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Paroles de la chanson THICKRICK par

You get scared, you get lied to
I'm not fooled by the tattoos, love
Two knees, any minute we might fall to 'em
'Cause
You get tricked, you get lied to
I'm not fooled by the tattoos, love
Two knees, any minute we might fall

You know I act like a kid, sometimes I had to
I know you act like a kid when you get cornered

Yeah, like I said, I can cry too
Don't be tricked by the tattoos, love
Two knees, any minute I might fall to 'em
'Cause
I get tricked, I get lied to
Don't be fooled by the tattoos, love
Two knees, any minute I might fall to 'em

You know I act like a kid when I get cornered
I know you act like a kid, sometimes you had to

Point is, I know just how you feel
Point is, I know just how you feel
Problem is, I know just how you feel
Point is, I know just how you feel

You get scared, you get lied to
I'm not fooled by tattoos, love
Two knees, any minute we might fall to 'em
'Cause
You get tricked, you get lied to
I'm not fooled by the tattoos, love
Two knees, any minute we might fall

You know I act like a kid when I get cornered
I know you act like a kid, sometimes you had to

Que racontent les paroles de la chanson THICKRICK de Dominic Fike ?

Quand les tatouages ne protègent plus personne

Il y a quelque chose de presque désarmant dans la façon dont Dominic Fike commence THICKRICK. Pas d'introduction, pas de mise en scène — on est projeté directement au cœur d'une relation où les deux personnes se mentent, se font peur, et portent des armures qui ne convainquent plus vraiment. Les tatouages dont il parle, on les imagine sans peine : ces marquages censés signaler une solidité, une histoire vécue, une âpreté. Sauf que Fike n'est pas dupe, et il le dit sans détour.

Deux miroirs face à face

Ce qui rend l'écoute de ce morceau si particulière, c'est le jeu de bascule constant entre "you" et "I". Au début, c'est l'autre qui a peur, l'autre qu'on trompe. Et puis quelque chose se retourne. Le narrateur s'inclut dans le même tableau, reconnaît les mêmes failles, les mêmes réflexes d'enfant coincé dans un angle — "I act like a kid when I get cornered". On n'est plus dans le reproche, on est dans quelque chose de plus rare : une reconnaissance mutuelle, presque douloureuse. Fike semble dire qu'on ne peut pas vraiment reprocher à l'autre ce qu'on fait exactement pareil quand on est sous pression.

Le vertige du "je sais exactement"

La séquence centrale du morceau est peut-être la plus troublante. "Point is, I know just how you feel" — quatre fois, avec une légère variation qui change tout : "Problem is, I know just how you feel." Comprendre l'autre à ce point-là, ce n'est pas forcément une consolation. Parfois c'est un piège, une impasse. Et les deux genoux prêts à plier à n'importe quel moment — "two knees, any minute we might fall" — ne sonnent pas comme une métaphore poétique abstraite. Ça sonne comme quelqu'un qui parle de sa propre expérience, avec cette économie de mots et cette franchise un peu brute qui caractérisent Fike à son meilleur.

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