Paroles de la chanson PEARLY GATES (traduction) par
Je dois atteindre les portes du paradis avant 9h, mais je suis en retard
J'ai laissé mon portefeuille dans la Central line, c'était peut-être un signe
Bon, de toute façon, j'ai dû sauter le tourniquet et courir pour ma vie
Pour éviter la stupide amende du maudit contrôleur
Mais il ne me laisse pas passer, yeah
Pas de chance de mon côté, yeah
Tu me coupes le souffle, il revient aussitôt, et
Voilà mon cœur qui repart, mais je suis toujours en vie
Vas-y, essaie de percer un trou dans ma peau
Tu n'iras pas loin, parce que je ne ressens rien, yeah
J'ai laissé mon portefeuille dans la Central line, c'était peut-être un signe
Bon, de toute façon, j'ai dû sauter le tourniquet et courir pour ma vie
Pour éviter la stupide amende du maudit contrôleur
Mais il ne me laisse pas passer, yeah
Pas de chance de mon côté, yeah
Tu me coupes le souffle, il revient aussitôt, et
Voilà mon cœur qui repart, mais je suis toujours en vie
Vas-y, essaie de percer un trou dans ma peau
Tu n'iras pas loin, parce que je ne ressens rien, yeah
Je n'ai pas pu payer, alors ils m'ont emmené au poste pour une tape sur les doigts
Ils m'ont regardé d'un drôle d'air quand j'ai dit que j'avais rendez-vous avec Jésus
Fallait voir la tête du pauvre vieux quand il a serré les poings
Il disait ce qu'il pensait, la vérité, comme s'il ne pouvait pas s'en empêcher
De dire qu'il n'existe pas
Ça devait être un athée, merde
Tu me coupes le souffle, il revient aussitôt, et
Voilà mon cœur qui repart, mais je suis toujours en vie
Vas-y, essaie de percer un trou dans ma peau
Tu n'iras pas loin, parce que je ne ressens rien, yeah
Je sors de la station vers 9h, toujours en retard
Des appels manqués de ma mère, elle demande si je vais bien
Je suppose que ça n'a pas à être aujourd'hui, ni même ce soir
Peut-être que je devrais juste laisser tomber, le prendre comme un signe
Peut-être que ce n'est pas mon heure, et c'est très bien comme ça
Ooh, ah
Tu me coupes le souffle, il revient aussitôt, et
Voilà mon cœur qui repart, mais je suis toujours en vie
Vas-y, essaie de percer un trou dans ma peau
Tu n'iras pas loin, parce que je ne ressens rien, yeah
Vas-y, essaie de percer un trou dans ma peau
Tu n'iras pas loin, parce que je ne ressens rien
Que racontent les paroles de la chanson PEARLY GATES (traduction) de Sam Tompkins ?
Le paradis peut attendre
Il y a quelque chose de délicieusement british dans la façon dont Sam Tompkins ouvre cette chanson : un type en retard pour atteindre les portes du paradis, qui a perdu son portefeuille dans le métro et qui saute le portillon pour éviter l'amende. On rit, et puis on réalise qu'on est peut-être en train d'écouter quelque chose de bien plus sombre qu'il n'y paraît.
C'est tout le génie de « Pearly Gates » — raconter une histoire qui pourrait être une simple galère londonienne tout en laissant planer l'idée que ce rendez-vous avec Jésus n'est pas franchement métaphorique. Le narrateur court, rate son train, se fait embarquer au poste. Et quand il explique aux policiers qu'il a « un rendez-vous avec Jésus », la tête du vieux flic qui ne croit pas en Dieu vaut son pesant d'or. La scène est comique, presque vaudevillesque — et pourtant quelque chose dans la voix de Tompkins dit qu'il ne plaisante qu'à moitié.
Ni mort ni vraiment vivant
Le refrain arrive comme une respiration suspendue. Il y a cette image étrange de quelqu'un à qui on essaie de faire du mal — « punch a hole straight through my skin » — et qui ne ressent rien. Pas d'invincibilité triomphante, plutôt une sorte d'anesthésie intérieure. Le cœur repart, le souffle revient, mais presque par automatisme. Tompkins chante ça avec une douceur qui rend la chose encore plus troublante : être vivant sans vraiment le sentir, c'est une forme de limbe que beaucoup connaissent sans pouvoir la nommer.
L'appel de la mère change tout
Et puis il y a ce moment, vers la fin, où le téléphone sonne. La mère qui demande si tout va bien. Rien de spectaculaire, juste un appel manqué — et pourtant c'est lui qui fait basculer toute la chanson. « Maybe it's not my time, and that's just fine. » Le personnage lâche prise, non par résignation, mais parce qu'il y a encore quelqu'un qui attend de ses nouvelles. Sam Tompkins réussit quelque chose de rare : une chanson sur la mort qui finit par célébrer, discrètement, le fait d'être encore là.
Il y a quelque chose de délicieusement british dans la façon dont Sam Tompkins ouvre cette chanson : un type en retard pour atteindre les portes du paradis, qui a perdu son portefeuille dans le métro et qui saute le portillon pour éviter l'amende. On rit, et puis on réalise qu'on est peut-être en train d'écouter quelque chose de bien plus sombre qu'il n'y paraît.
C'est tout le génie de « Pearly Gates » — raconter une histoire qui pourrait être une simple galère londonienne tout en laissant planer l'idée que ce rendez-vous avec Jésus n'est pas franchement métaphorique. Le narrateur court, rate son train, se fait embarquer au poste. Et quand il explique aux policiers qu'il a « un rendez-vous avec Jésus », la tête du vieux flic qui ne croit pas en Dieu vaut son pesant d'or. La scène est comique, presque vaudevillesque — et pourtant quelque chose dans la voix de Tompkins dit qu'il ne plaisante qu'à moitié.
Ni mort ni vraiment vivant
Le refrain arrive comme une respiration suspendue. Il y a cette image étrange de quelqu'un à qui on essaie de faire du mal — « punch a hole straight through my skin » — et qui ne ressent rien. Pas d'invincibilité triomphante, plutôt une sorte d'anesthésie intérieure. Le cœur repart, le souffle revient, mais presque par automatisme. Tompkins chante ça avec une douceur qui rend la chose encore plus troublante : être vivant sans vraiment le sentir, c'est une forme de limbe que beaucoup connaissent sans pouvoir la nommer.
L'appel de la mère change tout
Et puis il y a ce moment, vers la fin, où le téléphone sonne. La mère qui demande si tout va bien. Rien de spectaculaire, juste un appel manqué — et pourtant c'est lui qui fait basculer toute la chanson. « Maybe it's not my time, and that's just fine. » Le personnage lâche prise, non par résignation, mais parce qu'il y a encore quelqu'un qui attend de ses nouvelles. Sam Tompkins réussit quelque chose de rare : une chanson sur la mort qui finit par célébrer, discrètement, le fait d'être encore là.