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Paroles de la chanson Dis ! Quand Reviendras-tu ? par Barbara

Auteur :
Barbara
Compositeur :
Barbara
Éditeur :
Beuscher Arpege

Paroles de BARBARA
Musique de BARBARA
© BEUSCHER ARPEGE

Paroles de la chanson Dis ! Quand Reviendras-tu ? par

Voilà combien de jours, voilà combien de nuits...
Voilà combien de temps que tu es reparti !
Tu m'as dit ;
Cette fois, c'est le dernier voyage,
Pour nos coeurs déchirés, c'est le dernier naufrage.
Au printemps, tu verras, je serai de retour.
Le printemps, c'est joli, pour se parler d'amour :
(Version Femme : Je ne suis pas de cell's qui meurent de chagrin,)
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,
(Je n'ai pas la vertu des femmes de marins.)
Et déambulerons dans les rues de Paris !

Dis !
Quand reviendras-tu ?
Dis ! au moins le sais-tu ?
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère...
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus !

Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà,
Craquent les feuilles mortes, brûl'nt les feux de bois...
A voir Paris si beau en cette fin d'automne,
Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne...
Je tangue, je chavire, et comme la rengaine ;
Je vais, je viens, je vire, je tourne, je me traîne...
(V.F. Je ne suis pas de cell's qui meurent de chagrin,)
Ton image me hante, je te parle tout bas...
(Je n'ai pas la vertu des femmes de marins.)
Et j'ai le mal d'amour et j'ai le mal de Toi !

Dis !
Quand reviendras-tu ?
Dis ! au moins le sais-tu ?
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère...
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus !

J'ai beau t'aimer encor, j'ai beau t'aimer toujours.
J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour...
Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir,
Je ferai de nous deux, mes plus beaux souvenirs...
Je reprendrai la rout', le Monde m'émerveill'.
J'irai me réchauffer à un autre Soleil...
(V.F. Je ne suis pas de cell's qui meurent de chagrin,)
Je ne suis pas de ceux qui meurent de chagrin...
(Je n'ai pas la ver-tu des femmes de marins.)
Je n'ai pas la vertu des Chevaliers anciens.

Dis !
Quand reviendras-tu ?
Dis ! au moins le sais-tu ?
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère...
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus !

Que racontent les paroles de la chanson Dis ! Quand Reviendras-tu ? de Barbara ?

Paris, l'automne, et quelqu'un qui ne revient pas

Il y a des chansons qui commencent dans la résignation et qui finissent debout. « Dis ! Quand reviendras-tu ? » de Barbara est de celles-là. On entre dans le texte sur une question simple, presque murmurée — combien de jours, combien de nuits — et cette façon de compter le vide dit déjà tout sur la solitude de celle qui attend.

Au début, il y avait une promesse. Il avait dit : « Au printemps, tu verras, je serai de retour. » Le printemps avec ses jardins refleuris, les rues de Paris, la légèreté de l'amour retrouvé. On imagine presque la scène, deux silhouettes qui flânent. Mais le printemps est passé sans lui. Et Barbara laisse le décor de Paris se transformer sous nos yeux : les feuilles craquent, les feux de bois brûlent, l'automne a pris la place des fleurs promises. La ville est toujours belle, mais cette beauté-là fait mal.

Chavirer sans se noyer

Le deuxième couplet est le plus physique, le plus viscéral. Elle tangue, elle chavire, elle tourne, elle se traîne — une succession de verbes qui donnent le vertige, comme si l'absence de l'autre déréglait jusqu'au sens de l'équilibre. « Ton image me hante, je te parle tout bas. » On est dans l'intime pur, dans ce dialogue que l'on entretient avec les absents faute de mieux.

Mais Barbara n'est pas une femme qui se laisse consumer. C'est là que la chanson prend une tournure inattendue, presque froide dans sa clarté. Le troisième couplet rompt avec la langueur : si tu ne reviens pas, je reprendrai la route. « Je ferai de nous deux, mes plus beaux souvenirs. » La menace est douce mais ferme. Elle n'est pas de celles qui meurent de chagrin, elle ne s'y résigne pas. L'amour est immense — « j'ai beau n'aimer que toi » — mais il ne vaut pas une vie figée dans l'attente.

Ce qui reste après le refrain

Le refrain revient trois fois, implacable. « Que tout le temps perdu / Ne se rattrape plus. » À force de répétition, il finit par sonner comme une évidence universelle, bien au-delà de cette histoire-là. Barbara a cette façon de parler d'une situation particulière et de toucher quelque chose de commun à tous — l'urgence de vivre, le refus de gaspiller son cœur sur quelqu'un qui n'est plus là.

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