Paroles de la chanson On verra par
On verra bien combien de temps perdu
Comment faire pour faire sans
Avant qu'on s'habitue
On verra bien qui refera sa vie
Qui de nous va faire sans
Quand tout sera fini
Vide, l'appartement paraît vide
Tout c'était passé si vite
Encore hier, tu m'avais trouvé un grain de beauté sur le dos
Et tu disais que c'était beau
Le dernier souffle avant la fin
La dernière fois que tu me voyais nue
Et moi, je ne disais rien
Comment faire pour faire sans
Avant qu'on s'habitue
On verra bien qui refera sa vie
Qui de nous va faire sans
Quand tout sera fini
Vide, l'appartement paraît vide
Tout c'était passé si vite
Encore hier, tu m'avais trouvé un grain de beauté sur le dos
Et tu disais que c'était beau
Le dernier souffle avant la fin
La dernière fois que tu me voyais nue
Et moi, je ne disais rien
Si je pouvais retourner avant les contretemps
Quand on était que deux, tu étais mon printemps
Si je pouvais retourner avant que tu me manques
Loin du cœur, loin des yeux
Manqué par la distance
On verra bien combien de temps perdu
Comment faire pour faire sans
Avant qu'on s'habitue
On verra bien qui refera sa vie
Qui de nous va faire sans
Quand tout sera fini
Vide, l'appartement est resté vide
Rien a changé, tout se fige
Encore hier, je voulais t'écrire et soudain j'ai vu un gars à côté de ton nom
Encore un à tuer
Quand on était que deux, tu étais mon printemps
Si je pouvais retourner avant que tu me manques
Loin du cœur, loin des yeux
Manqué par la distance
On verra bien combien de temps perdu
Comment faire pour faire sans
Avant qu'on s'habitue
On verra bien qui refera sa vie
Qui de nous va faire sans
Quand tout sera fini
Vide, l'appartement est resté vide
Rien a changé, tout se fige
Encore hier, je voulais t'écrire et soudain j'ai vu un gars à côté de ton nom
Encore un à tuer
Cette fois c'est pour de bon
Bientôt il ne restera plus rien
Que l'écho des jours passés
Si je pouvais retourner avant les contretemps
Quand on était que deux, tu étais mon printemps
Si je pouvais retourner avant que tu me manques
Loin du cœur, loin des yeux
Manqué par la distance
On verra bien combien de temps perdu
Comment faire pour faire sans
Avant qu'on s'habitue
On verra bien qui refera sa vie
Qui de nous va faire sans
Quand tout sera fini
On verra bien combien de temps perdu
On verra bien qui refera sa vie
Bientôt il ne restera plus rien
Que l'écho des jours passés
Si je pouvais retourner avant les contretemps
Quand on était que deux, tu étais mon printemps
Si je pouvais retourner avant que tu me manques
Loin du cœur, loin des yeux
Manqué par la distance
On verra bien combien de temps perdu
Comment faire pour faire sans
Avant qu'on s'habitue
On verra bien qui refera sa vie
Qui de nous va faire sans
Quand tout sera fini
On verra bien combien de temps perdu
On verra bien qui refera sa vie
Et pour relativiser
Une fête pour pas m'ennuyer
Un verre pour pas y penser
T'écrire avant de sombrer
Et toi, tu m'avais trouvé
Un mot de trop, j'ai vrillé
Des cris encore, j'ai pleuré
J'aimerais tant t'oublier
On verra bien combien de temps perdu
Comment faire pour faire sans
Avant qu'on s'habitue
On verra bien qui refera sa vie
Qui de nous va faire sans
Quand tout sera fini
On verra bien combien de temps perdu
Comment faire pour faire sans
Avant qu'on s'habitue
On verra bien qui refera sa vie
Qui de nous va faire sans
Quand tout sera fini
Et hier, tes yeux me fuyaient
Je gardais mes œillères
Dernier verre avant que vienne demain
Est-c'que je t'oublierai ?
