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Paroles de la chanson That's Just Me par

Damn, I think you're gorgeous
Like them back home dogwoods in the spring
Hell, I can't avoid it
Baby, you're the only thing I need
Heaven's gotta be a full moon sky
With you on a back porch swing
But, maybe that's just me

Do you ever go down memory lane
When you're tryna sleep?
Do you ever pour out a little too
Much whiskey in your drink?
Do you ever drive by my house
Thinkin' ‘bout how it used to be
Or is that just me?

It's just me all alone here dyin'
Tryin' to find a way to get over you
I can't see any way out of this missin' you
Hell that I'm going through
If you're doin' fine with your bottle of wine
Then baby let that telephone ring
Cause it's just me

Damn, I want you bad
And I keep replayin' every scene
Lord, if I could go back
I'd do all I could to change everything
And every night I dream of holdin' you tight
Then I wake up and see, that it's just me

Yeah, it's just me all alone here dyin'
Tryin' to find a way to get over you
I can't see any way out of this missin' you
Hell that I'm going through
If you're doin' fine with your bottle of wine
Then baby let that telephone ring
Cause it's just me

Yeah, It's just me

This pain won't fade no matter what I do
I'm startin' to think that it just might be you

Cause it's just me all alone here dyin'
Tryin' to find a way to get over you
I can't see any way out of this missin' you
Hell that I'm going through
If you're doin' fine with your bottle of wine
Then baby let that telephone ring
Cause it's just me

Yeah, it's just me

Que racontent les paroles de la chanson That's Just Me de Riley Green ?

Quand le téléphone sonne dans le vide

Il y a quelque chose de particulièrement cruel dans le fait de ne pas savoir si l'autre souffre aussi. C'est ce sentiment-là, précisément, que Riley Green capture dans "That's Just Me" — ce doute qui ronge davantage que la douleur elle-même.

La chanson commence presque comme une déclaration d'amour. Le narrateur trouve celle qu'il a perdue absolument magnifique, la compare aux fleurs de cornouiller du printemps, évoque le bonheur simple d'un soir sur un balcon sous la pleine lune. C'est tendre, presque naïf. Mais très vite, le sol se dérobe. Ces images lumineuses appartiennent au passé, et le présent, lui, ressemble plutôt à "a hell I'm going through" — un enfer traversé seul.

Les questions qu'on ne pose jamais vraiment

Ce qui rend le morceau si juste, c'est cette séquence de questions du deuxième couplet. Est-ce qu'elle pense à lui en essayant de dormir ? Est-ce qu'elle verse parfois un peu trop de whisky dans son verre ? Est-ce qu'elle passe en voiture devant chez lui en se souvenant ? Le narrateur n'attend pas vraiment de réponse — il sait bien qu'il ne l'aura pas. Ces questions, il se les pose dans le silence de sa maison vide, et la réponse qu'il redoute le plus, c'est que tout ça ne concerne peut-être que lui.

Le poids de l'asymétrie

Riley Green construit toute la tension du morceau sur cette asymétrie possible entre deux personnes qui ont partagé la même histoire mais n'en gardent pas la même cicatrice. Si elle va bien avec son verre de vin, alors qu'elle laisse sonner. La phrase est douce en surface, résignée en profondeur. Il n'exige rien, ne supplie pas — il s'efface, tout en avouant qu'il rejoue chaque scène en boucle et rêve encore d'elle la nuit. La conclusion arrive comme une vérité qu'on accepte à contrecœur : "this pain won't fade no matter what I do" (cette douleur ne s'en va pas, quoi que je fasse). Ce n'est pas du désespoir théâtral. C'est juste quelqu'un qui ne sait plus comment avancer, et qui a au moins eu le courage de le dire à voix haute.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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