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Paroles de la chanson Amigo (traduction) par

[Intro]
Des collants rayés au-dessus des fesses
Les grandes lunettes de soleil piquées à maman, oh je les prends
Amigo (Presque 2h du mat, il est presque 2h du mat)
Amigo (Presque 2h du mat, il est presque 2h du mat)
La grande sœur au rouge à lèvres noir qui arrive
La petite sœur au fard à paupières bleu intense, oh je te veux
Amigo (Presque 2h du mat, il est presque 2h du mat)
Amigo (Presque 2h du mat, il est presque 2h du mat)

Ne commence pas si c'est pour t'arrêter
Range ton appareil photo, tu le sens ?

Assarabia, on fait tourner les hanches
Assarabia, on fait voler les cheveux
Haha haha haha haha
Assarabia, on danse, amigo

C'est qui elle ? Son regard de haut en bas
Un seul clin d'œil de ta part et elle est complètement rejetée
Amigo (Presque 2h du mat, il est presque 2h du mat)
Amigo (Presque 2h du mat, il est presque 2h du mat)

Ne commence pas si c'est pour t'arrêter
Range ton appareil photo, tu le sens ?

Assarabia, on fait tourner les hanches
Assarabia, on fait voler les cheveux
Uh, uh, uh, uh
Assarabia, on danse, amigo

La plus belle de la rue
Comme de vraies petites princesses, putain
Des poitrines différentes, des fesses différentes, mais quand même jumelles
Complètement folles, rose ce soir

Ils m'appellent la mauvaise amiga
Ils m'appellent mauvaise, m'appellent mauvaise amiga
Range ton appareil photo, tu le sens ?

Assarabia
Assarabia

Que racontent les paroles de la chanson Amigo (traduction) de Soyeon ?

Deux heures du matin, et elles s'en foutent

Il est presque 2h du matin. La rue est encore vivante, les lampadaires font briller les collants rayés, et quelqu'un dans la foule demande "jyae nuguya ?" — c'est qui, elle ? La question reste sans réponse, ou plutôt elle en reçoit une qui ne s'attendait pas : un simple clin d'œil, "neone wingkeu han beonimyeon", et l'affaire est classée. Soyeon ouvre "Amigo" sur cette scène nocturne avec une économie de moyens redoutable — quelques mots coréens, une heure qui revient en boucle, et tout un monde se dessine.

Ce que la chanson raconte sans le dire

"Amigo" est construit comme une soirée qu'on observe de l'intérieur. On croise une femme aux lunettes de soleil empruntées à sa mère, une autre au rouge à lèvres noir, une troisième avec un fard bleu appliqué à fond — "chilhan dongsaeng", la petite sœur qui n'y va pas à moitié. Ces portraits sont brossés en quelques syllabes, mais ils suffisent à installer une atmosphère : des femmes habillées selon leurs propres règles, indifférentes aux codes habituels.

L'injonction "Kameraneun jibeochiwo" — range ton téléphone — revient comme un refrain dans le refrain. Elle dit quelque chose d'essentiel sur le rapport au regard dans l'ère des réseaux : être vue ne signifie pas être capturée. L'expérience vaut plus que la preuve de l'expérience.

Danser sans raison, c'est déjà une raison

Et puis il y a "Assarabia". Le mot explose dans le refrain avec une joie un peu anarchique — boucles d'oreilles qui tournent, cheveux qui s'envolent, corps qui bougent juste parce que la nuit le permet. Soyeon n'explique rien, elle montre. "They call me bad amiga" arrive en fin de chanson comme une conclusion désinvolte : on peut bien appeler ça comme on veut, les filles dansent quand même.

C'est peut-être ça, le vrai sujet d'"Amigo" : une nuit où l'on n'a pas besoin de justifier sa présence, où le regard de l'autre glisse sans accrocher, où la seule chose qui compte c'est de se retrouver là, à deux heures du matin, à tournoyer.

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