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Paroles de la chanson Dangerous par

Ṣ'on gbọ mi ni?
Terry Apala oni'rin
Ayra Starr mi
Omo korin dowo li
(Initiating RAGEE process)

[Ayra Starr]
Starrgirl, I don't play around
Any money that be comin' is the right amount
I'm talking ten figures, in the day, I'm out
Them busybody no fit busy if I'm not around (Big-big-big)
Big money, never let me down (Down)
Me no do transaction, make them still decline (Decline)
I'm talking live wire, they can't hold me down
Be like Jackie Chan (Uh, uh, mm-hmm, mm)

[Ayra Starr]
Wọn le ri mi tan (Mm)
Pretty gangstar, man, I've seen it all (Yeah)
Mobstarrs na my family (Yeah)
Say, this small world na money make am go round
Make them bring the contract (Yeah)
Dá padà, they go still return back (Yeah)
Ratata, my machine, e don start (Uh)
What they do now, we already done that

[Ayra Starr & Terry Apala, Terry Apala]
Mm, they know, mm, they know
She's bringing the flames in again and again
Ayra Starr, l'ọmọ t'on sọ
Mm, they know, mm, they know
She's bringing the flames in again and again
Ayra Starr, l'ọmọ t'on sọ
Mm, they know (Na you go know), mm, they know
She's bringing the flames in again and again
Ayra Starr, l'ọmọ t'on sọ
Mm, they know (Na you go know), mm, they know
She's bringing the flames in again and again
Ayra Starr, l'ọmọ t'on sọ

[Ayra Starr]
Wọn le ri mi tan
Pretty gangstar, man, I've seen it all
Mobstarrs na my family
Say this small world na money make am go round
Make them bring the contract
Dá padà, they go still return back
Ratata, my machine, e don start
What they do now, we already done that

Que racontent les paroles de la chanson Dangerous de Ayra Starr ?

Le feu qui revient toujours

Il y a quelque chose d'immédiat dans Dangerous. Dès les premières secondes, avant même que le beat s'installe vraiment, Ayra Starr pose la question — en yoruba, dans sa langue — comme pour vérifier que la salle est prête. Et puis ça démarre. Pas doucement.

Ce qu'elle raconte dans ce morceau, c'est une version d'elle-même qui n'a plus rien à prouver, et qui le prouve quand même, presque par habitude. "Starrgirl, I don't play around" — c'est la première chose qu'on entend, et c'est déjà une clôture. Il n'y a pas de place pour le doute dans cet univers-là. Les "busybody" qui voudraient s'agiter dans son sillage n'existent que parce qu'elle est là pour les faire exister. Sans elle, plus rien ne tourne.

Mobstarrs et grandes ambitions

Le couplet central a quelque chose d'une réunion de famille. "Mobstarrs na my family" — Terry Apala et Ayra Starr ne font pas que rapper ensemble, ils revendiquent une appartenance, un collectif, une loyauté qui dépasse la collaboration ponctuelle. Et dans ce cercle, la règle est simple : on ne recule pas. "Dapada, they go still return back" — même quand ils partent, ils reviennent. Le contrat finit toujours par être signé. La machine — "ratata, my machine, e don start" — tourne, et une fois lancée, elle ne s'arrête plus.

Ce qui rend la chanson fascinante, c'est cette façon qu'ont les deux artistes de parler du temps. Tout ce que les autres font maintenant, eux l'ont déjà fait. L'avance n'est pas une promesse, c'est un fait établi, presque ennuyeux à énoncer.

Une flamme qu'on ne peut pas éteindre

Le refrain revient en boucle — "she's bringing the flames in again and again" — et cette répétition n'est pas un accident. C'est le point central du message : Ayra Starr n'est pas une apparition, elle est une présence permanente. "L'ọmọ t'on sọ", celle dont on parle, celle qu'on connaît déjà. La chanson finit sans résolution, sans chute dramatique, parce qu'il n'y a rien à résoudre. Le feu brûle. Il a toujours brûlé.

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