, je l'aimais.
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l'on croit toujours aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux.
Moi, qui l'aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée sans volonté sous ses baisers.
Mais hélas, à Saint-Jean comme ailleurs,
Un serment n'est qu'un leurre,
J'étais folle de croire au bonheur,
Et de vouloir garder son coeur.
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux,
Car l'on croit toujours aux doux mots d'amour
Quand ils ont dits avec les yeux.
Moi, qui l'aimais tant,
Mon bel amour, mon amant de Saint-Jean,
Il ne m'aime plus, c'est du passé, n'en parlons plus.
Car l'on croit toujours aux doux mots d'amour
Quand ils ont dits avec les yeux.
Moi, qui l'aimais tant,
Mon bel amour, mon amant de Saint-Jean,
Il ne m'aime plus, c'est du passé, n'en parlons plus.
Que racontent les paroles de la chanson Mon Amant De Saint Jean de Lucienne Delyle ?
Le bal qu'on n'aurait pas dû fréquenter
Elle ne sait même pas vraiment pourquoi elle est allée danser ce soir-là. "Je ne sais pourquoi j'allais danser à Saint-Jean, aux musettes" — la chanson commence par un mystère ordinaire, celui de ces décisions anodines qui changent tout. Un bal de quartier, des lampions, de l'accordéon dans l'air chaud du soir. Et puis lui.
Grisée, les yeux ouverts
Lucienne Delyle chante cette histoire avec une douceur qui fait mal. Pas de fureur, pas de larmes dans la voix — juste cette façon de poser les mots comme on pose une lettre qu'on a longtemps hésité à écrire. La femme qu'elle incarne est tombée amoureuse en pleine conscience de son vertige. Elle le trouvait "le plus beau de Saint-Jean", restait "grisée sans volonté sous ses baisers" — et tout le paradoxe tient dans cet oxymore : être grisée et pourtant voir clair. Elle savait qu'il mentait. Elle aimait quand même. Pas par naïveté, mais par ce choix obscur que font parfois les cœurs de préférer une belle illusion à un vide lucide.
Ce qui rend le texte si juste, c'est qu'il ne condamne ni l'homme ni la femme. Il observe, simplement. Les "bras audacieux", les "doux mots d'amour dits avec les yeux" — tout cela appartient à une mécanique ancienne, rodée, que personne n'invente vraiment et à laquelle tout le monde finit par succomber un jour ou l'autre.
La porte qui se ferme sans bruit
Le bal de Saint-Jean aurait pu être le début d'autre chose. Il n'a été qu'une parenthèse. Le dernier refrain le dit avec une économie de mots qui tranche sur la mélodie encore voluptueuse : "il ne m'aime plus, c'est du passé, n'en parlons plus." Pas de scène, pas d'éclats. La chanson se referme sur elle-même comme on range une photo au fond d'un tiroir. Ce silence final est peut-être la chose la plus triste du morceau — cette manière de dire que certains chagrins ne méritent même plus d'être racontés, qu'ils rejoignent simplement la longue liste de ce qu'on a vécu et qu'on porte sans bruit.
Elle ne sait même pas vraiment pourquoi elle est allée danser ce soir-là. "Je ne sais pourquoi j'allais danser à Saint-Jean, aux musettes" — la chanson commence par un mystère ordinaire, celui de ces décisions anodines qui changent tout. Un bal de quartier, des lampions, de l'accordéon dans l'air chaud du soir. Et puis lui.
Grisée, les yeux ouverts
Lucienne Delyle chante cette histoire avec une douceur qui fait mal. Pas de fureur, pas de larmes dans la voix — juste cette façon de poser les mots comme on pose une lettre qu'on a longtemps hésité à écrire. La femme qu'elle incarne est tombée amoureuse en pleine conscience de son vertige. Elle le trouvait "le plus beau de Saint-Jean", restait "grisée sans volonté sous ses baisers" — et tout le paradoxe tient dans cet oxymore : être grisée et pourtant voir clair. Elle savait qu'il mentait. Elle aimait quand même. Pas par naïveté, mais par ce choix obscur que font parfois les cœurs de préférer une belle illusion à un vide lucide.
Ce qui rend le texte si juste, c'est qu'il ne condamne ni l'homme ni la femme. Il observe, simplement. Les "bras audacieux", les "doux mots d'amour dits avec les yeux" — tout cela appartient à une mécanique ancienne, rodée, que personne n'invente vraiment et à laquelle tout le monde finit par succomber un jour ou l'autre.
La porte qui se ferme sans bruit
Le bal de Saint-Jean aurait pu être le début d'autre chose. Il n'a été qu'une parenthèse. Le dernier refrain le dit avec une économie de mots qui tranche sur la mélodie encore voluptueuse : "il ne m'aime plus, c'est du passé, n'en parlons plus." Pas de scène, pas d'éclats. La chanson se referme sur elle-même comme on range une photo au fond d'un tiroir. Ce silence final est peut-être la chose la plus triste du morceau — cette manière de dire que certains chagrins ne méritent même plus d'être racontés, qu'ils rejoignent simplement la longue liste de ce qu'on a vécu et qu'on porte sans bruit.