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Paroles de la chanson Problem Child (traduction) par

C'est rouge sang, le rythme lunaire a déchiré cette marée
Une ogive nucléaire a disparu en '59
Elle est quelque part posée sur le fond de l'océan (Yeah)
L'air si lourd que les oiseaux refusent de voler
Je frotte mes allumettes, impossible d'obtenir de la lumière
L'homme n'a aucun savoir-vivre envers lui-même

Depuis le jour de ma naissance
Je me suis éloigné du Seigneur
Avec la façon dont les vagues s'écrasent à ma porte
Et ça me fait dire

« Mère, je t'en supplie, pardonne-moi, ramène-moi à la maison
J'ai tout perdu le jour où j'ai volé les diamants dans ton tiroir »
Elle a dit, « Tu crois que tu es malin ?
Non, mon chéri, tu ne pourrais jamais »
Ce n'est pas comme ça que cette conversation va se passer
Ne dis pas que je ne t'avais pas prévenu (Uh)
Ne dis pas que je ne t'avais pas prévenu

J'ai perdu tout contact et mes deux mains ont été liées
Alors, je vais chasser un bouc émissaire pour tuer le temps
Cette pluie violette se déverse à travers le trou dans la couche d'ozone
(Attends, attends, attends, attends, attends, attends, attends, stop) Uh
L'enfant terrible de Mère Nature, qui remet ça à plus tard ?
Presque sourd au son de ma propre respiration, j'avale tout entier

Depuis le jour de ma naissance
Je me suis éloigné du Seigneur
Avec la façon dont les vagues s'écrasent à ma porte
Et ça me fait dire

« Mère, je t'en supplie, pardonne-moi, ramène-moi à la maison
J'ai tout perdu le jour où j'ai volé les diamants dans ton tiroir »
Elle a dit, « Tu crois que tu es malin ?
Non, mon chéri, tu ne pourrais jamais »
Ce n'est pas comme ça que cette conversation va se passer
Ne dis pas que je ne t'avais pas prévenu (Uh)
Ne dis pas que je ne t'avais pas prévenu

Non, maman, ne me fais pas de cadeau
Je sais, je ne peux pas revenir en arrière
Mais je t'en supplie, ne raccroche pas le téléphone
Je me suis écarté du droit chemin
Je sais, j'ai un don pour ça
Mais s'il te plaît, retire juste mes doigts de ma gorge

« Mère, je t'en supplie, pardonne-moi, ramène-moi à la maison
J'en ai assez, je ne peux plus me battre dans cette guerre »
Elle a dit, « Tu crois que je vais arranger ça d'un baiser ?
Non, mon chéri, je ne pourrais jamais »
Ce n'est pas comme ça que cette conversation va se passer
Ne dis pas que je ne t'avais pas prévenu (Mm)
Ne dis pas que je ne t'avais pas prévenu, non, non

Que racontent les paroles de la chanson Problem Child (traduction) de Brakence ?

Les vagues cognent à la porte

Il y a quelque chose d'immédiatement oppressant dans les premières secondes de "Problem Child". Brakence plante un décor de fin du monde — le ciel trop lourd pour les oiseaux, une arme nucléaire oubliée quelque part au fond de l'océan depuis 1959, des allumettes qui refusent de s'enflammer. On est dans un monde qui se défait, et le narrateur est dedans jusqu'au cou, incapable même de produire une étincelle. Dès l'ouverture, le ton est donné : ici, rien ne fonctionne vraiment, ni la nature, ni les hommes, ni les fils avec leurs mères.

Le coup de fil impossible

La chanson bascule au moment où le narrateur lâche ce qui ressemble à un aveu arraché de justesse : "Mother, please forgive me, take me home." Ce n'est pas une prière douce. C'est un appel passé depuis le fond du gouffre, les mains liées, après avoir tout abîmé. On comprend qu'il y a eu une trahison — les diamants volés dans le tiroir de sa mère, image trouble qui évoque à la fois le vol banal et quelque chose de plus intime, une innocence cassée. Et la réponse de la mère ne ressemble à aucun réconfort connu. Pas de tendresse, pas de porte ouverte. "No, darling, you could never" — et ce "Don't say I ain't told you so" qui revient comme une sentence, froide, méritée.

Brakence ne cherche pas à apitoyer. Il laisse la dureté de cet échange exister pleinement, sans l'adoucir.

L'enfant terrible de toutes les mères

Ce qui rend "Problem Child" fascinant, c'est que la culpabilité déborde vite du cadre familial. Le narrateur se désigne lui-même comme "the problem child of Mother Nature" — et soudain tout s'éclaire différemment. Le trou dans la couche d'ozone, la pluie violette, la bombe perdue en mer : ce ne sont pas des métaphores décoratives. Ce sont les symptômes d'une même irresponsabilité, la même tendance à repousser, à ignorer, à voler ce qui ne nous appartient pas. La supplique finale — "please, just pull my fingers off my throat" — dit tout de cet homme qui se noie et qui, quelque part, le sait depuis longtemps. La mère le savait aussi. Elle avait prévenu.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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