Paroles de la chanson Note 50 : Soutenir par
J'ai la tête dans l'écran, j'étais déjà un grand à 17 piges
J'fais des romans les idées fixes
Le regard sur un décor vide, faut que j'décortique, couleur noire antique
Parce que l'contrat s'barre à la fin
Plus simple de réussir, mon frère, quand tu pètes la dalle, que le ventre gargouille
Et c'est mort, j'ai pas donné cinque ans d'ma vie pour revenir le sac bredouille
Alors j'le fais avec mes couilles, même si un frère prend mon dos pour ses douilles
Faut que j'liquide la société, que j'remette du jus sur la S.A.R.L
À la base de Vodka, hauts l'cœur, larmes qui coulent toute la nuit j'ai erré (eh)
J'fais des romans les idées fixes
Le regard sur un décor vide, faut que j'décortique, couleur noire antique
Parce que l'contrat s'barre à la fin
Plus simple de réussir, mon frère, quand tu pètes la dalle, que le ventre gargouille
Et c'est mort, j'ai pas donné cinque ans d'ma vie pour revenir le sac bredouille
Alors j'le fais avec mes couilles, même si un frère prend mon dos pour ses douilles
Faut que j'liquide la société, que j'remette du jus sur la S.A.R.L
À la base de Vodka, hauts l'cœur, larmes qui coulent toute la nuit j'ai erré (eh)
Toute ma vie j'ai merdé, mais j'm'en sors indemne, j'ai une bonne étoile
J'vais quand même pas prendre la haine, j'ai une femme en or et elle porte mes armes
J'ai coulé l'sang sur un torchon, j'utilise le même pour mes larmes
Un trois plaques et ces soixante-trois S, j'risque ma vie dans chacun des virages (han)
Faut que Klem soit viral (ah)
J'ai le cœur en vrac et plein de crasse
J'l'ai pas nettoyé sur des wav
J'ai la rage d'accomplir mes rêves
Mais la vie m'envoie des cauchemars
En plus du Audemars donc j'câline l'enfer
Salope, j'vais pas t'appeler mon frère, si j'ai des doutes quand tu manies mon fer
Moi, j'joue avec le sourire en travers
J'vais quand même pas prendre la haine, j'ai une femme en or et elle porte mes armes
J'ai coulé l'sang sur un torchon, j'utilise le même pour mes larmes
Un trois plaques et ces soixante-trois S, j'risque ma vie dans chacun des virages (han)
Faut que Klem soit viral (ah)
J'ai le cœur en vrac et plein de crasse
J'l'ai pas nettoyé sur des wav
J'ai la rage d'accomplir mes rêves
Mais la vie m'envoie des cauchemars
En plus du Audemars donc j'câline l'enfer
Salope, j'vais pas t'appeler mon frère, si j'ai des doutes quand tu manies mon fer
Moi, j'joue avec le sourire en travers
Salope, moi j'suis prêt à tout perdre (hein)
D'puis que j'ai perdu mon père (hein)
Si j'ai doublé la dose, c'est pas pour le goût, c'est pour y voir clair (non)
Veulent mon cœur et ma chair (hein)
J'ai tout donné à ma chère, personne ne mérite de toucher mes chèques (hein)
J'vais tout garder dans un container bien scellé
Ma vie c'est un GIF, je m'vois serré
J'dois faire du biff sans perdre mes valeurs, en gros, j'dois faire tout sans sucer
Pour pas ressembler à ces schlagues
J'tourne pas mon regard sur les chattes
Problème d'ego, deuxième aux charts
Parano, j'sors plus sans mon schlass
Que racontent les paroles de la chanson Note 50 : Soutenir de Klem Schen ?
Cinq ans pour rien — ou pour tout
Il y a dans ce morceau l'énergie de quelqu'un qui parle dos au mur. Pas de la posture, pas du cinéma — juste la voix de quelqu'un qui a compté ses années, les a vues filer, et refuse que ça n'ait servi à rien. Klem Schen ne chante pas la réussite, il la réclame. Et la différence est immense.
