Paroles de la chanson Rum And Coca-cola par
If you ever go down Trinidad
They make you feel so very glad
Calypso sing and make up rhyme
Guarantee you one real good fine time
Drinkin' rum and Coca-Cola
Go down Point Koomahnah
Both mother and daughter
Workin' for the Yankee dollar
Oh, beat it man, beat it
Since the Yankee come to Trinidad
They got the young girls all goin' mad
Young girls say they treat 'em nice
Make Trinidad like paradise
They make you feel so very glad
Calypso sing and make up rhyme
Guarantee you one real good fine time
Drinkin' rum and Coca-Cola
Go down Point Koomahnah
Both mother and daughter
Workin' for the Yankee dollar
Oh, beat it man, beat it
Since the Yankee come to Trinidad
They got the young girls all goin' mad
Young girls say they treat 'em nice
Make Trinidad like paradise
Drinkin' rum and Coca-Cola
Go down Point Koomahnah
Both mother and daughter
Workin' for the Yankee dollar
Oh, you vex me, you vex me
From Chicachicaree to Mona's Isle
Native girls all dance and smile
Help soldier celebrate his leave
Make every day like New Year's Eve
Drinkin' rum and Coca-Cola
Go down Point Koomahnah
Both mother and daughter
Workin' for the Yankee dollar
It's a fact, man, it's a fact
In old Trinidad, I also fear
The situation is mighty queer
Like the Yankee girl, the native swoon
When she hear der Bingo croon
Drinkin' rum and Coca-Cola
Go down Point Koomahnah
Both mother and daughter
Workin' for the Yankee dollar
Out on Manzanella Beach
G.I. romance with native peach
All night long, make tropic love
Next day, sit in hot sun and cool off
Drinkin' rum and Coca-Cola
In old Trinidad, I also fear
The situation is mighty queer
Like the Yankee girl, the native swoon
When she hear der Bingo croon
Drinkin' rum and Coca-Cola
Go down Point Koomahnah
Both mother and daughter
Workin' for the Yankee dollar
Out on Manzanella Beach
G.I. romance with native peach
All night long, make tropic love
Next day, sit in hot sun and cool off
Drinkin' rum and Coca-Cola
Go down Point Koomahnah
Both mother and daughter
Workin' for the Yankee dollar
It's a fact, man, it's a fact
Rum and Coca-Cola
Rum and Coca-Cola
Workin' for the Yankee dollar
Both mother and daughter
Workin' for the Yankee dollar
It's a fact, man, it's a fact
Rum and Coca-Cola
Rum and Coca-Cola
Workin' for the Yankee dollar
Que racontent les paroles de la chanson Rum And Coca-cola de The Andrews Sisters ?
Le rhum, le sourire, et ce qu'on ne dit pas
Il y a des chansons qui s'imposent par leur rythme avant même qu'on ait compris un mot de ce qu'elles racontent. "Rum and Coca-Cola" est de celles-là. Dès les premières mesures, les voix des Andrews Sisters installent une chaleur presque physique — on imagine la plage, la brise, les palmiers. Trinidad semble à portée de main, accueillante, festive. Et puis on écoute vraiment.
Point Koomahnah, bout du monde et bout du rêve
Le décor est planté avec soin : Trinidad, ses plages, ses femmes qui dansent de Chicachicaree à Mona's Isle, ses nuits qui ressemblent à des réveillons. Les soldats américains débarquent, et avec eux leur argent, leurs manières, leur façon de transformer l'île en paradis selon leurs propres termes. "They make you feel so very glad", promet le premier couplet — mais qui exactement se sent si bien ? Pas forcément celles qui travaillent. Car le refrain revient, implacable, comme une vérité qu'on voudrait noyer dans le verre : mère et fille, toutes deux à travailler pour le dollar yankee.
Ce que la mélodie cache, les mots le révèlent
C'est là toute la puissance troublante du morceau. Le calypso, genre né dans les Caraïbes pour dire ce que la censure interdit, emballe ici une critique de l'occupation militaire américaine à Trinidad dans du papier cadeau musical. Les "native girls" sourient, dansent, font l'amour sur la plage de Manzanella — "make tropic love" — avant de s'asseoir au soleil le lendemain matin. La succession des images est presque cinématographique, et pourtant quelque chose cloche, quelque chose grince sous la surface ensoleillée.
Les Andrews Sisters n'ont probablement pas mesuré la portée subversive du texte qu'elles interprétaient avec tant d'entrain. Leur version est devenue un hit mondial, éclipsant les versions originales trinidadiennes qui portaient la critique bien plus explicitement. Il reste que cette chanson, sous ses dehors de carte postale exotique, pose une question qui n'a pas vieilli : à qui profite vraiment le paradis ?
Il y a des chansons qui s'imposent par leur rythme avant même qu'on ait compris un mot de ce qu'elles racontent. "Rum and Coca-Cola" est de celles-là. Dès les premières mesures, les voix des Andrews Sisters installent une chaleur presque physique — on imagine la plage, la brise, les palmiers. Trinidad semble à portée de main, accueillante, festive. Et puis on écoute vraiment.
Point Koomahnah, bout du monde et bout du rêve
Le décor est planté avec soin : Trinidad, ses plages, ses femmes qui dansent de Chicachicaree à Mona's Isle, ses nuits qui ressemblent à des réveillons. Les soldats américains débarquent, et avec eux leur argent, leurs manières, leur façon de transformer l'île en paradis selon leurs propres termes. "They make you feel so very glad", promet le premier couplet — mais qui exactement se sent si bien ? Pas forcément celles qui travaillent. Car le refrain revient, implacable, comme une vérité qu'on voudrait noyer dans le verre : mère et fille, toutes deux à travailler pour le dollar yankee.
Ce que la mélodie cache, les mots le révèlent
C'est là toute la puissance troublante du morceau. Le calypso, genre né dans les Caraïbes pour dire ce que la censure interdit, emballe ici une critique de l'occupation militaire américaine à Trinidad dans du papier cadeau musical. Les "native girls" sourient, dansent, font l'amour sur la plage de Manzanella — "make tropic love" — avant de s'asseoir au soleil le lendemain matin. La succession des images est presque cinématographique, et pourtant quelque chose cloche, quelque chose grince sous la surface ensoleillée.
Les Andrews Sisters n'ont probablement pas mesuré la portée subversive du texte qu'elles interprétaient avec tant d'entrain. Leur version est devenue un hit mondial, éclipsant les versions originales trinidadiennes qui portaient la critique bien plus explicitement. Il reste que cette chanson, sous ses dehors de carte postale exotique, pose une question qui n'a pas vieilli : à qui profite vraiment le paradis ?