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Paroles de la chanson Swallow the Bomb par Royal Blood

Love or hate it
I can't forget
Losing's easy
That's why nothing good's free
Been on a mission
This joy needs fission
No need to suffer
Time burning rubber, yeah

Think I'm ready to start
Take a stab in the dark
Get my head in the dawn
And outta my palms
Getting harder to thrill
Well, I got the pill
So get out of the way
'Cause here I come

Take a taste, kill the sorrow
Those better days better come
Don't go to waste, fuck tomorrow
So long the days of just because

Swallow the bomb
Swallow the bomb

I could use a dip in
Land of the living
Stop picking stitches
From sick quick fixes
I should be rolling doubles
Making muscle
But nothing changes
When it's plain sailing, yeah

Think I'm ready to start
Take a stab in the dark
Get my head in the dawn
And outta my palms
Getting harder to thrill
Well, I got the pill
So get out of the way
'Cause here I come

Take a taste, kill the sorrow
Those better days better come
Don't go to waste, fuck tomorrow
So long the days of just because

Swallow the bomb
Swallow the bomb
Swallow the bomb
Swallow the bomb
Swallow the bomb

Que racontent les paroles de la chanson Swallow the Bomb de Royal Blood ?

Quand on en a assez d'attendre

Il y a des chansons qui arrivent au bon moment, qui mettent des mots sur quelque chose de diffus qu'on portait sans pouvoir le nommer. "Swallow the Bomb" de Royal Blood est de celles-là. Dès les premières secondes, on sent que ce morceau ne parle pas d'une rupture amoureuse ni d'une gloire passée — il parle de ce moment précis où quelqu'un décide, enfin, de sortir de sa propre inertie.

L'histoire d'un homme qui se réveille

Le narrateur commence par l'aveu d'un blocage. Il sait que perdre, c'est facile — "losing's easy, that's why nothing good's free" — et cette lucidité amère dit tout d'un type qui a observé sa propre stagnation sans trouver la force d'y remédier. Il s'est perdu dans des "sick quick fixes", ces petits arrangements avec soi-même qui ne règlent rien mais évitent d'affronter le vrai problème. Il aurait dû "roll doubles", aller de l'avant, construire quelque chose de solide — mais rien ne change quand tout file sans accroc, quand la vie se déroule en pilote automatique sans jamais forcer à réagir.

Et puis quelque chose bascule. "Think I'm ready to start" — quatre mots qui sonnent à la fois comme une hésitation et une déclaration de guerre contre soi-même. Le "stab in the dark", le geste fait sans garantie, sans certitude d'où on atterrit. C'est ça, le cœur du morceau : l'acte de foi que l'on fait envers soi quand on n'a plus rien à perdre.

Avaler ce qui fait peur

Le refrain explose avec cette image centrale — avaler la bombe. Pas la désamorcer, pas la fuir. L'avaler. Faire de la menace une force intérieure, transformer la peur en carburant. "Don't go to waste, fuck tomorrow" crie quelque chose d'urgent, presque désespéré, mais qui porte en lui une vitalité retrouvée. C'est Royal Blood dans ce qu'il fait de mieux : un rock qui cogne physiquement tout en racontant quelque chose d'intime et d'universel. La répétition obsessionnelle du titre en fin de chanson ressemble à quelqu'un qui se convainc à voix haute, qui répète le geste jusqu'à ce qu'il devienne réel.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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