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Paroles de la chanson Black Stars (traduction) par

La ville et les tombes, une touche de ruine
Où aucun jeune ne reste assez fou
Et là même où nous avons menti, et pleuré si lugubrement, comme tous
Où qu'on aille
Reste près
Lançant notre sort

Catacombes
Inconnus inconnus
Mort ou seul

La ville et les tombes, une touche de ruine
Où aucun jeune ne reste assez fou
Et là même où nous avons menti, et pleuré si lugubrement, comme tous

Je sais que tu es là-dehors
Des chemins oubliés qui furent miens
Et bientôt un jour
Tu te tiendras ici
Baigné d'étoiles noires
Baigné d'étoiles noires

Catacombes
Inconnus inconnus
Mort ou seul

La ville et les tombes, une touche de ruine
Où aucun jeune ne reste assez fou
Et là même où nous avons menti, et pleuré si lugubrement, comme tous
Où qu'on aille
Reste près
Lançant notre sort

Des yeux chartreuse répandent des larmes blanchies à la chaux
Nées de l'amour
Des psaumes ternes font des années serpentines
Nées de l'amour
Abandonne le doute serpent

La ville et les tombes, une touche de ruine
Aucun jeune ne reste assez fou
Là même où nous avons menti, et pleuré si lugubrement, comme tous
Où qu'on aille
Où qu'on aille

Ooh
Baigné d'étoiles noires
Ooh
Baigné d'étoiles noires
Lançant notre sort

Que racontent les paroles de la chanson Black Stars (traduction) de The Smashing Pumpkins ?

La ville des morts ne dort jamais

Il y a dans Black Stars quelque chose qui ressemble à une promenade nocturne dans un cimetière familier. Pas d'effroi, pas de frisson de série B — juste cette sensation étrange de reconnaître les lieux sans pouvoir dire pourquoi. Les Smashing Pumpkins posent le décor en quelques mots, et c'est suffisant : une ville, des tombes, une ruine légère qui recouvre tout comme de la cendre.

Ce morceau ne raconte pas une histoire linéaire. Il tourne sur lui-même, reprend les mêmes phrases, les mêmes images, comme si la chanson elle-même était prise dans une boucle mémorielle. Et c'est précisément ce que l'on ressent à l'écoute : le sentiment d'être coincé dans un moment que l'on n'arrive pas à quitter.

Un sort jeté à deux voix

Il y a un "we" au cœur du texte, un "nous" mystérieux qui ment, qui pleure, qui jette des sorts — "casting our spell" — comme si la relation décrite était une forme de magie noire involontaire. On devine deux personnes liées par quelque chose de plus fort que l'amour ordinaire, quelque chose de trouble et d'ancien. "Stay near" dit la chanson, presque en supplique, avant de replonger dans ses catacombes.

Puis vient cette image, lâchée au milieu du morceau comme une promesse étrange : être un jour debout, "bathed in black stars". Baigné dans des étoiles noires. C'est une vision, presque une prophétie. Et on ne sait pas si c'est une récompense ou une condamnation.

Quand le sacré se délave

La fin du texte bascule vers quelque chose de plus fragmenté, presque hallucinatoire. Des yeux couleur chartreuse qui versent des larmes blanchies à la chaux, des psaumes sans éclat qui s'étirent en années serpentines — le temps lui-même semble se tordre. Billy Corgan a toujours eu ce talent pour mêler l'imagerie religieuse à une désillusion profonde, et Black Stars ne déroge pas à cette règle. Le serpent du doute surgit, on lui dit de se rendre, et la chanson repart en spirale, vers ses étoiles sombres, vers son sort murmure, indéfiniment.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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