Paroles de la chanson Who's That par
Would it be so wrong to be on the take?
I've been blowing all the ducks away
Just another weekday
Wouldn't be so bad if you'd just engage
And kept running from a memory
Of living through the same thing
Like Orion when I wake up in the morn'
There's a fire burning
Just there out of reach
I keep moving through the revolving doors
It's only my depression, baby
Where do I belong?
Will it change with time?
You've been running down a different road
I've been blowing all the ducks away
Just another weekday
Wouldn't be so bad if you'd just engage
And kept running from a memory
Of living through the same thing
Like Orion when I wake up in the morn'
There's a fire burning
Just there out of reach
I keep moving through the revolving doors
It's only my depression, baby
Where do I belong?
Will it change with time?
You've been running down a different road
And I keep moving to the inside
But now I found my fortune
I know she can't relate
We keep time on a different plane
Where everything's always changing
Did I blow it?
Did it just explode?
There's a lion hanging from my teeth
I can taste it but I can't get close
It's only my depression, baby
There's a whole world running away from me
There's a lion hangin on my neck
I can tame it
But he might break free
Who's that?
It's only my depression, baby
But now I found my fortune
I know she can't relate
We keep time on a different plane
Where everything's always changing
Did I blow it?
Did it just explode?
There's a lion hanging from my teeth
I can taste it but I can't get close
It's only my depression, baby
There's a whole world running away from me
There's a lion hangin on my neck
I can tame it
But he might break free
Who's that?
It's only my depression, baby
Que racontent les paroles de la chanson Who's That de The War on Drugs ?
Quand le lion s'accroche
Il y a quelque chose de particular dans la façon dont The War on Drugs laisse la douleur s'installer dans ses chansons : sans hurler, sans fracas, juste en la laissant prendre de la place, progressivement, comme une marée montante qu'on aurait d'abord prise pour une flaque. "Who's That" fonctionne exactement comme ça.
Au départ, on croirait presque à une chanson sur l'ennui. Un narrateur qui dérive, qui souffle ses journées — "just another weekday" —, qui tourne dans des portes à tambour sans savoir pourquoi ni pour aller où. La guitare traîne, les synthés flottent, et Adam Granduciel parle de mémoires qu'on fuit, de routes divergentes, d'une femme qui ne peut pas comprendre — "I know she can't relate". C'est flou, c'est vague, et c'est exactement voulu.
Un monde qui s'éloigne à toute allure
Puis quelque chose bascule. "There's a whole world running away from me" — et là, on comprend que ce n'est pas le monde qui bouge, c'est lui qui reste figé, pétrifié par quelque chose qu'il a du mal à nommer. Le lion fait son apparition, d'abord aux dents, puis autour du cou. Cette image est physiquement juste : la dépression a ce côté-là, ce poids sur la gorge, cette présence animale et irrationnelle qu'on essaie d'apprivoiser mais qui garde toujours une part sauvage.
Il dit qu'il peut la dompter. Mais le "might break free" qui suit aussitôt trahit tout — ce n'est pas une certitude, c'est une espérance fragile qu'on formule à voix haute pour se convaincre soi-même.
Le "baby" qui change tout
La chanson se referme sur une question — "Who's that?" — et sa propre réponse : "It's only my depression, baby." Ce "baby" est peut-être le mot le plus étrange et le plus juste de tout le texte. Il adoucit, il domestique, il parle à la dépression comme à quelqu'un de familier, presque intime. Quelqu'un qu'on connaît trop bien pour encore en avoir peur, mais pas assez pour s'en être libéré. C'est une chanson sur cette cohabitation-là — ni résignation totale, ni victoire. Juste la vie, avec le lion dans le cou.
Il y a quelque chose de particular dans la façon dont The War on Drugs laisse la douleur s'installer dans ses chansons : sans hurler, sans fracas, juste en la laissant prendre de la place, progressivement, comme une marée montante qu'on aurait d'abord prise pour une flaque. "Who's That" fonctionne exactement comme ça.
Au départ, on croirait presque à une chanson sur l'ennui. Un narrateur qui dérive, qui souffle ses journées — "just another weekday" —, qui tourne dans des portes à tambour sans savoir pourquoi ni pour aller où. La guitare traîne, les synthés flottent, et Adam Granduciel parle de mémoires qu'on fuit, de routes divergentes, d'une femme qui ne peut pas comprendre — "I know she can't relate". C'est flou, c'est vague, et c'est exactement voulu.
Un monde qui s'éloigne à toute allure
Puis quelque chose bascule. "There's a whole world running away from me" — et là, on comprend que ce n'est pas le monde qui bouge, c'est lui qui reste figé, pétrifié par quelque chose qu'il a du mal à nommer. Le lion fait son apparition, d'abord aux dents, puis autour du cou. Cette image est physiquement juste : la dépression a ce côté-là, ce poids sur la gorge, cette présence animale et irrationnelle qu'on essaie d'apprivoiser mais qui garde toujours une part sauvage.
Il dit qu'il peut la dompter. Mais le "might break free" qui suit aussitôt trahit tout — ce n'est pas une certitude, c'est une espérance fragile qu'on formule à voix haute pour se convaincre soi-même.
Le "baby" qui change tout
La chanson se referme sur une question — "Who's that?" — et sa propre réponse : "It's only my depression, baby." Ce "baby" est peut-être le mot le plus étrange et le plus juste de tout le texte. Il adoucit, il domestique, il parle à la dépression comme à quelqu'un de familier, presque intime. Quelqu'un qu'on connaît trop bien pour encore en avoir peur, mais pas assez pour s'en être libéré. C'est une chanson sur cette cohabitation-là — ni résignation totale, ni victoire. Juste la vie, avec le lion dans le cou.