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Paroles de la chanson The Places I'll Go (traduction) par

Si je pouvais être n'importe où
N'importe où du tout
Ce serait quelque part
Où je ne suis jamais allée
Avant
Et si je pouvais être
N'importe qui
Je serais quand même moi
Car après tout
C'est tout ce que j'ai

Oh, les endroits où j'irai
Oh, les endroits où j'irai
Avant de vieillir

Je connaîtrai un amour
Que je ne peux pas encore imaginer
Les nuits dureront si longtemps
Comme si le soleil s'était couché pour toujours
Je vais tomber
En morceaux plus d'une fois en chemin
J'atteindrai ma limite, mais je me relèverai
Car rien n'est impossible

Oh, les endroits où j'irai
Oh, les endroits où j'irai

J'atteindrai ma limite, mais je me relèverai
Car rien n'est impossible

Oh, les endroits où j'irai
Oh, les endroits où j'irai

Oh, les endroits où j'irai
Oh, les endroits où j'irai
Oh, les endroits où j'irai
Oh, les endroits où j'irai
Oh, les endroits où j'irai
Oh, les endroits où j'irai

Que racontent les paroles de la chanson The Places I'll Go (traduction) de Shania Twain ?

Un ticket sans destination

Il y a des chansons qui ressemblent à une valise ouverte sur le lit, à moitié remplie, avec encore tout à décider. "The Places I'll Go" de Shania Twain est exactement ça. Une valise, une fenêtre, et quelqu'un qui regarde dehors en se demandant ce que le monde lui réserve — sans vraiment avoir peur de ne pas savoir.

La voix de Twain pose les mots avec une légèreté qui trompe sur la profondeur du propos. Elle dit qu'elle voudrait être n'importe où, mais surtout là où elle n'a jamais été. Et quand elle se demande qui elle voudrait être, elle rit presque de la question : elle-même, forcément. Pas par manque d'imagination, mais parce que c'est la seule chose qui lui appartient vraiment, "it's all I've got". Ce petit aveu glissé dans l'ouverture du morceau dit beaucoup sur la maturité du regard — pas celui d'une jeunesse insouciante, mais d'une femme qui connaît sa valeur et choisit de partir quand même.

Les nuits qui n'en finissent pas

Au fil des couplets, la chanson s'assombrit un peu, et c'est là qu'elle gagne en honnêteté. Les nuits "like the sun went down forever" — comme si le soleil avait disparu pour de bon — ne sonnent pas comme une métaphore de tristesse ordinaire. Elles évoquent ces moments d'une intensité presque insupportable, où le temps se dilate, où on ne sait plus très bien si on est heureux ou perdu, ou les deux à la fois. Twain annonce aussi les ruptures à venir, les fois où elle tombera en morceaux. Elle ne les redoute pas : elle les intègre au voyage, comme des étapes inévitables sur une route qu'on choisit quand même de prendre.

Le refrain revient encore et encore, "oh, the places I'll go", de plus en plus insistant, presque hypnotique. C'est moins un triomphe qu'une promesse murmurée à soi-même. Une façon de se convaincre que l'horizon existe, et qu'il vaut la peine d'y aller.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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