Paroles de la chanson Traces par
[SDM]
Il en reste des traces qui partent pas à la machine
Stigmates dans la glace et douleur dans la poitrine
Il en reste des traces qui partent pas à la machine
Stigmates dans la glace et douleur dans la poitrine
[Grand Corps Malade]
Banlieusard un jour, banlieusard toujours
J'te parle pas forcément d'zone géographique
C'est là, dans mon ventre, et sur les contours
Dans les gestes et les réponses automatiques
Trente-cinq ans d'banlieue, c'est pas sur l'passeport
Il en reste des traces qui partent pas à la machine
Stigmates dans la glace et douleur dans la poitrine
Il en reste des traces qui partent pas à la machine
Stigmates dans la glace et douleur dans la poitrine
[Grand Corps Malade]
Banlieusard un jour, banlieusard toujours
J'te parle pas forcément d'zone géographique
C'est là, dans mon ventre, et sur les contours
Dans les gestes et les réponses automatiques
Trente-cinq ans d'banlieue, c'est pas sur l'passeport
Mais entre les lignes de chacun d'mes textes
C'est l'esprit d'équipe, c'lui qui colle au corps
J'ai la banlieue en moi comme un bon réflexe
Y a des instincts ancrés qui datent pas d'hier
J'ai perdu ma naïveté, on m'fait pas la messe
J'ai toujours la méfiance dans la poche arrière
Et j'crois beaucoup plus aux preuves qu'aux promesses
On nous a fait comprendre qu'sur ce territoire
On est moins important, ça nous a pas plu
On a grandi en écoutant leurs histoires
Ça nous a rendu fort, on les a pas cru
[SDM & Grand Corps Malade]
Il en reste des traces qui partent pas à la machine
Stigmates dans la glace et douleur dans la poitrine
C'est l'esprit d'équipe, c'lui qui colle au corps
J'ai la banlieue en moi comme un bon réflexe
Y a des instincts ancrés qui datent pas d'hier
J'ai perdu ma naïveté, on m'fait pas la messe
J'ai toujours la méfiance dans la poche arrière
Et j'crois beaucoup plus aux preuves qu'aux promesses
On nous a fait comprendre qu'sur ce territoire
On est moins important, ça nous a pas plu
On a grandi en écoutant leurs histoires
Ça nous a rendu fort, on les a pas cru
[SDM & Grand Corps Malade]
Il en reste des traces qui partent pas à la machine
Stigmates dans la glace et douleur dans la poitrine
Il en reste des traces qui partent pas à la machine
Stigmates dans la glace et douleur dans la poitrine
Il en reste des traces, traces, traces, traces, traces, traces
Stigmates dans la glace, glace, glace, glace, glace, glace
Il en reste des traces, traces, traces, traces, traces, traces
Stigmates dans la glace, glace, glace, glace, glace
[SDM, Grand Corps Malade]
J'te parle d'une époque, où c'est 50 Cent qui nous matrixait
Une époque où j'sortais avec fifty cents, et que j'trouvais mon bonheur chez l'épicier
Stigmates dans la glace et douleur dans la poitrine
Il en reste des traces, traces, traces, traces, traces, traces
Stigmates dans la glace, glace, glace, glace, glace, glace
Il en reste des traces, traces, traces, traces, traces, traces
Stigmates dans la glace, glace, glace, glace, glace
[SDM, Grand Corps Malade]
J'te parle d'une époque, où c'est 50 Cent qui nous matrixait
Une époque où j'sortais avec fifty cents, et que j'trouvais mon bonheur chez l'épicier
J'revis cette époque seulement les yeux plissés
Haine dans un joint tassé, dans une pièce qui résonne
Plus j'grandis, plus j'suis l'ennemi de ma raison
On se tue parce qu'on croit que la vie, c'est les sommes
Où sont passés les hommes ?
C'que j'trouvais magnifique : jugé insalubre
Sale époque où maintenant la police a pris trop au sérieux le jeu d'la chasse à l'homme
Fière de mes couleurs de peau
J'rugis comme un lion là où on m'voyait en chat d'salon
Ils nous carottent en racontant plein de salades
C'est mon frère qui m'salue avec un salam
Ocho
Beaucoup plus d'amour que d'haine
La banlieue dans notre ADN
Haine dans un joint tassé, dans une pièce qui résonne
Plus j'grandis, plus j'suis l'ennemi de ma raison
On se tue parce qu'on croit que la vie, c'est les sommes
Où sont passés les hommes ?
C'que j'trouvais magnifique : jugé insalubre
Sale époque où maintenant la police a pris trop au sérieux le jeu d'la chasse à l'homme
Fière de mes couleurs de peau
J'rugis comme un lion là où on m'voyait en chat d'salon
Ils nous carottent en racontant plein de salades
C'est mon frère qui m'salue avec un salam
Ocho
Beaucoup plus d'amour que d'haine
La banlieue dans notre ADN
Dans c'qu'on dit, dans c'qu'on fait, dans c'qu'on voit, ça s'sent
Dans la tête, dans le cœur, dans les veines, dans l'sang
C'truc en plus qui nous dit qu'on fera mieux qu'hier
Que rien n'est impossible, on s'met pas d'barrières
Provoquer l'espoir, c'est notre signature
On écrit l'histoire, on est dans l'futur
[SDM & Grand Corps Malade]
Il en reste des traces qui partent pas à la machine
Stigmates dans la glace et douleur dans la poitrine
Il en reste des traces qui partent pas à la machine
Dans la tête, dans le cœur, dans les veines, dans l'sang
C'truc en plus qui nous dit qu'on fera mieux qu'hier
Que rien n'est impossible, on s'met pas d'barrières
Provoquer l'espoir, c'est notre signature
On écrit l'histoire, on est dans l'futur
[SDM & Grand Corps Malade]
Il en reste des traces qui partent pas à la machine
Stigmates dans la glace et douleur dans la poitrine
Il en reste des traces qui partent pas à la machine
Stigmates dans la glace et douleur dans la poitrine
Il en reste des traces, traces, traces, traces, traces, traces
Stigmates dans la glace, glace, glace, glace, glace, glace
Il en reste des traces, traces, traces, traces, traces, traces
Stigmates dans la glace, glace, glace, glace, glace
[SDM]
Il en reste des traces
Stigmates dans la glace
Il en reste des traces
Stigmates dans la glace
Il en reste des traces
Il en reste des traces, traces, traces, traces, traces, traces
Stigmates dans la glace, glace, glace, glace, glace, glace
Il en reste des traces, traces, traces, traces, traces, traces
Stigmates dans la glace, glace, glace, glace, glace
[SDM]
Il en reste des traces
Stigmates dans la glace
Il en reste des traces
Stigmates dans la glace
Il en reste des traces
Que racontent les paroles de la chanson Traces de Grand Corps Malade ?