La chanson commence dans une sorte de veille nocturne, l'écran allumé, les pensées qui tournent, un décor vide autour. L'alcool, les larmes, l'errance — « toute la nuit j'ai erré » — tout ça appartient à une période révolue qu'il cite pour mieux s'en éloigner. Ce n'est pas de la complainte, c'est de la comptabilité émotionnelle. Il additionne ce qu'il a traversé pour justifier ce qu'il s'apprête à faire.
Une loyauté qui a un prix
Ce qui rend ce texte dense, c'est la multiplicité des relations qu'il traverse. Il y a le frère qui l'a trahi, celui qui « a pris son dos pour ses douilles ». Il y a la femme en or qui « porte ses armes ». Il y a le père, absent, dont la perte est mentionnée sans détour et qui semble avoir tout changé. Après ça, il dit, il était prêt à tout perdre. Et paradoxalement, c'est cette disposition qui lui a peut-être tout donné — une liberté totale d'agir, sans filet mais sans peur non plus.
La paranoïa comme lucidité
Vers la fin, le ton se resserre. « Parano, j'sors plus sans mon schlass » — ce n'est plus l'ambition qui parle, c'est la vigilance d'un homme qui sait que l'exposition médiatique, vouloir être « viral », a un revers. Le sourire en travers qu'il mentionne dit tout : il avance, mais les yeux grands ouverts. « Ma vie c'est un GIF, je m'vois serré » — cette image de boucle infinie, d'un présent qui se répète sans vraiment avancer, résonne comme l'inquiétude secrète derrière toute l'assurance affichée. C'est peut-être ça, la note qu'il s'écrit à lui-même : soutenir, encore, même quand la boucle semble ne jamais se rompre.
Il y a dans ce morceau l'énergie de quelqu'un qui parle dos au mur. Pas de la posture, pas du cinéma — juste la voix de quelqu'un qui a compté ses années, les a vues filer, et refuse que ça n'ait servi à rien. Klem Schen ne chante pas la réussite, il la réclame. Et la différence est immense.
La chanson commence dans une sorte de veille nocturne, l'écran allumé, les pensées qui tournent, un décor vide autour. L'alcool, les larmes, l'errance — « toute la nuit j'ai erré » — tout ça appartient à une période révolue qu'il cite pour mieux s'en éloigner. Ce n'est pas de la complainte, c'est de la comptabilité émotionnelle. Il additionne ce qu'il a traversé pour justifier ce qu'il s'apprête à faire.
Une loyauté qui a un prix
Ce qui rend ce texte dense, c'est la multiplicité des relations qu'il traverse. Il y a le frère qui l'a trahi, celui qui « a pris son dos pour ses douilles ». Il y a la femme en or qui « porte ses armes ». Il y a le père, absent, dont la perte est mentionnée sans détour et qui semble avoir tout changé. Après ça, il dit, il était prêt à tout perdre. Et paradoxalement, c'est cette disposition qui lui a peut-être tout donné — une liberté totale d'agir, sans filet mais sans peur non plus.
La paranoïa comme lucidité
Vers la fin, le ton se resserre. « Parano, j'sors plus sans mon schlass » — ce n'est plus l'ambition qui parle, c'est la vigilance d'un homme qui sait que l'exposition médiatique, vouloir être « viral », a un revers. Le sourire en travers qu'il mentionne dit tout : il avance, mais les yeux grands ouverts. « Ma vie c'est un GIF, je m'vois serré » — cette image de boucle infinie, d'un présent qui se répète sans vraiment avancer, résonne comme l'inquiétude secrète derrière toute l'assurance affichée. C'est peut-être ça, la note qu'il s'écrit à lui-même : soutenir, encore, même quand la boucle semble ne jamais se rompre.