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Paroles de la chanson On dort pas par DA Uzi

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Paroles de la chanson On dort pas par

On dort sur une oreille ou on dort même pas
C'est dangereux pour celui qui marche sur mes pas
J'me rappelle quand ces gars, ils assumaient pas
Dépenser l'oseille pour faire le tour d'la Terre

Le cœur est sourd, pas d'misakin
Jure la vie d'ta mère, c'est un menteur ?
J'ai plus vingt ans, j'sais d'quoi il s'agit
Y a dix ans d'ça, j'étais au cachot
L'avenir s'est fait fumer en duel
Pendant qu'le présent s'cachait
Y a du sang dans mes rêves, enculé
Jamais l'respect, ça s'achète
J'regrette rien, j'avance
Les armes lavées à l'eau d'Javel
On brasse ou on meurt
Coupe-lui son shit
Fais pas l'ancien quand c'est cher
L'humain m'épate par sa faiblesse
J'ai l'cœur trop blanc, noyé dans l'sang
J'ai carte blanche quand j'parle d'la tess
P'tit noir, grosse Mercedes
Règle l'histoire ou bien t'es dead
Mardi gras, beaucoup d'argent
Être sincère, à quoi ça sert ?
C'est pas à tout l'monde qu'on laisse sa chance
Trente ans, pas d's'assagir, ouais

Pour les sous, ces bâtards, ça plaque comme linebacker
Ça peut même s'enfuir jusqu'à Dakar
Jusqu'à Saly, jusqu'à Lemba
Au final, faut finir en Lambo'
Elle chante mes chansons mais elle m'aime pas
Tantine, elle m'a dit : « L'argent, ça rend beau »
J'affronte tout l'monde, j'suis comme Rambo
C'est l'bon Dieu qui refile les costumes, ouais

On dort sur une oreille ou on dort même pas
C'est dangereux pour celui qui marche sur mes pas
J'me rappelle quand ces gars, ils assumaient pas
Dépenser l'oseille pour faire le tour d'la Terre
La vie est différente quand t'as rien à perdre
J'me rappelle quand ces gars, ils assumaient pas
On dort sur une oreille ou on dort même pas
Dépenser l'oseille pour faire le tour d'la Terre

Eh, don't panic
Dans ma ville, ça part par la Kala'
Les plus riches, ils passent pas à la télé
Le dos dur, ça s'voit trop qu'on a bara
On faisait TP en écoutant Bolo
J'vois des girouettes qui recherchent leur gourou
Refaire sa vie sur un deux-roues
Au départ, on faisait tous des charas
Mais c'était pas dit qu'nous échouerons

Ça peut même s'enfuir jusqu'à Dakar
Jusqu'à Saly, jusqu'à Lemba
Au final, faut finir en Lambo'
Elle chante mes chansons mais elle m'aime pas
Tantine, elle m'a dit : « L'argent, ça rend beau »
J'affronte tout l'monde, j'suis comme Rambo
C'est l'bon Dieu qui refile les costumes, ouais

On dort sur une oreille ou on dort même pas
C'est dangereux pour celui qui marche sur mes pas
J'me rappelle quand ces gars, ils assumaient pas
Dépenser l'oseille pour faire le tour d'la Terre
La vie est différente quand t'as rien à perdre
J'me rappelle quand ces gars, ils assumaient pas
On dort sur une oreille ou on dort même pas
Dépenser l'oseille pour faire le tour d'la Terre

Que racontent les paroles de la chanson On dort pas de DA Uzi ?

La nuit ne dort jamais

Il y a quelque chose d'immédiatement physique dans l'ouverture de ce morceau. "On dort sur une oreille ou on dort même pas" — on entend presque le silence d'une chambre dans laquelle personne ne se sent vraiment en sécurité. DA Uzi ne débarque pas avec de la bravade, il débarque avec de l'expérience. Celle d'un type qui a appris très tôt que le relâchement coûte cher.

Au fil des couplets, on entre dans une sorte de monologue intérieur fragmenté, dense, où les images se percutent sans s'expliquer. Y a dix ans, il était au cachot. L'avenir "s'est fait fumer en duel" pendant que le présent se planquait. Ce ne sont pas des métaphores travaillées pour faire beau — elles ont la brutalité sèche de quelqu'un qui restitue des faits, pas des impressions. "Y a du sang dans mes rêves, enculé" : la violence de l'adresse finale dit tout sur la frontière mince entre ce qui est vécu et ce qui hante.

Des visages qui changent, une route qui reste

Ce qui rend le texte intéressant, c'est qu'il n'est pas seulement tourné vers soi. DA Uzi observe autour de lui avec une lucidité presque clinique. Il voit "des girouettes qui recherchent leur gourou", des gens prêts à plaquer pour l'argent "comme linebacker", à fuir jusqu'à Dakar ou Lemba quand ça devient trop réel. Et au milieu de tout ça, une tantine qui lui a glissé cette vérité sans fard : "L'argent, ça rend beau." Pas de morale, pas de jugement — juste le monde tel qu'il tourne.

Lui avance. "J'regrette rien, j'avance" — trois mots qui sonnent moins comme une fierté que comme une nécessité. La vie est différente quand t'as rien à perdre, répète le refrain, et c'est peut-être ça le vrai sujet du morceau : pas la réussite, pas la rue, mais cet espace étrange où l'absence de peur devient une forme de liberté. Une liberté à laquelle peu de gens ont accès, et que DA Uzi porte comme un héritage autant qu'une cicatrice.

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