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Paroles de la chanson Psycho Killer (Traduction) par

Je ne peux pas sembler faire face à la vérité
Je suis tendu et nerveux, et je ne peux pas me relaxer
Je ne peux pas dormir parce que mon lit est en feu
Ne me touche pas je suis une pile électrique

Tueur Psychopathe
Qu'est-ce que c'est ?
Fa fa fa fa fa fa fa beaucoup beaucoup mieux
Fuis fuis fuis fuis fuis fuis fuis
Tueur Psychopathe
Qu'est-ce que c'est ?
Fa fa fa fa fa fa fa beaucoup beaucoup mieux
Fuis fuis fuis fuis fuis fuis fuis

Tu commences une conversation et tu ne peux même pas la finir
Tu parles beaucoup, mais pour ne rien dire
Quand je n'ai rien à dire, mes lèvres sont scellées
Ne dis rien, pour le dire à nouveau ?

Tueur Psychopathe
Qu'est-ce que c'est ?
Fa fa fa fa fa fa fa beaucoup beaucoup mieux
Fuis fuis fuis fuis fuis fuis fuis
Tueur Psychopathe
Qu'est-ce que c'est ?
Fa fa fa fa fa fa fa beaucoup beaucoup mieux
Fuis fuis fuis fuis fuis fuis fuis

Ce que j'ai fait ce soir-là
Ce qu'elle a dit ce soir-là
Realisant mon espoir,
Je me lance vers la gloire... Ok
Nous sommes vaniteux et aveugles
Je déteste les gens quand ils ne sont pas polis

Tueur Psychopathe
Qu'est-ce que c'est ?
Fa fa fa fa fa fa fa beaucoup beaucoup mieux
Fuis fuis fuis fuis fuis fuis fuis
Psycho Killer,
Tueur Psychopathe
Qu'est-ce que c'est ?
Fa fa fa fa fa fa fa beaucoup beaucoup mieux
Fuis fuis fuis fuis fuis fuis fuis

Oh oh oh oh oh oh oh oh...

Que racontent les paroles de la chanson Psycho Killer (Traduction) de Talking Heads ?

Le feu sous le lit

Il y a quelque chose de profondément déstabilisant dans « Psycho Killer » : on ne sait jamais vraiment à quel moment le personnage bascule. Au début, on l'écoute se plaindre — il ne peut pas dormir, il est à cran, « my bed's on fire ». C'est une plainte presque familière, le genre de sentiment qu'on a tous connu un dimanche soir avant une semaine chargée. Et puis le refrain arrive, avec cette question en français lancée comme un défi : « Psycho killer, qu'est-ce que c'est ? » Le sol se dérobe.

David Byrne chante avec cette voix blanche et légèrement hystérique qui lui est propre, et les Talking Heads construisent autour de lui une musique tendue, presque minimaliste, où la basse de Tina Weymouth avance comme un battement cardiaque trop régulier pour être tout à fait rassurant. Le morceau respire l'inconfort.

Une confession qui tourne en rond

Ce qui rend le texte si fascinant, c'est que le narrateur n'arrête pas de parler sans jamais vraiment rien dire — et il en est conscient. « When I have nothing to say, my lips are sealed » : il connaît la règle, mais il ne peut pas s'en tenir là. Il y a quelque chose de compulsif dans sa façon de s'exprimer, comme si les mots étaient une digue fragile contre quelque chose de bien plus sombre. Quand la strophe en français surgit — « Ce que j'ai fait, ce soir-là / Je me lance vers la gloire » — on comprend qu'il s'est passé quelque chose. Quoi exactement ? Le morceau refuse de répondre.

Cette ambiguïté est peut-être ce qui a assuré à la chanson une telle longévité. Elle a été reprise, samplée, utilisée dans des films et des séries des décennies après sa sortie. Parce qu'elle parle d'une violence qui n'a pas de visage particulier, logée dans la frustration ordinaire, dans l'impatience sociale, dans ce « I hate people when they're not polite » prononcé avec un calme qui fait froid dans le dos. Le monstre, ici, prend le bus comme tout le monde.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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