Paroles de la chanson An American Dream par
I took the fool's gold from my nickel pocket
Watched it flake in the morning sun
When a wave of punishing heat
Kissed the crown of my head
Suddenly I was aware of myself
I picked up the pay phone and dialed my parents
Only I had forgotten my mother had passed
I heard flapping pages in a creosote bush
I walked towards them
They were full of women
With blurred out crotches
And stars for nipples
And an ad for the Red Man burning my lip
That I got from a Guiness World Record Holder
For the longest fall living
And he walked with a limp
Watched it flake in the morning sun
When a wave of punishing heat
Kissed the crown of my head
Suddenly I was aware of myself
I picked up the pay phone and dialed my parents
Only I had forgotten my mother had passed
I heard flapping pages in a creosote bush
I walked towards them
They were full of women
With blurred out crotches
And stars for nipples
And an ad for the Red Man burning my lip
That I got from a Guiness World Record Holder
For the longest fall living
And he walked with a limp
And we sang
Gold and silver, God and glitter
Lights that flicker on hubcap chrome
On the road to Heaven
In Strauss and Stetson
Swimming pools of horsepower
Take me back home
Smoke signals rise from a '44 Chevy Fleetline
On the bridge of the Boulder Dam
I jump from the edge
Into the silvery cold Colorado
Taken back by my shock response
I grabbed hold of a billboard that appeared out of nowhere
Asking where I would spend my eternity
Got picked up by Elvis in a Tesla Model X
Gold and silver, God and glitter
Lights that flicker on hubcap chrome
On the road to Heaven
In Strauss and Stetson
Swimming pools of horsepower
Take me back home
Smoke signals rise from a '44 Chevy Fleetline
On the bridge of the Boulder Dam
I jump from the edge
Into the silvery cold Colorado
Taken back by my shock response
I grabbed hold of a billboard that appeared out of nowhere
Asking where I would spend my eternity
Got picked up by Elvis in a Tesla Model X
Jet-black '68 comeback leather
He was clean and sober
And he laughed when I asked him if it was all worth it
And he cried when he asked about Lisa Marie
Then he passed me the keys and said, "Put it on Jesus"
And we blew through starlight on bricklayers' knees
And we sang
Gold and silver, God and glitter
Lights that flicker on hubcap chrome
On the road to Heaven
In Strauss and Stetson
Swimming pools of horsepower
Take me back home
He was clean and sober
And he laughed when I asked him if it was all worth it
And he cried when he asked about Lisa Marie
Then he passed me the keys and said, "Put it on Jesus"
And we blew through starlight on bricklayers' knees
And we sang
Gold and silver, God and glitter
Lights that flicker on hubcap chrome
On the road to Heaven
In Strauss and Stetson
Swimming pools of horsepower
Take me back home
To the gold and the silver
God and glitter
Lights that flicker on hubcap chrome
On the road to Heaven
In Strauss and Stetson
Swimming pools of horsepower
Take me back
Take me back home
Take me back home
Take me back
Take me back home
Home
Take me back
Take me back home
God and glitter
Lights that flicker on hubcap chrome
On the road to Heaven
In Strauss and Stetson
Swimming pools of horsepower
Take me back
Take me back home
Take me back home
Take me back
Take me back home
Home
Take me back
Take me back home
Que racontent les paroles de la chanson An American Dream de Brandon Flowers ?
Quand le rêve américain se fissure au soleil du Nevada
Il y a des chansons qui ressemblent à des rêves dont on n'arrive pas à savoir s'ils étaient beaux ou terrifiants. "An American Dream" de Brandon Flowers est exactement ça — une traversée hallucinée du mythe américain, racontée avec la précision d'un homme qui a grandi dans le désert du Nevada et qui connaît par cœur l'écart entre la promesse et la réalité.
