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Paroles de la chanson Intimate par

Saw the sun fading out
All the people full of doubt
Beauty kings, beauty queens
Razor-faced, with private means

Dying and dying and dead
Dying and dying and dying and dead
Dying and dying and dead
Dying and dying and dying and dead

Lyrical, ringing hair
Drop it down if you dare
Candle brief, you feel it too
The lack of me, the lack of you

Dying and dying and dead
Dying and dying and dying and dead
Dying and dying and dead
Dying and dying and dying and dead

What kind of metal are you made of? Can I take a closer look?
Living statue animated by the holy bread you took
Floating city, there's no ending to the decadence
The type of step that takes you far away from true romance
And in the silent hour, raining on each other very hard
Once inside, you're gonna help me navigate this broken heart
Before you, the ruins of the human dream
Colorful ending, so pretty in the final scene

Dying and dying and dead
Dying and dying and dying and dead
Dying and dying and dead
Dying and dying and dying and dead

Intimate, that's how I feel
Intimate, it's all that's real
Intimately on your side
Intimate all through the night
Intimate, that's how I feel
Intimate, it's all that's real
Intimately on your side
Intimate all through the night
Intimate, that's how I feel
Intimate, it's all that's real
Intimately on your side
Intimate all through the night
Intimate, that's how I feel
Intimate, it's all that's real
Intimately on your side
Intimate all through the night

Que racontent les paroles de la chanson Intimate de Fontaines D.C. ?

Le soleil qui s'éteint

Il y a quelque chose d'immédiatement hypnotique dans les premières secondes d'"Intimate". Le groupe irlandais Fontaines D.C. n'a jamais eu peur de regarder le monde en face, et ici encore, on plonge sans préambule dans un paysage désenchanté : le soleil qui disparaît, les foules rongées par le doute, les rois et reines de beauté qui lèvent des visages vides vers quelque chose qu'ils n'arrivent pas à nommer. On est dans cet espace familier que le groupe aime habiter — entre la grande ville et la crise intime, entre la poésie et le bruit.

Et puis le refrain tombe. "Dying and dying and dead." Encore. Et encore. La phrase tourne en boucle jusqu'à perdre sa signification première pour devenir autre chose — un état, une texture sonore, l'écho d'une fatigue profonde que les mots ordinaires ne suffisent plus à contenir. Ce n'est pas du morbidisme pour le spectacle, c'est la description exacte de ce que ça fait quand quelque chose — une relation, une illusion, une version de soi-même — se délite lentement sans jamais vraiment mourir d'un coup.

De quel métal es-tu fait ?

Au cœur du morceau, il y a une strophe qui sort du cadre et prend une ampleur presque cinématographique. Le narrateur se penche vers l'autre avec une curiosité presque scientifique — "Can I take a closer look?" (est-ce que je peux regarder de plus près ?) — comme s'il cherchait à comprendre ce qui tient l'autre debout dans ce monde qui s'effondre. La "floating city" et le "deckard dance" convoquent des images de science-fiction, de corps artificiels, d'humanité mise en doute. Et dans ce silence étrange, les deux personnages se retrouvent à "se faire pleuvoir dessus très fort" l'un sur l'autre — image bizarre et belle d'une intensité émotionnelle qui déborde.

Alors arrive le mot. "Intimate." Répété jusqu'à saturation, jusqu'à ce qu'il cesse d'être un adjectif pour devenir une conviction. Toute la nuit. Sur tous les côtés. Contre tout le reste. Fontaines D.C. ne propose pas une solution au chaos du monde — juste cette certitude fragile et entêtée : l'intime est la seule chose qui tienne vraiment.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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