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Paroles de la chanson 낭만 보내기 (Goodbye, Romance) (traduction) par Soyeon

Paroles de la chanson 낭만 보내기 (Goodbye, Romance) (traduction) par

[Couplet 1]
Quand mes jambes se souviennent soudainement de toi
Tu me reviens à l'esprit, inévitablement
Même quand la nuit sombre s'approfondit
Je ne parviens pas à m'endormir sereinement
Noyée dans l'air humide

[Couplet 2]
Devrais-je me retourner une dernière fois
En murmurant des mots vains, comme une enfant (Ah)
Si je m'étais arrêtée encore à ce moment-là
Cette nuit douloureuse aurait-elle pu être belle, elle aussi

[Refrain]
Je partirai, je partirai
Je suis partie, c'est vrai
Mais peut-être que je ne peux pas vraiment partir
Je serai, je serai finie
Tu me manques tellement
Mais je veux qu'on ne se retrouve plus jamais

[Couplet 3]
Le parfum de l'aube déborde
L'inquiétude éteinte remonte à la surface
Quand mon cœur mouillé prend feu
Je ne fuis plus, comme cette nuit douloureuse autrefois

[Refrain]
Je partirai, je partirai
Je suis partie, c'est vrai
Mais peut-être que je ne peux pas vraiment partir
Je serai, je serai finie
Tu me manques tellement
Mais je veux qu'on ne se retrouve plus jamais

Que racontent les paroles de la chanson 낭만 보내기 (Goodbye, Romance) (traduction) de Soyeon ?

Quand partir ne suffit pas

Il y a des chansons qui parlent de rupture avec des éclats, des larmes bien visibles, une dramaturgie nette. 낭만 보내기 n'est pas de celles-là. Soyeon y murmure quelque chose de plus difficile à nommer — cet état étrange où l'on a déjà quitté quelqu'un mais où l'on n'est pas encore vraiment partie. C'est une chanson de l'entre-deux, et elle s'y installe avec une patience presque douloureuse.

L'image qui ouvre le texte est simple et juste : les jambes qui surgissent soudainement dans les pensées, une nuit trop profonde pour s'endormir, un corps flottant dans un air lourd. Pas de grande scène de rupture, pas d'explication. Juste cette présence qui revient sans prévenir, "eogimeopsi" — inévitablement, sans crier gare.

Une nuit qui ne veut pas finir

Le morceau avance comme une insomnie : circulaire, obsédant, peuplé de petits détails qui prennent une importance démesurée. Soyeon se demande si elle devrait retourner en arrière, puis se traite elle-même de naïve — "ai gateun heotdoen sorireul hago", "à dire des choses vaines comme une enfant". Il y a de l'auto-ironie là-dedans, une lucidité qui coexiste avec l'incapacité à agir autrement. Elle sait que c'est irrationnel. Elle continue quand même.

Le refrain bascule soudain en anglais, et ce changement de langue n'est pas anodin. "I'll be, I'll be done" sonne comme une tentative de se parler à soi-même dans une langue plus froide, plus décidée — comme si le coréen était trop intime pour formuler le renoncement. Mais la phrase s'effondre aussitôt : "neomu geuriwotjiman" ("parce que tu me manques trop"), et l'on comprend que la décision n'est pas vraiment prise.

Le romantisme qu'on n'arrive pas à enterrer

À l'aube, l'odeur du matin déborde, une flamme éteinte se rallume quelque part dans la poitrine. 낭만 보내기 — dire au revoir au romantisme — se révèle être un titre presque ironique. On n'enterre pas une romance comme ça, d'un seul geste propre. Soyeon le sait, et c'est ce qu'elle chante : le deuil qui s'étire, qui résiste, qui refuse d'être rangé.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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