Tout commence dans la chaleur implacable
Le narrateur sort quelque chose de sa poche — du "fool's gold", de la pyrite, du clinquant sans valeur — et le regarde s'effriter dans la lumière du matin. Il compose le numéro de ses parents, puis se souvient que sa mère est morte. La chaleur tape. Le monde glisse. On est dans cet espace étrange entre veille et rêve où tout semble à la fois réel et décalé, et Flowers y habite avec une aisance troublante. Les pages d'un magazine érotique dans un buisson de créosote, une pub pour du tabac à chiquer gravée sur les lèvres, un homme qui détient un record du monde pour être tombé de très haut et qui marche désormais en boitant — autant de fragments d'une Amérique abîmée, populaire, magnifique dans sa laideur.
Elvis au volant, Jesus au volant
Puis le récit bascule encore. Le barrage Hoover, le Colorado argenté, un saut dans le vide — et une main tendue sous la forme d'Elvis Presley au volant d'une Tesla noire, sombre et sobre, vêtu de son cuir de 1968. La scène a quelque chose de l'ordre du miracle kitsch, du conte américain qui se mord la queue. Elvis rit d'abord quand on lui demande si ça valait la peine. Puis il pleure en pensant à Lisa Marie. Il passe les clés et dit "Put it on Jesus" — mets ça sur le compte de Jésus — et ils filent tous les deux à travers les étoiles sur les genoux des poseurs de briques, sur le labeur invisible de ceux qui ont bâti ce pays.
Le refrain revient comme une prière entêtante : "gold and silver, God and glitter", lumières qui clignotent sur le chrome des enjoliveurs, piscines de chevaux-vapeur, la route du paradis en Levi's et chapeau de cowboy. Flowers ne juge pas ce rêve. Il le chante avec une tendresse mélancolique, comme on chante quelque chose qu'on aime encore même après l'avoir compris.
Il y a des chansons qui ressemblent à des rêves dont on n'arrive pas à savoir s'ils étaient beaux ou terrifiants. "An American Dream" de Brandon Flowers est exactement ça — une traversée hallucinée du mythe américain, racontée avec la précision d'un homme qui a grandi dans le désert du Nevada et qui connaît par cœur l'écart entre la promesse et la réalité.
Tout commence dans la chaleur implacable
Le narrateur sort quelque chose de sa poche — du "fool's gold", de la pyrite, du clinquant sans valeur — et le regarde s'effriter dans la lumière du matin. Il compose le numéro de ses parents, puis se souvient que sa mère est morte. La chaleur tape. Le monde glisse. On est dans cet espace étrange entre veille et rêve où tout semble à la fois réel et décalé, et Flowers y habite avec une aisance troublante. Les pages d'un magazine érotique dans un buisson de créosote, une pub pour du tabac à chiquer gravée sur les lèvres, un homme qui détient un record du monde pour être tombé de très haut et qui marche désormais en boitant — autant de fragments d'une Amérique abîmée, populaire, magnifique dans sa laideur.
Elvis au volant, Jesus au volant
Puis le récit bascule encore. Le barrage Hoover, le Colorado argenté, un saut dans le vide — et une main tendue sous la forme d'Elvis Presley au volant d'une Tesla noire, sombre et sobre, vêtu de son cuir de 1968. La scène a quelque chose de l'ordre du miracle kitsch, du conte américain qui se mord la queue. Elvis rit d'abord quand on lui demande si ça valait la peine. Puis il pleure en pensant à Lisa Marie. Il passe les clés et dit "Put it on Jesus" — mets ça sur le compte de Jésus — et ils filent tous les deux à travers les étoiles sur les genoux des poseurs de briques, sur le labeur invisible de ceux qui ont bâti ce pays.
Le refrain revient comme une prière entêtante : "gold and silver, God and glitter", lumières qui clignotent sur le chrome des enjoliveurs, piscines de chevaux-vapeur, la route du paradis en Levi's et chapeau de cowboy. Flowers ne juge pas ce rêve. Il le chante avec une tendresse mélancolique, comme on chante quelque chose qu'on aime encore même après l'avoir compris.