Paroles de la chanson C'est tout moi par
J'ai grandi à Nantes dans une ville de crack head
J'y ai rencontré mon ex avec lui j'ai failli devenir
La ville me paraissait grande puis j'ai découvert Paris
Et j'ai claqué mon avance dans une cure à 50 000
Accro calmement j'en ai fait mon marketing
Mon 1er album finit aux Victoires de la Musique
1er concert clean c'était à We Love Green
J'ai chialé sur la scène en regardant ma famille
Ma famille est cool car j'ai sûrement pris trop de place
J'y ai rencontré mon ex avec lui j'ai failli devenir
La ville me paraissait grande puis j'ai découvert Paris
Et j'ai claqué mon avance dans une cure à 50 000
Accro calmement j'en ai fait mon marketing
Mon 1er album finit aux Victoires de la Musique
1er concert clean c'était à We Love Green
J'ai chialé sur la scène en regardant ma famille
Ma famille est cool car j'ai sûrement pris trop de place
Mon grand frère est ouf entre 2 sœurs ravagées
Ma sœur est attachante on a trop de points communs
Tout ce que je déteste chez elle c'est ce que je déteste chez moi
Ma mère travaille trop elle enchaîne les cigarettes
Elle garde tout pour elle on craint qu'elle nous fasse un cancer
Mon père est à la retraite passe ses week-ends à la messe
Dit qu'il n'a pas besoin de psy
(Hum)
Mais maman est psy
Voilà c'est tout moi
C'est cassé dommage
J'irai mieux demain
Ma sœur est attachante on a trop de points communs
Tout ce que je déteste chez elle c'est ce que je déteste chez moi
Ma mère travaille trop elle enchaîne les cigarettes
Elle garde tout pour elle on craint qu'elle nous fasse un cancer
Mon père est à la retraite passe ses week-ends à la messe
Dit qu'il n'a pas besoin de psy
(Hum)
Mais maman est psy
Voilà c'est tout moi
C'est cassé dommage
J'irai mieux demain
Mh
Voilà c'est tout moi
Je veux pas qu'on me répare
J'irai même plus loin
Parfois je me sens comme une intrus à ma propre vie
Mon appart à Paris plus grand que la maison de ma famille
Je me déplace en taxi je prends des cours de pilates
Je ressemble de plus en plus à toutes les filles qui me blasent
J'ai peur de rechuter et j'ai peur de me défoncer
Comme le soir des NMA quand je suis passée à la télé
On a fait sauter l'extrait pendant ce temps-là
Voilà c'est tout moi
Je veux pas qu'on me répare
J'irai même plus loin
Parfois je me sens comme une intrus à ma propre vie
Mon appart à Paris plus grand que la maison de ma famille
Je me déplace en taxi je prends des cours de pilates
Je ressemble de plus en plus à toutes les filles qui me blasent
J'ai peur de rechuter et j'ai peur de me défoncer
Comme le soir des NMA quand je suis passée à la télé
On a fait sauter l'extrait pendant ce temps-là
J'étais pétée dans une suite du Martinez
J'ai peur de rester lâche de pas poser mes limites
De continuer de faire la bise au gars qui m'a frottée la nuit
J'ai peur d'être oubliée j'ai peur d'être remplacée
Les filles dont je suis fan me font toujours me comparer
J'ai peur que mon mec me trompe pour une meuf plus bonne que moi
Peur d'être jamais assez bien et j'ai peur de prendre du poids
Je suis body positive mais ça s'arrête
Quand je croise mon reflet dans le miroir
Voilà c'est tout moi
J'ai peur de rester lâche de pas poser mes limites
De continuer de faire la bise au gars qui m'a frottée la nuit
J'ai peur d'être oubliée j'ai peur d'être remplacée
Les filles dont je suis fan me font toujours me comparer
J'ai peur que mon mec me trompe pour une meuf plus bonne que moi
Peur d'être jamais assez bien et j'ai peur de prendre du poids
Je suis body positive mais ça s'arrête
Quand je croise mon reflet dans le miroir
Voilà c'est tout moi
C'est cassé dommage
J'irai mieux demain
Mh
Voilà c'est tout moi
Je veux pas qu'on me répare
J'irai même plus loin
Voilà c'est tout moi
C'est cassé dommage
J'irai mieux demain
Mh
Voilà c'est tout moi
Je veux pas qu'on me répare
J'irai même plus loin
J'irai mieux demain
Mh
Voilà c'est tout moi
Je veux pas qu'on me répare
J'irai même plus loin
Voilà c'est tout moi
C'est cassé dommage
J'irai mieux demain
Mh
Voilà c'est tout moi
Je veux pas qu'on me répare
J'irai même plus loin
Que racontent les paroles de la chanson C'est tout moi de Adèle Castillon ?