Ce que la machine ne peut pas laver
Il y a des choses qu'on ne choisit pas de garder. Elles restent, simplement. Le refrain de "Traces" commence là-dedans, dans cette évidence un peu douloureuse : certaines marques résistent à tout, au temps, à la distance, au succès. Grand Corps Malade et SDM le savent mieux que personne. Tous les deux ont grandi en banlieue, tous les deux en ont fait la matière de leur art, et quand ils se retrouvent sur ce morceau, c'est pour dire quelque chose d'essentiel — pas pour plaindre, pas pour accuser, mais pour témoigner.
Les cinquante centimes et le reste
SDM ramène des images d'une précision presque photographique. Une époque où 50 Cent passait en boucle sur les chaînes câblées et où lui, il sortait avec "fifty cents" en poche — le jeu de mots est là, volontaire, et il dit tout d'une jeunesse coincée entre le rêve américain vendu par le rap et la réalité d'un quartier. L'épicier, le joint dans une pièce qui résonne, la police qui fait de la chasse à l'homme : ce n'est pas une complainte, c'est un album photo mental, brut et sans filtre. Et au milieu de ça, quelque chose de têtu qui refuse de mourir — "je rugis comme un lion là où on me voyait en chat de salon".
La banlieue qu'on porte en soi
Grand Corps Malade prend une autre entrée, plus intérieure. Sa banlieue à lui n'a pas d'adresse. Elle loge "dans le ventre et sur les contours", dans les gestes automatiques, dans ce réflexe de méfiance qu'on garde "dans la poche arrière". Trente-cinq ans de banlieue, dit-il, ça ne figure pas sur le passeport — mais ça se lit entre les lignes de chaque texte qu'il écrit. C'est une appartenance qui ne demande pas de carte de membre.
Écrire l'histoire depuis la marge
Là où le morceau devient vraiment beau, c'est dans sa conclusion. Les deux voix convergent vers quelque chose qui ressemble à une promesse collective : "provoquer l'espoir, c'est notre signature / on écrit l'histoire, on est dans le futur". Les traces dont il était question au début — ces stigmates qui font mal — se retournent. Elles deviennent ce qu'on laisse, pas ce qu'on subit. Une façon de dire que la banlieue n'est pas un point de départ à fuir, mais une force à revendiquer.
Il y a des choses qu'on ne choisit pas de garder. Elles restent, simplement. Le refrain de "Traces" commence là-dedans, dans cette évidence un peu douloureuse : certaines marques résistent à tout, au temps, à la distance, au succès. Grand Corps Malade et SDM le savent mieux que personne. Tous les deux ont grandi en banlieue, tous les deux en ont fait la matière de leur art, et quand ils se retrouvent sur ce morceau, c'est pour dire quelque chose d'essentiel — pas pour plaindre, pas pour accuser, mais pour témoigner.
Les cinquante centimes et le reste
SDM ramène des images d'une précision presque photographique. Une époque où 50 Cent passait en boucle sur les chaînes câblées et où lui, il sortait avec "fifty cents" en poche — le jeu de mots est là, volontaire, et il dit tout d'une jeunesse coincée entre le rêve américain vendu par le rap et la réalité d'un quartier. L'épicier, le joint dans une pièce qui résonne, la police qui fait de la chasse à l'homme : ce n'est pas une complainte, c'est un album photo mental, brut et sans filtre. Et au milieu de ça, quelque chose de têtu qui refuse de mourir — "je rugis comme un lion là où on me voyait en chat de salon".
La banlieue qu'on porte en soi
Grand Corps Malade prend une autre entrée, plus intérieure. Sa banlieue à lui n'a pas d'adresse. Elle loge "dans le ventre et sur les contours", dans les gestes automatiques, dans ce réflexe de méfiance qu'on garde "dans la poche arrière". Trente-cinq ans de banlieue, dit-il, ça ne figure pas sur le passeport — mais ça se lit entre les lignes de chaque texte qu'il écrit. C'est une appartenance qui ne demande pas de carte de membre.
Écrire l'histoire depuis la marge
Là où le morceau devient vraiment beau, c'est dans sa conclusion. Les deux voix convergent vers quelque chose qui ressemble à une promesse collective : "provoquer l'espoir, c'est notre signature / on écrit l'histoire, on est dans le futur". Les traces dont il était question au début — ces stigmates qui font mal — se retournent. Elles deviennent ce qu'on laisse, pas ce qu'on subit. Une façon de dire que la banlieue n'est pas un point de départ à fuir, mais une force à revendiquer.