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Paroles de la chanson Se solo par

Sto cercando ancora un briciolo di noi
Il tuo sguardo che mi salva, il mondo è confuso
Ho bisogno che tu sappia dei miei dubbi
E che il silenzio dice che non c'è più niente senza te
Sinceramente ho perso troppo tempo per una bugia
E ti conservo il sole come souvenir
Così potrai vederlo quando se ne andrà

Se solo
Se solo
Ci fossi tu qui con me

Se solo ci fosse il modo per dirtelo senza farti male, io lo farei
Lo farei
Se solo bastasse il tempo lo fermerei, ma le parole non bastano
Non bastano
(Oh)

Vorrei riavere il tuo sorriso
Sentire il profumo di un sospiro
Non è normale, non è normale
Fingere di non starci male
Non abbiamo più tempo
Vivo nei tuoi punti di riferimento
Tra le lacrime di pietra
E mentre tutto crolla, io rimango fermo
(Oh)

Chissà se resterà incontrollabile la voglia che ho di te

Se solo ci fosse il modo per dirtelo senza farti male, io lo farei
Lo farei
Se solo bastasse il tempo lo fermerei, ma le parole non bastano
Non bastano

Se solo ci fosse il modo per dirtelo senza farti male, io lo farei
Lo farei
Se solo bastasse il tempo lo fermerei, ma le parole non bastano
Non bastano
(Oh)

Que racontent les paroles de la chanson Se solo de Julien Lieb ?

Quand les mots restent coincés en chemin

Il y a des chansons qui parlent de rupture comme d'un événement. Se solo, elle, parle de ce qui vient après — cet espace flottant où la relation n'existe plus vraiment mais où l'absence, elle, occupe tout l'espace. Julien Lieb chante en italien, et quelque chose dans cette langue-là semble faite pour ce genre de douleur douce-amère, pour ces émotions qui refusent de se laisser ranger.

Une miette de nous

On entre dans la chanson par une image de manque presque physique : chercher encore "un briciolo di noi", une miette de ce qu'on a été ensemble. Ce n'est pas une grande déclaration, c'est presque honteux comme aveu — la petitesse du mot "briciolo" dit tout sur ce qu'il reste. Et pourtant, ce peu-là suffit à tout faire trembler. Le narrateur parle d'un regard qui le sauvait, d'un sourire qu'il voudrait retrouver, du parfum d'un soupir — "sentire il profumo di un sospiro" — autant de sensations qu'on ne peut pas demander à quelqu'un de remplacer, parce qu'elles appartiennent à une seule personne dans le monde.

Immobile pendant que tout tombe

Au fil des couplets, quelque chose se cristallise : le personnage ne s'effondre pas, il se fige. Il vit dans les repères de l'autre, entre des larmes qui ont durci en pierre, et pendant que tout croule autour de lui, il reste là, immobile. C'est peut-être le détail le plus fort de la chanson — cette figure qui ne fuit pas, qui ne rage pas, qui attend dans les décombres. Le refrain revient sans cesse, obsessionnel : si seulement il existait un moyen de tout dire sans faire de mal, si seulement arrêter le temps suffisait. Mais les mots ne suffisent pas, "le parole non bastano", et cette répétition ressemble moins à un procédé qu'à une vraie capitulation face à l'indicible.

Se solo se termine sur une question ouverte — ce désir sera-t-il encore incontrôlable demain — sans réponse, sans résolution. Julien Lieb laisse la chanson suspendue là, comme une conversation qu'on n'a jamais réussi à finir.

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