Nantes, Paris, le miroir
Tout commence à Nantes, dans ce qu'elle appelle sans détour « une ville de crack head », et ça donne le ton immédiatement : Adèle Castillon ne viendra pas ici pour soigner les images. Elle parle d'un ex avec qui elle a failli basculer, d'une ville qui lui semblait grande avant que Paris ne l'avale, d'une avance artistique engloutie dans une cure de désintoxication. En moins de quatre lignes, on est déjà dans quelque chose d'épais, de réel, de légèrement vertigineux.
Ce qui rend « C'est tout moi » singulier, c'est la façon dont la chanson refuse la dramaturgie classique. Il n'y a pas de montée vers la rédemption, pas de moment cathartique soigneusement construit. À la place, il y a cette énergie de l'inventaire — la famille passée en revue avec une tendresse qui fait mal : la mère qui garde tout pour elle et enchaîne les clopes, le père à la messe qui dit ne pas avoir besoin d'un psy, pendant que maman est justement psy. Ce petit « Hum » glissé avant la chute, il fait tout. Il porte à la fois l'ironie et l'amour.
Quand la peur prend toute la place
Puis vient le deuxième souffle du texte, et là Castillon lâche quelque chose de plus brûlant. Elle raconte les NMAs, la télé, et le fait qu'elle était défoncée dans une suite du Martinez pendant qu'on coupait son passage à l'antenne. Elle évoque, sobrement mais clairement, un homme qui l'a « frottée la nuit » et face auquel elle continue de faire la bise. Elle parle de body positivity qui s'effondre au premier miroir croisé. Ces peurs ne s'annulent pas entre elles — elles s'empilent, et c'est exactement leur force.
Le refrain répond à tout ça non pas en promettant une guérison mais en posant quelque chose de presque fier dans la fracture : « Je veux pas qu'on me répare, j'irai même plus loin. » C'est une chanson qui choisit d'avancer cassée plutôt que d'attendre d'être entière.
Tout commence à Nantes, dans ce qu'elle appelle sans détour « une ville de crack head », et ça donne le ton immédiatement : Adèle Castillon ne viendra pas ici pour soigner les images. Elle parle d'un ex avec qui elle a failli basculer, d'une ville qui lui semblait grande avant que Paris ne l'avale, d'une avance artistique engloutie dans une cure de désintoxication. En moins de quatre lignes, on est déjà dans quelque chose d'épais, de réel, de légèrement vertigineux.
Ce qui rend « C'est tout moi » singulier, c'est la façon dont la chanson refuse la dramaturgie classique. Il n'y a pas de montée vers la rédemption, pas de moment cathartique soigneusement construit. À la place, il y a cette énergie de l'inventaire — la famille passée en revue avec une tendresse qui fait mal : la mère qui garde tout pour elle et enchaîne les clopes, le père à la messe qui dit ne pas avoir besoin d'un psy, pendant que maman est justement psy. Ce petit « Hum » glissé avant la chute, il fait tout. Il porte à la fois l'ironie et l'amour.
Quand la peur prend toute la place
Puis vient le deuxième souffle du texte, et là Castillon lâche quelque chose de plus brûlant. Elle raconte les NMAs, la télé, et le fait qu'elle était défoncée dans une suite du Martinez pendant qu'on coupait son passage à l'antenne. Elle évoque, sobrement mais clairement, un homme qui l'a « frottée la nuit » et face auquel elle continue de faire la bise. Elle parle de body positivity qui s'effondre au premier miroir croisé. Ces peurs ne s'annulent pas entre elles — elles s'empilent, et c'est exactement leur force.
Le refrain répond à tout ça non pas en promettant une guérison mais en posant quelque chose de presque fier dans la fracture : « Je veux pas qu'on me répare, j'irai même plus loin. » C'est une chanson qui choisit d'avancer cassée plutôt que d'attendre d'être entière.