Paroles de la chanson Anybody's fool par
Bombs overhead, streamers of light
Driving your street looking for life
Looking for you as you walk to your car
I thought it'd feel different, but it still felt hard
Watched from above and it looked like a fair
Safe in my tower, high in the air
Looking for you in the hills below
I thought it'd be different a year ago
I know this is right and I know that it's sad
Want you to want me again like that
I like the way it feels to not be anybody's fool
I know this is right, but it's hard to explain
Want you to want me to want to change
I like the way it feels to not be anybody's fool
Driving your street looking for life
Looking for you as you walk to your car
I thought it'd feel different, but it still felt hard
Watched from above and it looked like a fair
Safe in my tower, high in the air
Looking for you in the hills below
I thought it'd be different a year ago
I know this is right and I know that it's sad
Want you to want me again like that
I like the way it feels to not be anybody's fool
I know this is right, but it's hard to explain
Want you to want me to want to change
I like the way it feels to not be anybody's fool
My empty house, my empty street
Do you drive past looking for me?
Want to move on and I'm trying to
But when the bombs hit, I look for you
I know this is right and I know that it's sad
I know this is right and I know that it's sad
Want you to want me again like that
I like the way it feels to not be anybody's fool
I know this is right, but it's hard to explain
Want you to want me to want to change
I like the way it feels to not be anybody's fool
Que racontent les paroles de la chanson Anybody's fool de Lizzy McAlpine ?
Quand on sait que c'est juste, mais que ça fait quand même mal
Il y a quelque chose d'étrange dans cette chanson dès les premières secondes. Des bombes dans le ciel, des traînées de lumière — on ne sait pas tout de suite si c'est une fête ou une catastrophe. Et c'est exactement ça, une rupture vue de l'intérieur : une explosion qui ressemble parfois à quelque chose de beau.
Lizzy McAlpine conduit dans la rue de quelqu'un qu'elle a quitté — ou qui l'a quittée, la chanson laisse cette zone floue — et elle regarde. Elle cherche une silhouette, un signe, une confirmation que la décision était bonne ou mauvaise. "I thought it'd feel different", dit-elle, et dans ce "different" tient toute la déception de quelqu'un qui attendait que la liberté ressemble à une libération.
L'orgueil et son revers
Le refrain arrive avec cette phrase qu'on a tous pensée sans oser l'articuler aussi clairement : "I like the way it feels to not be anybody's fool." Ne plus être la dupe de personne — c'est une fierté réelle, méritée. Mais McAlpine ne s'arrête pas là. Dans le même souffle, elle avoue vouloir qu'il veuille à nouveau quelque chose d'elle. Ces deux choses coexistent sans se résoudre, et c'est précisément ce refus de trancher qui rend la chanson si juste.
Il y a aussi cette construction presque vertigineuse — "Want you to want me to want to change" — comme une poupée russe de désirs qui s'emboîtent. Elle ne cherche pas à changer. Elle cherche à retrouver l'état dans lequel quelqu'un lui donnait envie de le faire. C'est une nuance que peu d'auteurs auraient pris le risque d'écrire aussi honnêtement.
La maison vide et les vieux réflexes
Vers la fin, l'image se retourne. Ce n'est plus elle qui passe devant chez lui — c'est lui, peut-être, qui passe devant chez elle. "My empty house, my empty street, do you drive past looking for me?" La question reste sans réponse, suspendue. Et quand "the bombs hit" — quand quelque chose déraille, quand l'angoisse monte — le réflexe est encore de chercher cette personne-là. Pas par amour, ou pas seulement. Par habitude. Par mémoire du corps.
Lizzy McAlpine ne raconte pas une rupture propre. Elle raconte la longue décantation qui suit, quand on est suffisamment lucide pour savoir qu'on a bien fait, et suffisamment humain pour ne pas s'en satisfaire.
Il y a quelque chose d'étrange dans cette chanson dès les premières secondes. Des bombes dans le ciel, des traînées de lumière — on ne sait pas tout de suite si c'est une fête ou une catastrophe. Et c'est exactement ça, une rupture vue de l'intérieur : une explosion qui ressemble parfois à quelque chose de beau.
Lizzy McAlpine conduit dans la rue de quelqu'un qu'elle a quitté — ou qui l'a quittée, la chanson laisse cette zone floue — et elle regarde. Elle cherche une silhouette, un signe, une confirmation que la décision était bonne ou mauvaise. "I thought it'd feel different", dit-elle, et dans ce "different" tient toute la déception de quelqu'un qui attendait que la liberté ressemble à une libération.
L'orgueil et son revers
Le refrain arrive avec cette phrase qu'on a tous pensée sans oser l'articuler aussi clairement : "I like the way it feels to not be anybody's fool." Ne plus être la dupe de personne — c'est une fierté réelle, méritée. Mais McAlpine ne s'arrête pas là. Dans le même souffle, elle avoue vouloir qu'il veuille à nouveau quelque chose d'elle. Ces deux choses coexistent sans se résoudre, et c'est précisément ce refus de trancher qui rend la chanson si juste.
Il y a aussi cette construction presque vertigineuse — "Want you to want me to want to change" — comme une poupée russe de désirs qui s'emboîtent. Elle ne cherche pas à changer. Elle cherche à retrouver l'état dans lequel quelqu'un lui donnait envie de le faire. C'est une nuance que peu d'auteurs auraient pris le risque d'écrire aussi honnêtement.
La maison vide et les vieux réflexes
Vers la fin, l'image se retourne. Ce n'est plus elle qui passe devant chez lui — c'est lui, peut-être, qui passe devant chez elle. "My empty house, my empty street, do you drive past looking for me?" La question reste sans réponse, suspendue. Et quand "the bombs hit" — quand quelque chose déraille, quand l'angoisse monte — le réflexe est encore de chercher cette personne-là. Pas par amour, ou pas seulement. Par habitude. Par mémoire du corps.
Lizzy McAlpine ne raconte pas une rupture propre. Elle raconte la longue décantation qui suit, quand on est suffisamment lucide pour savoir qu'on a bien fait, et suffisamment humain pour ne pas s'en satisfaire.