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Paroles de la chanson Tequila Sunrise (traduction) par

C'est encore un lever de tequila
Qui s'étire lentement à travers le ciel
J'ai dit au revoir
Il n'était qu'un simple journalier
Qui travaillait pour les rêves qu'il avait prévu de poursuivre
Les jours passent

Chaque soir quand le soleil se couche
Juste un autre garçon solitaire en ville
Et elle traîne dehors

Elle n'était pas une femme comme les autres
Et je ne pouvais pas m'empêcher de m'approcher
Ça fait si longtemps
Woah, et c'est un sentiment creux
Quand ça en vient à trahir des amis
Ça ne finit jamais

Prends encore un coup de courage
Tu te demandes pourquoi les bons mots ne viennent jamais
Tu t'engourdit juste
C'est encore un lever de tequila
Ce vieux monde a toujours la même tête
Encore une image

Que racontent les paroles de la chanson Tequila Sunrise (traduction) de Eagles ?

La nuit qui ne finit jamais vraiment

Il y a quelque chose d'hypnotique dans cette chanson. Dès les premières mesures, la guitare acoustique installe une lumière froide, celle d'un matin qui arrive trop tôt ou trop tard, on ne sait plus très bien. Le narrateur, lui, regarde le ciel se teinter lentement — « starin' slowly 'cross the sky » — et on comprend qu'il n'a pas dormi. Pas parce qu'il a fait la fête. Plutôt parce que certaines nuits, le silence est trop bruyant.

Un homme entre deux eaux

Ce personnage, les Eagles le peignent avec très peu de mots mais beaucoup de précision. C'est un homme ordinaire, un travailleur de passage avec des rêves qu'il reporte encore et encore. Elle, de son côté, est dehors, libre, insaisissable. Il l'aime d'une façon qu'il ne contrôle plus — « I couldn't keep from comin' on » — mais il sait aussi que ça ne mène nulle part. Alors il commande un autre verre. Pas pour fêter quelque chose. Plutôt pour remplir ce que le texte appelle un « hollow feelin' », ce creux au centre de la poitrine quand on réalise que même les amis ne peuvent pas grand-chose.

Quand le monde tourne et qu'on reste à quai

Ce qui rend « Tequila Sunrise » si troublante, c'est qu'elle ne dramatise rien. Il n'y a pas de cri, pas de larmes. Juste cette résignation douce, ce « you just get numb » qui dit tout sur la manière dont on finit par s'accommoder de sa propre tristesse. Et puis cette dernière image — le monde qui a l'air pareil qu'avant, « another frame », comme si la vie n'était qu'une succession de plans identiques qu'on regarde défiler. Les Eagles n'offrent aucune sortie de secours, aucune rédemption. Juste un lever de soleil de plus, teint de tequila et de quelque chose qu'on n'arrive pas tout à fait à nommer.

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