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Paroles de la chanson I DON'T HATE YOU (traduction) par

Regarde-moi comme si j'étais transparente
J'étais quelqu'un qui comptait pour toi
Ne laisse pas ça être vrai
Juste la façon dont tu peux partir sans faire un geste
Fixe ton prix et je l'achèterai
Ce regard dans tes yeux quand
J'étais quelqu'un qui comptait pour toi

Et je ne te déteste pas
Je déteste juste admettre que tout pourrait s'effondrer
Tu me retrouverais quand même dans tes bras
Et je devrais te détester
Au fond de moi, je ne crois juste pas que ce soit vrai

Je pourrais quitter la ville où tout a commencé
Où tu étais tout ce qu'il me fallait pour briser une promesse
Tu te souviens que j'étais tout ce que tu voulais, non ?

Je ne te déteste pas
Je déteste juste admettre que tout pourrait s'effondrer
Et tu me retrouverais quand même dans tes bras
Et je devrais te détester
Et je devrais te détester

Je me souviens quand tu me regardais
Et tu me disais que tu ne partirais jamais
Je sais que tu n'y crois plus
Mais dis-le juste comme si tu le pensais
Mais tu ne le feras pas, tu ne le feras pas

Et je ne te déteste pas
Car au fond de moi, je ne crois juste pas que ce soit vrai
Au fond de moi, je ne crois juste pas que ce soit vrai, non

Que racontent les paroles de la chanson I DON'T HATE YOU (traduction) de SIENNA SPIRO ?

Quand on n'arrive plus à en vouloir à quelqu'un

Il y a des ruptures propres, des ruptures violentes. Et puis il y a celles qui ressemblent à ce que Sienna Spiro décrit dans ce morceau : les ruptures floues, celles où l'autre s'en va sans vraiment partir, sans jamais faire de geste, comme si disparaître était simplement dans sa nature. "Just the way that you can leave without making a move" — cette phrase dit tout. Pas de scène, pas de claquement de porte. Juste une absence qui s'installe, lentement, jusqu'à devenir le décor.

Un amour qui refuse de se laisser transformer en rancune

Ce qui rend cette chanson si étrange et si juste à la fois, c'est son refus d'emprunter les chemins balisés de la chanson de rupture. Pas de catharsis, pas de révolte. La narratrice sait très bien ce qu'elle devrait ressentir — "I should hate you", elle le répète, presque pour s'en convaincre — mais quelque chose en elle résiste. Ce quelque chose, c'est la mémoire. La mémoire d'avoir été voulue, d'avoir été "all you wanted", d'avoir compté. Et cette mémoire-là, elle ne se laisse pas effacer par une simple décision de la raison.

Il y a aussi cette image, déchirante dans sa simplicité : "you'd still find me in your arms". Même dans l'hypothèse de l'effondrement total, même si tout tombe, le corps garde ses réflexes. On reviendrait encore. Pas par faiblesse, mais parce que certaines habitudes sont gravées plus profond que les blessures.

Ce que la voix ne dit pas

Le pont arrive comme un dernier sursaut. "Just say it like you mean it" — une supplique adressée à quelqu'un qui ne croit plus à ses propres mots. Et puis ce "but you won't, you won't", murmuré comme une évidence que la narratrice a fini par accepter. Ce n'est pas de la résignation amère, c'est quelque chose de plus complexe : une lucidité douloureuse, celle de comprendre une situation sans pour autant pouvoir s'en dégager. Sienna Spiro réussit ici quelque chose de rare — mettre des mots sur ce moment précis où l'on sait, mais où l'on ne veut pas encore tout à fait savoir.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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