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Paroles de la chanson Te Estoy Correteando par

Te estoy correteando
Ya sal de mi mente que te quiero ver
Ya van varios días enfermo de ti
Dale, ven, cúrame
Cuéntame, que ha sido de ti
Extráñame, te extraño a ti

Uh-uh-uh
Ah-ah-ah
Uh-uh-uh-uh

Te estoy correteando
Ya sal de mi mente que te quiero ver
Ya van varios días enfermo de ti
Dale, ven, cúrame
Cuéntame, que ha sido de ti
Extráñame, te extraño a ti

No sabes, no sabes verme
Y tú no estás cerca de mí
Me va a matar estar sin ti

Uh-uh-uh-uh
Uh-uh-uh-uh-uh
Uh-uh-uh-uh
Uh-uh-uh-uh
Uh-uh-uh-uh
Uh-uh-uh-uh

Te estoy correteando
Ya sal de mi mente que te quiero ver
Ya van varios días enfermo de ti
Dale, ven, cúrame
Cuéntame, que ha sido de ti
Extráñame, te extraño a ti

(Todo se va, ya no pregunta por mí, eh)
(Todo se va, ella se va, ya no pregunta por mí)
(Estás acá, no estás aquí)
(Te quiero acá, voy a morir, voy a morir)

Que racontent les paroles de la chanson Te Estoy Correteando de Fred again & LATIN MAFIA ?

Quand courir après quelqu'un devient une mélodie

Il y a quelque chose d'universellement douloureux dans l'acte de courir après quelqu'un qui ne se retourne pas. Fred again et LATIN MAFIA ont construit toute une chanson autour de ça — ce moment suspendu entre l'espoir et la résignation, où l'on supplie encore même quand on sent que c'est perdu.

Dès les premières secondes, le titre pose le décor sans détour. "Te estoy correteando" — je suis en train de te courir après. Pas "je t'aime", pas "tu me manques". Le mot choisi, "correteando", a quelque chose de presque enfantin, une course effrénée et un peu maladroite, comme si la dignité avait déjà été abandonnée en chemin. Et c'est là que la chanson commence à faire mal.

Un corps qui réclame ce qu'il ne peut pas avoir

Le narrateur ne réfléchit plus vraiment — il ressent. "Ya van varios días enfermo de ti" ("ça fait des jours que je suis malade de toi"), dit-il, et on comprend immédiatement cette fièvre-là, cette incapacité à penser à autre chose. Il ne demande pas d'explications, pas de raisons. Il demande juste que l'autre revienne : "cuéntame, que ha sido de ti" ("raconte-moi, qu'est-ce que tu es devenu"). C'est une prière autant qu'une question.

Les vocalises — ces longues chaînes de "uh-uh-uh" qui reviennent comme un refrain sans mots — sont peut-être la partie la plus honnête de la chanson. Quand les mots ne suffisent plus, quand l'émotion déborde le langage, il reste ça : un son brut, suspendu dans le vide.

Quand la présence ne suffit plus

Vers la fin, quelque chose bascule. Une voix murmure "estás acá, no estás aquí" — tu es là, mais tu n'es pas vraiment là. La subtilité est presque cruelle : deux mots pour dire "ici", et pourtant un gouffre entre les deux. Puis "voy a morir, voy a morir" ("je vais mourir, je vais mourir"), répété comme on répète une évidence qu'on refuse encore d'accepter. Fred again excelle à créer ces instants où la pop électronique touche à quelque chose de viscéral. Ici, avec LATIN MAFIA, il y parvient dans une langue qui n'est pas la sienne — et c'est peut-être pour ça que ça sonne si vrai.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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