Paroles de la chanson Encore une fois par
On a parlé jusqu'au matin
Les yeux rouges, la voix basse
Des « on va faire des efforts »
Comme si ça effaçait les traces
Assis par terre dans la cuisine
La lumière du frigo pour témoin
On refait toujours le film
Mais jamais la fin
On a promis d'être plus doux
D'arrêter les non-dits
Mais c'est le même silence qui s'invite dans le lit
On connaît les mots par cœur
On sait quand l'autre va lâcher
On se regarde sans se voir, comme si ça pouvait passer
Les yeux rouges, la voix basse
Des « on va faire des efforts »
Comme si ça effaçait les traces
Assis par terre dans la cuisine
La lumière du frigo pour témoin
On refait toujours le film
Mais jamais la fin
On a promis d'être plus doux
D'arrêter les non-dits
Mais c'est le même silence qui s'invite dans le lit
On connaît les mots par cœur
On sait quand l'autre va lâcher
On se regarde sans se voir, comme si ça pouvait passer
On tourne en rond
Comme l'aiguille d'une montre cassée
On le sait pourtant
On fait semblant d'oublier
Encore une fois
On dit qu'on va changer
Encore une fois
On essaye de se parler
Mais quand tu me regardes
Je vois plus rien de clair
Encore une fois
On se perd
Encore une fois
C'est chaud puis c'est froid
Encore une fois
Je me perds dans tes bras
Et même le silence devient lourd entre nous
Comme l'aiguille d'une montre cassée
On le sait pourtant
On fait semblant d'oublier
Encore une fois
On dit qu'on va changer
Encore une fois
On essaye de se parler
Mais quand tu me regardes
Je vois plus rien de clair
Encore une fois
On se perd
Encore une fois
C'est chaud puis c'est froid
Encore une fois
Je me perds dans tes bras
Et même le silence devient lourd entre nous
Encore une fois
On rejoue tout
Je sais qu'on joue mal tous les rôles qu'on se donne
On se blesse le jour et la nuit, on pardonne
Mais on sait qu'au bout, on a donné
C'est la vérité
On peut pas s'en cacher
On tourne, tourne, tourne encore
Entre ces quatre murs et le même décor
Le cœur sous pause depuis trop longtemps
Comme deux fantômes dans un appartement
Et je sais que tu sais
Qu'on n'avance plus
Je t'aime pour de vrai
Mais c'est foutu
On rejoue tout
Je sais qu'on joue mal tous les rôles qu'on se donne
On se blesse le jour et la nuit, on pardonne
Mais on sait qu'au bout, on a donné
C'est la vérité
On peut pas s'en cacher
On tourne, tourne, tourne encore
Entre ces quatre murs et le même décor
Le cœur sous pause depuis trop longtemps
Comme deux fantômes dans un appartement
Et je sais que tu sais
Qu'on n'avance plus
Je t'aime pour de vrai
Mais c'est foutu
Encore une fois
On dit qu'on va changer
Encore une fois
On essaye de se parler
Mais quand tu me regardes
Je vois plus rien de clair
Encore une fois
On se perd
Encore une fois
C'est chaud puis c'est froid
Encore une fois
Je me perds dans tes bras
Et même le silence devient lourd entre nous
Encore une fois
On rejoue tout
Que racontent les paroles de la chanson Encore une fois de Ambre Vallet ?
Quatre murs et deux fantômes
Il est probablement quatre heures du matin. Le sol de la cuisine est froid, la lumière du frigo dessine des ombres sur deux visages épuisés. C'est là qu'Ambre Vallet installe sa chanson, dans cet entre-deux nocturne où l'on dit tout et rien, où les mots ressemblent à des rituels plus qu'à des actes. « On refait toujours le film / Mais jamais la fin » — en deux vers, elle résume des mois, peut-être des années.
Le manège qui ne s'arrête pas
« Encore une fois » fonctionne comme une respiration douloureuse. Le refrain revient, insistant, presque hypnotique, et c'est voulu : la forme musicale épouse le fond. On est soi-même pris dans la répétition, on ressent le vertige de cette relation qui tourne, tourne, sans trouver de sortie. Chaud puis froid, reproche puis pardon, distance puis étreinte — Vallet décrit cette alternance avec une économie de mots redoutable. Elle ne surexplique jamais. Elle laisse les images faire le travail : le lit où le silence s'installe, les bras dans lesquels on se perd encore, le cœur « sous pause depuis trop longtemps ».
Quand l'amour ne suffit plus à lui seul
Ce qui rend la chanson particulièrement troublante, c'est qu'il n'y a pas de méchant dans cette histoire. Pas de tromperie, pas de violence, pas de grand déchirement spectaculaire. Juste deux personnes qui s'aiment — vraiment — et qui se blessent quand même, « le jour », avant de pardonner « la nuit ». La lucidité du dernier pont tombe comme un verdict prononcé à voix basse : « je t'aime pour de vrai / mais c'est foutu ». Six mots qui contiennent toute la tragédie tranquille des amours qui s'éteignent non pas dans la tempête, mais dans l'usure. Ambre Vallet ne cherche pas à faire pleurer — et c'est peut-être pour ça qu'on est si proches des larmes.
Il est probablement quatre heures du matin. Le sol de la cuisine est froid, la lumière du frigo dessine des ombres sur deux visages épuisés. C'est là qu'Ambre Vallet installe sa chanson, dans cet entre-deux nocturne où l'on dit tout et rien, où les mots ressemblent à des rituels plus qu'à des actes. « On refait toujours le film / Mais jamais la fin » — en deux vers, elle résume des mois, peut-être des années.
Le manège qui ne s'arrête pas
« Encore une fois » fonctionne comme une respiration douloureuse. Le refrain revient, insistant, presque hypnotique, et c'est voulu : la forme musicale épouse le fond. On est soi-même pris dans la répétition, on ressent le vertige de cette relation qui tourne, tourne, sans trouver de sortie. Chaud puis froid, reproche puis pardon, distance puis étreinte — Vallet décrit cette alternance avec une économie de mots redoutable. Elle ne surexplique jamais. Elle laisse les images faire le travail : le lit où le silence s'installe, les bras dans lesquels on se perd encore, le cœur « sous pause depuis trop longtemps ».
Quand l'amour ne suffit plus à lui seul
Ce qui rend la chanson particulièrement troublante, c'est qu'il n'y a pas de méchant dans cette histoire. Pas de tromperie, pas de violence, pas de grand déchirement spectaculaire. Juste deux personnes qui s'aiment — vraiment — et qui se blessent quand même, « le jour », avant de pardonner « la nuit ». La lucidité du dernier pont tombe comme un verdict prononcé à voix basse : « je t'aime pour de vrai / mais c'est foutu ». Six mots qui contiennent toute la tragédie tranquille des amours qui s'éteignent non pas dans la tempête, mais dans l'usure. Ambre Vallet ne cherche pas à faire pleurer — et c'est peut-être pour ça qu'on est si proches des larmes.