Paroles de la chanson You Gotta Tell Her (traduction) par
[Couplet 1]
Comment lui dire que je ne l'aime plus ?
Ce n'est pas si facile à dire, "Dis-le-lui aujourd'hui", disent-ils
Comment puis-je l'aimer quand une autre frappe à ma porte ?
En fait, ce n'est pas aussi simple que ça
Comment lui annoncer que je ne lui sers plus à rien ?
Je sais qu'elle pleurerait si je partais, je préférerais mourir plutôt que de la voir pleurer
[Refrain]
Alors tu dois lui dire, tu dois lui dire
Tu dois lui dire, oui vraiment
Comment lui dire que je ne l'aime plus ?
Ce n'est pas si facile à dire, "Dis-le-lui aujourd'hui", disent-ils
Comment puis-je l'aimer quand une autre frappe à ma porte ?
En fait, ce n'est pas aussi simple que ça
Comment lui annoncer que je ne lui sers plus à rien ?
Je sais qu'elle pleurerait si je partais, je préférerais mourir plutôt que de la voir pleurer
[Refrain]
Alors tu dois lui dire, tu dois lui dire
Tu dois lui dire, oui vraiment
Je préférerais ne pas la voir pleurer
Dis-lui que quelqu'un s'est battu pour mon amour
[Couplet 2]
Comment lui dire que je ne l'aime plus ?
Ce n'est pas si facile à dire, oh, je ne peux pas lui dire aujourd'hui, yeah
Essaie d'être doux avec elle, dis-lui qu'elle m'a comblé il y a longtemps
Je l'aimais pour ça, yeah, je lui aurais tout donné pour ça
Comme je voudrais ne pas avoir à lui faire ça
Ça va me faire mal, mais j'ai un tout nouvel amour
[Refrain]
Alors tu dois lui dire, tu dois lui dire
Dis-lui que quelqu'un s'est battu pour mon amour
[Couplet 2]
Comment lui dire que je ne l'aime plus ?
Ce n'est pas si facile à dire, oh, je ne peux pas lui dire aujourd'hui, yeah
Essaie d'être doux avec elle, dis-lui qu'elle m'a comblé il y a longtemps
Je l'aimais pour ça, yeah, je lui aurais tout donné pour ça
Comme je voudrais ne pas avoir à lui faire ça
Ça va me faire mal, mais j'ai un tout nouvel amour
[Refrain]
Alors tu dois lui dire, tu dois lui dire
Tu dois lui dire, oui vraiment
Je préférerais ne pas la voir pleurer
Dis-lui que quelqu'un s'est battu pour mon amour
Je préférerais ne pas la voir pleurer
Dis-lui que quelqu'un s'est battu pour mon amour
Que racontent les paroles de la chanson You Gotta Tell Her (traduction) de David Bowie ?
Quand les mots restent coincés dans la gorge
Il y a des ruptures qu'on n'arrive pas à prononcer. Pas par cruauté, pas par lâcheté pure — plutôt parce que dire les choses les rend réelles, et que cette réalité-là fait mal à tout le monde. C'est exactement là que David Bowie plante son personnage dans cette chanson discrète, quelque part aux confins de sa discographie.
Dès le premier vers, le ton est donné : "How can I tell her that I don't love her anymore ?" ("Comment puis-je lui dire que je ne l'aime plus ?"). La question n'est pas rhétorique — elle est viscérale. On sent un homme qui tourne en rond dans sa propre tête, qui sait ce qu'il doit faire mais ne trouve pas la porte de sortie. Et pendant qu'il tourne, il y a "another on my door" ("quelqu'un d'autre à sa porte") — une nouvelle histoire qui attend, impatiente, pendant que l'ancienne n'est pas encore enterrée.
L'art de se défausser sur l'autre
Ce qui rend ce texte particulièrement juste, c'est le glissement qui s'opère au moment du refrain. Le narrateur cesse de se débattre seul et se tourne vers un ami imaginaire — ou peut-être vers le spectateur lui-même — pour lui confier la mission qu'il ne peut pas accomplir. "You gotta tell her" devient une litanie, presque une supplique. Ce n'est pas tant de la couardise que de l'épuisement émotionnel : il ne supporte pas l'idée de ses larmes à elle, "rather die than see her cry", préférerait disparaître plutôt que d'être celui qui brise quelque chose.
Un adieu tendre et maladroit
Le deuxième couplet apporte une nuance poignante. Le narrateur ne renie pas ce qui a existé — "she pleased me a long time ago", dit-il, avec cette formulation gauche et touchante qui sonne comme un hommage maladroit. Il y avait eu quelque chose de vrai. Et c'est peut-être ça, le vrai drame de la chanson : non pas la trahison, mais l'usure tranquille d'un sentiment qui s'est éteint sans crier gare.
Bowie jeune, avant les masques et les alter ego, livre ici une humanité brute. Une chanson sur l'impossibilité de bien faire quand on a déjà, intérieurement, dit au revoir.
Il y a des ruptures qu'on n'arrive pas à prononcer. Pas par cruauté, pas par lâcheté pure — plutôt parce que dire les choses les rend réelles, et que cette réalité-là fait mal à tout le monde. C'est exactement là que David Bowie plante son personnage dans cette chanson discrète, quelque part aux confins de sa discographie.
Dès le premier vers, le ton est donné : "How can I tell her that I don't love her anymore ?" ("Comment puis-je lui dire que je ne l'aime plus ?"). La question n'est pas rhétorique — elle est viscérale. On sent un homme qui tourne en rond dans sa propre tête, qui sait ce qu'il doit faire mais ne trouve pas la porte de sortie. Et pendant qu'il tourne, il y a "another on my door" ("quelqu'un d'autre à sa porte") — une nouvelle histoire qui attend, impatiente, pendant que l'ancienne n'est pas encore enterrée.
L'art de se défausser sur l'autre
Ce qui rend ce texte particulièrement juste, c'est le glissement qui s'opère au moment du refrain. Le narrateur cesse de se débattre seul et se tourne vers un ami imaginaire — ou peut-être vers le spectateur lui-même — pour lui confier la mission qu'il ne peut pas accomplir. "You gotta tell her" devient une litanie, presque une supplique. Ce n'est pas tant de la couardise que de l'épuisement émotionnel : il ne supporte pas l'idée de ses larmes à elle, "rather die than see her cry", préférerait disparaître plutôt que d'être celui qui brise quelque chose.
Un adieu tendre et maladroit
Le deuxième couplet apporte une nuance poignante. Le narrateur ne renie pas ce qui a existé — "she pleased me a long time ago", dit-il, avec cette formulation gauche et touchante qui sonne comme un hommage maladroit. Il y avait eu quelque chose de vrai. Et c'est peut-être ça, le vrai drame de la chanson : non pas la trahison, mais l'usure tranquille d'un sentiment qui s'est éteint sans crier gare.
Bowie jeune, avant les masques et les alter ego, livre ici une humanité brute. Une chanson sur l'impossibilité de bien faire quand on a déjà, intérieurement, dit au revoir.