On verra bien
On verra bien qui refera sa vie
Qui de nous va faire sans
Quand tout sera fini
Et hier, tes yeux me fuyaient
Je gardais mes œillères
Dernier verre avant que vienne demain
Est-c'que je t'oublierai ?
On verra bien
Que racontent les paroles de la chanson On verra de Angèle ?
L'appartement qui ne change pas
Il y a quelque chose d'insupportable dans un appartement après une rupture. Les objets restent à leur place, indifférents, pendant que tout le reste s'effondre. C'est exactement là qu'Angèle installe « On verra bien » — dans cet espace suspendu où le temps s'est arrêté mais où la vie, elle, continue d'avancer malgré soi.
Dès les premières images, on est dans cette chambre froide, ce salon trop grand. « Vide, l'appartement paraît vide » — la répétition du mot n'est pas une maladresse, c'est une façon de faire sentir le vide lui-même, comme si les mots aussi manquaient pour le décrire. Et puis surgit ce souvenir, fulgurant dans sa banalité : lui qui découvre un grain de beauté dans son dos, qui dit que c'est beau. Un geste si petit, si quotidien, devenu maintenant presque insoutenable à porter. La narratrice le sait — c'était déjà une fin sans qu'elle le sache encore.
Quand une notification remplace la rupture
Ce qui est beau et douloureux à la fois dans ce texte, c'est qu'Angèle n'idéalise rien. Elle ne raconte pas une grande histoire d'amour qui s'effondre dans les larmes et les éclats — elle raconte la rupture telle qu'elle existe vraiment aujourd'hui. Un prénom sur un écran, « un gars à côté de ton nom ». Une fête pour s'occuper les mains. Un verre pour ne pas écrire. Et puis on écrit quand même, et « un mot de trop, j'ai vrillé ». La chanson avance par petites secousses, comme le deuil lui-même.
Le refrain revient encore et encore — « on verra bien qui refera sa vie » — et à force de l'entendre, on comprend que ce n'est pas une promesse d'aller mieux. C'est une façon de tenir debout quand on ne sait pas encore comment faire sans l'autre. La dernière question, posée à voix basse — « est-ce que je t'oublierai ? » — reste sans réponse. Angèle ne ment pas : elle non plus, elle ne sait pas encore.
Il y a quelque chose d'insupportable dans un appartement après une rupture. Les objets restent à leur place, indifférents, pendant que tout le reste s'effondre. C'est exactement là qu'Angèle installe « On verra bien » — dans cet espace suspendu où le temps s'est arrêté mais où la vie, elle, continue d'avancer malgré soi.
Dès les premières images, on est dans cette chambre froide, ce salon trop grand. « Vide, l'appartement paraît vide » — la répétition du mot n'est pas une maladresse, c'est une façon de faire sentir le vide lui-même, comme si les mots aussi manquaient pour le décrire. Et puis surgit ce souvenir, fulgurant dans sa banalité : lui qui découvre un grain de beauté dans son dos, qui dit que c'est beau. Un geste si petit, si quotidien, devenu maintenant presque insoutenable à porter. La narratrice le sait — c'était déjà une fin sans qu'elle le sache encore.
Quand une notification remplace la rupture
Ce qui est beau et douloureux à la fois dans ce texte, c'est qu'Angèle n'idéalise rien. Elle ne raconte pas une grande histoire d'amour qui s'effondre dans les larmes et les éclats — elle raconte la rupture telle qu'elle existe vraiment aujourd'hui. Un prénom sur un écran, « un gars à côté de ton nom ». Une fête pour s'occuper les mains. Un verre pour ne pas écrire. Et puis on écrit quand même, et « un mot de trop, j'ai vrillé ». La chanson avance par petites secousses, comme le deuil lui-même.
Le refrain revient encore et encore — « on verra bien qui refera sa vie » — et à force de l'entendre, on comprend que ce n'est pas une promesse d'aller mieux. C'est une façon de tenir debout quand on ne sait pas encore comment faire sans l'autre. La dernière question, posée à voix basse — « est-ce que je t'oublierai ? » — reste sans réponse. Angèle ne ment pas : elle non plus, elle ne sait pas encore.