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Paroles de la chanson Slow Canyon par

A stitch in time
A string of hours
Around the sun
A pocketful of days
Just give it time
Pull orchids from the weeds

I want you, yes I do

You disappear
Into the room
A final glimpse
Into a fallen world
With no reason
But bring it all to life

I want you, yes I do

Your halo of thorns
Your crown of ice
I paint your name across the sky
It's all I know
Don't you know it's all for you?

I want you, yes I do

I want you
Shadows on your skin
I see you
The crying of the light
Your shoulders high
You've seen the darkness smile

I want you, yes I do

I spend my days
Holding out for night
The way the fireworks
Congratulate the sky
Just meet me there
Inside the hurricane

I want you, yes I do

I love you, yes I do
Yes I do
Yes I do

Que racontent les paroles de la chanson Slow Canyon de Beck ?

Quelque part au fond du canyon

Il y a des chansons qui ne se dépêchent pas. "Slow Canyon" est de celles-là. Beck y prend son temps, comme son titre l'annonce, et installe dès les premiers mots une atmosphère de suspension — celle de quelqu'un qui compte les jours sans vraiment les vivre, qui ramasse des poignées d'heures ("a pocketful of days") en attendant que quelque chose arrive. Ou plutôt : quelqu'un.

Une silhouette dans la lumière qui tombe

L'être aimé dans cette chanson n'est jamais tout à fait là. On l'entrevoit qui disparaît dans une pièce, on saisit un dernier regard ("a final glimpse") avant qu'il ne s'évanouisse dans un monde décrit comme "fallen", effondré. C'est une présence fantomatique, à la fois très réelle — on voit ses épaules, les ombres sur sa peau, son regard qui a croisé l'obscurité — et totalement hors d'atteinte. Beck lui dessine une couronne de glace, une auréole d'épines. Elle est belle comme quelque chose qui fait mal, sacrée comme quelque chose qu'on ne peut pas garder. Et pourtant, il peint son nom à travers le ciel. Geste démesuré, presque enfantin dans sa sincérité.

Le rendez-vous au cœur de la tempête

Ce qui rend "Slow Canyon" si touchant, c'est que derrière toute cette imagerie poétique et un peu crépusculaire, il y a quelque chose d'une simplicité absolue. Le refrain revient, inchangé, inébranlable : "I want you, yes I do". Pas d'ornement, pas de détour. Juste ça. Et vers la fin, la chanson dévoile sa plus belle image : passer ses journées à attendre la nuit, comme on attend un feu d'artifice pour voir le ciel s'illuminer. L'amour ici n'est pas une certitude tranquille, c'est un rendez-vous "inside the hurricane", au centre exact de ce qui tourbillonne. Quand le "I want you" glisse finalement vers "I love you", on a l'impression d'assister à quelque chose de discret et d'immense à la fois — comme un canyon qui finit par rejoindre la mer.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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