Paroles de la chanson Prisencolinensinainciusol par
Prisencolinensinainciusol
In de col men seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Uis de seim cius nau op de seim
Ol uait men in de colobos dai
Trrr - ciak is e maind beghin de col
Bebi stei ye push yo oh
Uis de seim cius nau op de seim
Ol uait men in de colobos dai
Not s de seim laikiu de promisdin
Iu nau in trabol lovgiai ciu gen
In do camo not cius no bai for lov so
In de col men seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Uis de seim cius nau op de seim
Ol uait men in de colobos dai
Trrr - ciak is e maind beghin de col
Bebi stei ye push yo oh
Uis de seim cius nau op de seim
Ol uait men in de colobos dai
Not s de seim laikiu de promisdin
Iu nau in trabol lovgiai ciu gen
In do camo not cius no bai for lov so
Op op giast cam lau ue cam lov ai
Oping tu stei laik cius go mo men
Iu bicos tue men cold dobrei goris
Oh sandei
Ai ai smai sesler
Eni els so co uil piso ai
In de col men seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Ai ai smai senflecs
Eni go for doing peso ai
Prisencolinensinainciusol ol rait
Uel ai sint no ai giv de sint
Laik de cius nobodi oh gud taim lev feis go
Oping tu stei laik cius go mo men
Iu bicos tue men cold dobrei goris
Oh sandei
Ai ai smai sesler
Eni els so co uil piso ai
In de col men seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Ai ai smai senflecs
Eni go for doing peso ai
Prisencolinensinainciusol ol rait
Uel ai sint no ai giv de sint
Laik de cius nobodi oh gud taim lev feis go
Uis de seim et seim cius go no ben
Let de cius end kai for not de gai giast stei
Ai ai smai senflecs
Eni go for doing peso ai
In de col mein seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Lu nei si not sicidor
Ah es la bebi la dai big iour
Ai aismai senflecs
Eni go for doing peso ai
In de col mein seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Let de cius end kai for not de gai giast stei
Ai ai smai senflecs
Eni go for doing peso ai
In de col mein seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Lu nei si not sicidor
Ah es la bebi la dai big iour
Ai aismai senflecs
Eni go for doing peso ai
In de col mein seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Lu nei si not sicodor
Ah es la bebi la dai big iour
Ah es la bebi la dai big iour
Que racontent les paroles de la chanson Prisencolinensinainciusol de Adriano Celentano ?
Écouter sans comprendre, comprendre sans écouter
Imaginez une chanson dont vous ne saisissez pas un seul mot — et pourtant, vous la chantez. Vous bougez la tête. Vous ressentez quelque chose. C'est exactement ce que provoque "Prisencolinensinainciusol" depuis sa sortie en 1972. Adriano Celentano, géant de la variété italienne, a fabriqué une langue de toutes pièces : une masse de syllabes qui sonnent américain sans l'être, un anglais fantôme qui n'existe que dans l'oreille de celui qui écoute.
Le vertige du faux familier
En posant la voix sur ce texte impossible, Celentano fait quelque chose d'assez troublant : il reproduit exactement la sensation qu'avait un Européen des années 70 face à la déferlante culturelle américaine. On entend "ol rait", on reconnaît "bebi", on croit attraper un sens — et puis rien. Le sol se dérobe. Ce pseudo-anglais est une blague cruelle et tendre à la fois, tendue à tous ceux qui fredonnaient des chansons américaines sans en comprendre un traître mot. La langue dominante devient soudain une musique parmi d'autres, vidée de son autorité.
Quand le groove dit tout ce que les mots ne disent pas
Ce qui est vertigineux, c'est que le morceau fonctionne. La ligne de basse est solide, le funk est sincère, et Celentano chante avec une conviction totale — comme si "uis de seim cius nau op de seim" voulait dire quelque chose d'urgent, de vital. On se laisse porter. On entre dans l'histoire sans y être invité. Et c'est là tout le paradoxe magnifique de la chanson : elle prouve, en temps réel, que la musique n'a pas besoin du langage pour communiquer. L'émotion passe, le corps répond, la connexion s'établit — et le sens, lui, peut très bien rester dehors. Celentano n'a pas seulement écrit un tube étrange. Il a composé une expérience, une question posée à toute une époque, et la réponse résonne encore aujourd'hui.
Imaginez une chanson dont vous ne saisissez pas un seul mot — et pourtant, vous la chantez. Vous bougez la tête. Vous ressentez quelque chose. C'est exactement ce que provoque "Prisencolinensinainciusol" depuis sa sortie en 1972. Adriano Celentano, géant de la variété italienne, a fabriqué une langue de toutes pièces : une masse de syllabes qui sonnent américain sans l'être, un anglais fantôme qui n'existe que dans l'oreille de celui qui écoute.
Le vertige du faux familier
En posant la voix sur ce texte impossible, Celentano fait quelque chose d'assez troublant : il reproduit exactement la sensation qu'avait un Européen des années 70 face à la déferlante culturelle américaine. On entend "ol rait", on reconnaît "bebi", on croit attraper un sens — et puis rien. Le sol se dérobe. Ce pseudo-anglais est une blague cruelle et tendre à la fois, tendue à tous ceux qui fredonnaient des chansons américaines sans en comprendre un traître mot. La langue dominante devient soudain une musique parmi d'autres, vidée de son autorité.
Quand le groove dit tout ce que les mots ne disent pas
Ce qui est vertigineux, c'est que le morceau fonctionne. La ligne de basse est solide, le funk est sincère, et Celentano chante avec une conviction totale — comme si "uis de seim cius nau op de seim" voulait dire quelque chose d'urgent, de vital. On se laisse porter. On entre dans l'histoire sans y être invité. Et c'est là tout le paradoxe magnifique de la chanson : elle prouve, en temps réel, que la musique n'a pas besoin du langage pour communiquer. L'émotion passe, le corps répond, la connexion s'établit — et le sens, lui, peut très bien rester dehors. Celentano n'a pas seulement écrit un tube étrange. Il a composé une expérience, une question posée à toute une époque, et la réponse résonne encore aujourd'hui.