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Paroles de la chanson Effrayée par

J'étais tellement gentille avec toi, que t'abusais de ma confiance, c'est normal que ça m'énerve (ça m'énerve)
Tu me dis que je suis trop relou mais t'abuses (mais t'abuses)
T'as trop pris la confiance, là t'abuses (ouais)
Il a trop la tchatche (tchatche), mon cerveau, il attaque (-taque)
Tu m'as menti sur ta vie et tes finances (yeah)
Sur moi n'a pas payé, mais je me laisse pas faire, je suis concentrée
J'le sentais de loin mais j'y croyais pas
T'as tenté de m'éteindre, tu veux trop tout contrôler ça m'effraie (ça m'effraie, yeah)
Au final, j'en ai déduit que je peux pas rester comme ça

Toi tu veux pas, il faut communiquer (communiquer)
Toute cette affaire, ça devient compliqué (devient compliqué)
Trop dégoûtée, ça m'a aïe, aïe, aïe (aïe, aïe, aïe)
J'vais plus rigoler, ça m'a trop aïe, aïe, aïe

Moi, j'aime pas les effrayés (moi, j'aime pas les effrayés)
Tout le temps, tu veux prouver (tout le temps, tu veux prouver)
Mais tu bégayes quand je te dis d'aller là-bas (là-bas)
Tu bégayes quand je te dis j'vais manger là-bas
Ah, j'aime pas les effrayés
Tout le temps, tu veux prouver (tout le temps, tu veux prouver)
Mais tu bégayes quand je te dis d'aller là-bas (là-bas)
‎Tu bégayes quand je te dis j'vais manger là-bas

Je suis une femme imprévisible, tu me voyais pas venir (v'nir)
Si c'était pour me montrer ça, il fallait pas venir
D'habitude, tu mens direct mais avec lui, je suis touchy
Quand en face de moi, j'ai vrai bonhomme, je deviens tacky
Et en vrai, je vois plus qu'est-ce que tu m'apportes ?
Y'a des jours, c'est soleil (c'est soleil), y'a des fois, c'est sombre (y'a des fois, c'est sombre)
Je suis perdue, ça prend toute ces formes

Tes belles paroles ne m'impressionnent même plus
Minimum, il vient toujours en voiture
Art Basel, il se joue les fashions
J'aime les achats, il sait que j'suis une fashion

Moi, j'aime pas les effrayés (moi, j'aime pas les effrayés)
Tout le temps, tu veux prouver (tout le temps, tu veux prouver)
Mais tu bégayes quand je te dis d'aller là-bas (là-bas)
Tu bégayes quand je te dis j'vais manger là-bas
Ah, j'aime pas les effrayés
Tout le temps, tu veux prouver
Mais tu bégayes quand je te dis d'aller là-bas
‎Tu bégayes quand je te dis j'vais manger là-bas

Ouste, ouste, si c'est pour perdre mon temps
J'ai déjà bien trop donné d'mon temps
Ouais j'avais mon shoot, mais ça give même pas, je dois doser
Les mecs comme toi, j'ai chaud, tu pensais m'avoir, t'es fou
Dans mes rêves, j'voulais pas ça
J'vais te donner, pas de cadeau, cadeau, cadeau, cadeau (cadeau, cadeau, cadeau, cadeau)

Que racontent les paroles de la chanson Effrayée de Aya Nakamura ?

Elle avait tout vu venir, et pourtant

Il y a quelque chose de particulièrement frustrant dans cette chanson — une frustration que l'on ressent dès les premières secondes, quand Aya Nakamura laisse tomber cette phrase comme un constat épuisé : elle était trop gentille, et lui en a abusé. Pas de larmes, pas de dramatisation. Juste cette énergie contenue de quelqu'un qui sait exactement ce qui s'est passé et qui refuse de se laisser embarquer plus loin.

"Effrayée" raconte une histoire qu'on a tous croisée de près ou de loin : un homme qui ment sur ce qu'il est, qui cherche à "éteindre" l'autre pour mieux la garder sous contrôle, et qui finit par trahir sa propre insécurité à chaque petite réaction disproportionnée. Ce bégaiement dont elle parle dans le refrain — quand elle dit juste qu'elle va manger ailleurs et que lui s'emballe — c'est le détail qui dit tout. Les grandes scènes de jalousie, on les repère. Mais ce vacillement-là, ce besoin permanent de prouver sans jamais rien prouver, c'est plus subtil et souvent plus toxique.

Quand l'illusion lâche prise

Au fil du morceau, on sent la chanson changer de température. Le début est habité par une colère encore un peu mêlée de confusion — "je suis perdue, ça prend toutes ces formes" — mais plus on avance, plus la voix d'Aya se pose. Elle observe, elle comptabilise : les belles paroles qui ne font plus effet, les sorties à Art Basel pour se donner un genre, le minimum syndical habillé en grand geste. Elle ne crie pas. Elle conclut.

Le pont final est peut-être le moment le plus fort du morceau. "J'ai déjà bien trop donné d'mon temps" — sept mots qui referment la porte sans la claquer. Aya Nakamura a cette capacité, dans ses meilleurs textes, de transformer une situation banale en quelque chose d'universel sans jamais perdre le détail juste, la formule qui sonne vrai. "Effrayée" ne cherche pas à émouvoir. Elle cherche à trancher — et elle y arrive.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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