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Paroles de la chanson Dead Horse par

Alright, it took me three days to send you this, but
Uh, sorry, I was in a depression
But I'm trying to come out of it now

Every morning I wake up
From a dream of you, holding me
Underwater (Is that a dream or a memory?)
Held my breath for a decade
Dyed my hair blue to match my lips
Cool of me to try (Pretty cool I'm still alive)

I beat it like a dead horse, I beat it like a drum
Oh, I stayed with you too long
Skipping like a record, but I sang along
To a silly little song
I said I beat it like a dead horse, I beat it like a drum
Oh, I stayed with you too long
Skipping like a record, but I sang along
A shitty never-ending song

Sometimes it's good to be the bigger person
But I'm so small I can't compare
And after all, it's only fair, yeah
I got what I deserved, I was the other woman first
Other others on the line
But I kept trying to make it work

I beat it like a dead horse, I beat it like a drum
Oh, I stayed with you too long
Skipping like a record, but I sang along
To a silly little song
I said I beat it like a dead horse, I beat it like a drum
Oh, I stayed with you too long
Skipping like a record, but I sang along
To your shitty little song

Ya-ya-ya-ya, ya-ya-ya-ya
Ya-ya-ya-ya-ya-ya-ya
Ya-ya-ya, ya-ya-ya-ya
Ya-ya-ya-ya-ya-ya-ya

When I said goodbye, I hope you cried
When I said goodbye, I hope you cried
When I said goodbye, I hope you cried
When I said goodbye, I hope you cried

I beat it like a dead horse, I beat it like a drum
Oh, I stayed with you too long
Skipping like a record, but I sang along
To a silly little song
I said I beat it like a dead horse, I beat it like a drum
Oh, I stayed with you too long
Skipping like a record, but I sang along
And now you get another song

Ya-ya-ya-ya, ya-ya-ya-ya
Ya-ya-ya-ya-ya-ya-ya
Ya-ya-ya, ya-ya-ya-ya
Ya-ya-ya-ya-ya-ya-ya
(Now you get another song)
Ya-ya-ya-ya, ya-ya-ya-ya
Ya-ya-ya-ya-ya-ya-ya
Ya-ya-ya, ya-ya-ya-ya
Ya-ya-ya-ya-ya-ya-ya
(Now you get another song)

Que racontent les paroles de la chanson Dead Horse de Hayley Williams ?

Trois jours de silence avant de parler

Avant même que la musique commence, une voix. Pas chantée — parlée, légèrement embarrassée. Elle dit s'excuser pour le retard, elle dit avoir été en dépression, elle dit qu'elle essaie de remonter la pente. C'est comme tomber sur le début d'un message vocal qu'on n'était pas censé entendre. Et puis Dead Horse démarre vraiment, et on comprend que ce n'était pas une intro de façade : c'est le ton de tout le morceau. Hayley Williams ne chante pas depuis un endroit guéri. Elle chante depuis l'intérieur du désordre, encore dedans, en train de trier.

Le rêve qu'on n'arrive plus à distinguer du vrai

Il y a une image au début qui ne lâche pas : se réveiller chaque matin d'un rêve où quelqu'un vous tient sous l'eau. Et la question entre parenthèses — « is that a dream or a memory ? » — qui flotte là, sans réponse. C'est exactement ce que font les mauvaises relations : elles brouillent les frontières entre ce qui s'est vraiment passé et ce qu'on a cru vivre. Elle dit avoir retenu son souffle pendant dix ans. Elle dit s'être teint les cheveux en bleu pour correspondre à la couleur de ses lèvres — sous-entendu, des lèvres qui ne respiraient plus vraiment. Et elle glisse un « pretty cool I'm still alive » avec cette désinvolture un peu triste qu'on adopte quand on a frôlé quelque chose sans trop vouloir en faire le tour.

Chanter une mauvaise chanson jusqu'au bout, puis partir

Le refrain revient en boucle, comme il se doit pour une chanson sur l'obsession. Battre un cheval mort. Battre un tambour. Rester trop longtemps. Fredonner quand même les paroles d'un disque rayé — « a silly little song », puis « a shitty never-ending song » : le jugement se durcit à chaque passage. Il y a un moment où Hayley admet qu'elle n'était pas non plus sans reproche, qu'elle était « the other woman first » (la maîtresse en premier), et cette honnêteté-là fait mal à lire, mais c'est ce qui donne au morceau sa densité. La vengeance, elle vient après, toute simple : « when I said goodbye, I hope you cried ». Pas d'envolée, pas de catharsis spectaculaire. Juste cette phrase répétée quatre fois, puis les « ya-ya-ya » qui remplacent les mots parce que les mots ne servent plus à rien. Et une dernière formule, presque amusée : now you get another song. La chanson qu'on t'a consacrée, c'était celle-là. Tu n'en méritais pas plus.

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