Paroles de la chanson Demolition par
I don't wanna know if you go to the county affair
Every time you walk, walk with me, know you wish I was there
Tell me how to feel, what's the deal? Do I live in your bones?
Arrow to the heel, ultrafeel, send it back like a stone
Thanks for being at home, thanks for being alone
Thanks for stalking my zone, thanks for leaving me prone
Had the prettiest day, if you want me, I'll stay
We can make it okay, live forever this way
I don't wanna know if you go to the county affair
Every time you walk, walk with me, know you wish I was there
Every time you walk, walk with me, know you wish I was there
Tell me how to feel, what's the deal? Do I live in your bones?
Arrow to the heel, ultrafeel, send it back like a stone
Thanks for being at home, thanks for being alone
Thanks for stalking my zone, thanks for leaving me prone
Had the prettiest day, if you want me, I'll stay
We can make it okay, live forever this way
I don't wanna know if you go to the county affair
Every time you walk, walk with me, know you wish I was there
Tell me how to feel, what's the deal? Do I live in your bones?
Arrow to the heel, ultrafeel, send it back like a stone
Thanks for being at home, thanks for being alone
Thanks for stalking my zone, thanks for leaving me prone
Had the prettiest day, if you want me, I'll stay
We can make it okay, live forever this way
Calls me up to my horror show for her
Callous, heartless look, re-departed mind
Soul so sick with the need for yours
Lay down with you on marble floors
And your weekend marvels my season's changes
Systematically rearranged
Easy for you, but please do try
Arrow to the heel, ultrafeel, send it back like a stone
Thanks for being at home, thanks for being alone
Thanks for stalking my zone, thanks for leaving me prone
Had the prettiest day, if you want me, I'll stay
We can make it okay, live forever this way
Calls me up to my horror show for her
Callous, heartless look, re-departed mind
Soul so sick with the need for yours
Lay down with you on marble floors
And your weekend marvels my season's changes
Systematically rearranged
Easy for you, but please do try
Shed some tears on this last goodbye
I don't wanna know if you go to the county affair
Every time you walk, walk with me, know you wish I was there
Tell me how to feel, what's the deal? Do I live in your bones?
Arrow to the heel, ultrafeel, send it back like a stone
Thanks for being at home, thanks for being alone
Thanks for stalking my zone, thanks for leaving me prone
Had the prettiest day, if you want me, I'll stay
We can make it okay, live forever this way
I don't wanna know if you go to the county affair
Every time you walk, walk with me, know you wish I was there
Tell me how to feel, what's the deal? Do I live in your bones?
Arrow to the heel, ultrafeel, send it back like a stone
Thanks for being at home, thanks for being alone
Thanks for stalking my zone, thanks for leaving me prone
Had the prettiest day, if you want me, I'll stay
We can make it okay, live forever this way
Que racontent les paroles de la chanson Demolition de Fontaines D.C. ?
Le fantôme qui remercie
Il y a quelque chose d'étrange dans "Demolition", une chanson qui promet la destruction dans son titre mais qui tourne en rond, inlassablement, comme quelqu'un qui refait le même trajet pour passer devant une maison qu'il n'habite plus. Fontaines D.C. maîtrise cet art du piège sentimental — et ici, le piège est particulièrement bien camouflé.
Dès les premières lignes, le ton est posé : une surveillance douce, presque involontaire. "Every time you walk, walk with me" — chaque fois que tu marches, tu marches avec moi. Ce n'est pas de la possession, c'est pire : c'est de la cohabitation mentale, cette façon qu'ont certaines personnes de continuer à exister en vous même après que tout s'est défait. Le narrateur ne veut pas savoir ce que fait l'autre, mais il sait déjà. Il ne veut pas qu'on lui dise quoi ressentir, mais il pose la question quand même.
Marbre froid, chaleur persistante
Là où la chanson bascule vraiment, c'est dans ce pont central qui arrive comme une fissure dans la façade. Tout à coup, les images se font plus intenses, presque physiques : "Soul so sick with the need for yours" — une âme rendue malade par le manque —, et cette image de deux corps allongés sur des sols de marbre, froide et intime à la fois. On sent le groupe irlandais dans toute sa complexité ici : la beauté n'est jamais séparée de la douleur, le désir ne va jamais sans une forme d'épuisement.
Et puis il y a ce moment bizarre, presque comique dans sa sécheresse : "please do try / Shed some tears on this last goodbye". Pleure un peu, pour la forme. Comme si les larmes devaient être demandées. Comme si même le deuil devait être joué.
Vivre dans les os de l'autre
Le titre "Demolition" résonne rétrospectivement comme un vœu pieux. Rien n'est vraiment démoli dans ce texte — tout revient, le refrain se répète, les mêmes questions tournent. "Had the prettiest day, if you want me, I'll stay" — il a suffi d'une belle journée pour que tout recommence. C'est ça, le vrai sujet de la chanson : non pas la rupture, mais l'incapacité à y croire.
Il y a quelque chose d'étrange dans "Demolition", une chanson qui promet la destruction dans son titre mais qui tourne en rond, inlassablement, comme quelqu'un qui refait le même trajet pour passer devant une maison qu'il n'habite plus. Fontaines D.C. maîtrise cet art du piège sentimental — et ici, le piège est particulièrement bien camouflé.
Dès les premières lignes, le ton est posé : une surveillance douce, presque involontaire. "Every time you walk, walk with me" — chaque fois que tu marches, tu marches avec moi. Ce n'est pas de la possession, c'est pire : c'est de la cohabitation mentale, cette façon qu'ont certaines personnes de continuer à exister en vous même après que tout s'est défait. Le narrateur ne veut pas savoir ce que fait l'autre, mais il sait déjà. Il ne veut pas qu'on lui dise quoi ressentir, mais il pose la question quand même.
Marbre froid, chaleur persistante
Là où la chanson bascule vraiment, c'est dans ce pont central qui arrive comme une fissure dans la façade. Tout à coup, les images se font plus intenses, presque physiques : "Soul so sick with the need for yours" — une âme rendue malade par le manque —, et cette image de deux corps allongés sur des sols de marbre, froide et intime à la fois. On sent le groupe irlandais dans toute sa complexité ici : la beauté n'est jamais séparée de la douleur, le désir ne va jamais sans une forme d'épuisement.
Et puis il y a ce moment bizarre, presque comique dans sa sécheresse : "please do try / Shed some tears on this last goodbye". Pleure un peu, pour la forme. Comme si les larmes devaient être demandées. Comme si même le deuil devait être joué.
Vivre dans les os de l'autre
Le titre "Demolition" résonne rétrospectivement comme un vœu pieux. Rien n'est vraiment démoli dans ce texte — tout revient, le refrain se répète, les mêmes questions tournent. "Had the prettiest day, if you want me, I'll stay" — il a suffi d'une belle journée pour que tout recommence. C'est ça, le vrai sujet de la chanson : non pas la rupture, mais l'incapacité à y croire.