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Paroles de la chanson SILVER APPLE EYES par

Darling, darling, can't you see
This life is made for me
Footsteps in the dark

We can get down, get down, you want it, want it
Hearing the sound, sipping on vodka tonic
You got silver apples in your eyes-eyes
Hey

We can get down, get down, you want it, want it
Running around, don't get me started, started
We can stay, get lost in paradise-ise
Alright

Words are better left unsaid
Leave it in your head
Writing letters in the sand-and

Fly me down to the world you know
From Leicester to London to Tokyo
Just wake me up when it's time to go, oh-oh-oh

We can get down, get down, you want it, want it
Hearing the sound, sipping on vodka tonic
You got silver apples in your eyes, eyes
Alright, alright

We can get down
Hearing the sound
You got silver apples in your eyes, eyes
Hey

We can get down, get down, you want it, want it
Running around, don't get me started, started
We can stay, get lost in paradise-ise
Alright

There's only one way, it's the way we go
There's only one way, it's the way we go

Que racontent les paroles de la chanson SILVER APPLE EYES de Kasabian ?

La nuit comme territoire

Tout commence dans l'obscurité — "footsteps in the dark" — et dès les premières secondes, on sait qu'on ne sera pas dans une chanson de jour. "Silver Apple Eyes" de Kasabian, c'est une de ces pièces qui naissent tard, quelque part entre le deuxième verre et l'heure où les décisions cessent d'être raisonnées. La voix s'adresse à quelqu'un — "darling, darling, can't you see" — avec cette familiarité des nuits partagées, ce tutoiement intime que seul l'alcool ou l'évidence autorisent.

Il y a une personne dans cette chanson. On ne sait presque rien d'elle, sinon qu'elle a des yeux qui ressemblent à des pommes d'argent — une image bizarre, belle, un peu vertigineuse. Elle pourrait être réelle ou fantasmée, elle pourrait être la nuit elle-même. Ce flou est voulu. Kasabian a toujours aimé les silhouettes plutôt que les portraits, les atmosphères plutôt que les récits.

De Leicester à Tokyo, même élan

Au milieu du morceau, quelque chose s'ouvre. "From Leicester to London to Tokyo" — trois noms propres, et soudain la chanson prend de l'altitude. Ce n'est plus une nuit, c'est toutes les nuits. Ce n'est plus une ville, c'est le monde entier traversé par le même désir de disparaître dans la musique, dans le mouvement, dans quelqu'un. "Just wake me up when it's time to go" : le narrateur ne veut pas piloter, il veut juste être emporté.

L'ivresse tranquille d'une certitude

Ce qui rend cette chanson attachante, c'est qu'elle ne cherche pas à convaincre. Elle affirme, simplement. "There's only one way, it's the way we go" revient comme une vague, implacable et douce à la fois. Pas de doute, pas d'alternative — juste cette trajectoire commune, ce "we" qui englobe tout. On se laisse aller. La vodka tonic coule, les mots restent dans le sable, et quelqu'un quelque part a des yeux d'argent qui brillent dans le noir.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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