Paroles de la chanson Misremember You par
This book is full of pages, and the ones that I should burn
Are all the same ones that I turn to when I'm lost
I'm not sure if I miss him or the place [will]??? love to miss
Some of the girl you know damn well you could've loved
All my friends would die if they knew I
Still see you in a good light
From time to time
But I won't let the truth get in the way of a good story
I leave out all the details that don't add up to your glory
Are all the same ones that I turn to when I'm lost
I'm not sure if I miss him or the place [will]??? love to miss
Some of the girl you know damn well you could've loved
All my friends would die if they knew I
Still see you in a good light
From time to time
But I won't let the truth get in the way of a good story
I leave out all the details that don't add up to your glory
Everybody hates you, and I know that I should too
It's just nice to misremember you
If hindsight's 20/20, I'd prefer it to be blurry
So it's easier to stomach than the truth
'Cause if I'm gonna hate you, I would have to hate the version of myself
That once believed in you
All my friends would die if they knew I
Still see you in a good light
From time to time
But I won't let the truth get in the way of a good story
I leave out all the details that don't add up to your glory
'Cause everybody hates you, and I know that I should too
It's just nice to misremember you
If hindsight's 20/20, I'd prefer it to be blurry
So it's easier to stomach than the truth
'Cause if I'm gonna hate you, I would have to hate the version of myself
That once believed in you
All my friends would die if they knew I
Still see you in a good light
From time to time
But I won't let the truth get in the way of a good story
I leave out all the details that don't add up to your glory
'Cause everybody hates you, and I know that I should too
It's just nice to misremember you
It's just nice to misremember you
Misremember the nights that I stayed up wishing you'd call
When you were to blame, but you let me take the fall
I played your game, I screamed your name
'Til I got so close to not missing you at all
You knew you had me right in your hands
I prayed to God that shadow of a man
Would turn out to be the one for me
But I was way too young to really understand
(Oh, ah, oh, ah)
(Ah)
I'd rather misremember you
I'd rather misremember you
It's just nice to misremember you
Misremember the nights that I stayed up wishing you'd call
When you were to blame, but you let me take the fall
I played your game, I screamed your name
'Til I got so close to not missing you at all
You knew you had me right in your hands
I prayed to God that shadow of a man
Would turn out to be the one for me
But I was way too young to really understand
(Oh, ah, oh, ah)
(Ah)
I'd rather misremember you
I'd rather misremember you
Que racontent les paroles de la chanson Misremember You de Ellie Goulding ?
On a tous cette personne qu'on défend encore
Il y a des gens que tout le monde déteste dans notre entourage. Des ex que nos amis ont rayés de la carte, dont le prénom suffit à déclencher des regards en coin et des soupirs agacés. Et pourtant, dans le secret de certains soirs, on leur trouve encore des excuses. "Misremember You" d'Ellie Goulding parle exactement de ça — avec une franchise qui fait presque mal.
La chanson s'ouvre sur une image troublante, celle d'un livre dont les pages les plus dangereuses sont aussi les plus consultées. On comprend tout de suite qu'on n'est pas dans un récit de guérison propre et linéaire. La narratrice connaît ses propres contradictions, elle les nomme sans chercher à les résoudre. Ses amis ne savent pas. Ils ne comprendraient pas. "All my friends would die if they knew I still see you in a good light" — cette phrase murmurée, presque honteuse, installe une complicité immédiate avec l'auditeur.
Une histoire qu'on se raconte pour tenir
Ce qui rend ce titre si particulier, c'est qu'il ne prétend pas que l'homme en question méritait cet amour. Bien au contraire. Le pont lève le voile sans ménagement : des nuits à attendre un appel qui ne venait pas, des fautes portées à la place de quelqu'un qui refusait les siennes, une emprise sur une jeune femme trop peu armée pour la reconnaître. La douleur est réelle, la manipulation aussi.
Mais voilà — se souvenir de lui honnêtement, ce serait aussi se souvenir d'elle telle qu'elle était alors, crédule, accrochée à une ombre. "If I'm gonna hate you I would have to hate the version of myself / That once believed in you". Ce vers est le cœur du morceau. Le révisionnisme n'est pas de la faiblesse : c'est une façon de se protéger.
Choisir le flou plutôt que la chute
Ellie Goulding ne conclut pas sur une réconciliation avec la vérité, ni sur une délivrance. Elle choisit de rester dans l'ambiguïté, de revendiquer même ce droit au souvenir arrangé — "I'd rather misremember you", répété comme une décision ferme et mélancolique à la fois. Il y a quelque chose de profondément humain dans ce refus de la clarté totale. Parfois, l'histoire qu'on se raconte est la seule version qu'on peut traverser sans se perdre.
Il y a des gens que tout le monde déteste dans notre entourage. Des ex que nos amis ont rayés de la carte, dont le prénom suffit à déclencher des regards en coin et des soupirs agacés. Et pourtant, dans le secret de certains soirs, on leur trouve encore des excuses. "Misremember You" d'Ellie Goulding parle exactement de ça — avec une franchise qui fait presque mal.
La chanson s'ouvre sur une image troublante, celle d'un livre dont les pages les plus dangereuses sont aussi les plus consultées. On comprend tout de suite qu'on n'est pas dans un récit de guérison propre et linéaire. La narratrice connaît ses propres contradictions, elle les nomme sans chercher à les résoudre. Ses amis ne savent pas. Ils ne comprendraient pas. "All my friends would die if they knew I still see you in a good light" — cette phrase murmurée, presque honteuse, installe une complicité immédiate avec l'auditeur.
Une histoire qu'on se raconte pour tenir
Ce qui rend ce titre si particulier, c'est qu'il ne prétend pas que l'homme en question méritait cet amour. Bien au contraire. Le pont lève le voile sans ménagement : des nuits à attendre un appel qui ne venait pas, des fautes portées à la place de quelqu'un qui refusait les siennes, une emprise sur une jeune femme trop peu armée pour la reconnaître. La douleur est réelle, la manipulation aussi.
Mais voilà — se souvenir de lui honnêtement, ce serait aussi se souvenir d'elle telle qu'elle était alors, crédule, accrochée à une ombre. "If I'm gonna hate you I would have to hate the version of myself / That once believed in you". Ce vers est le cœur du morceau. Le révisionnisme n'est pas de la faiblesse : c'est une façon de se protéger.
Choisir le flou plutôt que la chute
Ellie Goulding ne conclut pas sur une réconciliation avec la vérité, ni sur une délivrance. Elle choisit de rester dans l'ambiguïté, de revendiquer même ce droit au souvenir arrangé — "I'd rather misremember you", répété comme une décision ferme et mélancolique à la fois. Il y a quelque chose de profondément humain dans ce refus de la clarté totale. Parfois, l'histoire qu'on se raconte est la seule version qu'on peut traverser sans se perdre.