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Paroles de la chanson Zonnebank (traduction) par

[Ray & Beer]
J'en allume une et je prends encore une gorgée
C'est tellement bon, mais je me sens quand même mal
Mon argent encore joué et du retard sur le loyer
Alors je me demande comment j'en suis arrivé là
Le temps passe, mais bon je suis libre
Et je ne vieillirai pas de toute façon, alors ressers-moi un verre
Chaque jour je me bats encore contre le destin
Car tout ce qui est beau finit aussi par se briser

[Ray & Beer]
C'est tellement dommage que ;
Tu choppes le cancer avec le bronzage en cabine
Et que tu grossisses avec un snack sorti du distributeur
C'est tellement dommage que ;
La poudre blanche, ça te rend dingue (Laisse tomber maintenant)
Et ooh, c'est tellement putain de cher

[Ray & Beer]
Et puis tu es arrivée
Un exemple pour moi
Je faisais du pilates, je buvais sans alcool
Hélas, ça non plus n'a pas duré bien longtemps
Ce qui avait commencé doucement a vite tourné à l'aigre

[Ray & Beer]
C'est tellement dommage que ;
Tu choppes le cancer avec le bronzage en cabine
Et que tu grossisses avec un snack sorti du distributeur
C'est tellement dommage que ;
La poudre blanche, ça te rend dingue (Je t'avais bien dit de laisser tomber)
Et ooh, c'est tellement putain de cher

[Ray & Beer]
On va tous y passer un jour de toute façon
Alors je fais la fête
Et j'appelle ça ma vie
Alors arrête de faire ta chochotte et fume cette dernière cigarette
Et profites-en jusqu'à la dernière bouffée

[Ray & Beer]
C'est tellement dommage que ;
Tu choppes le cancer avec le bronzage en cabine
Et que tu grossisses avec un snack sorti du distributeur
C'est tellement dommage que ;
La poudre blanche, ça te rend dingue (Crois-moi, c'est de la merde)
Et ooh, c'est tellement putain de cher

Que racontent les paroles de la chanson Zonnebank (traduction) de Ray & Beer ?

La cigarette et le reste

Il y a quelque chose d'immédiatement familier dans l'atmosphère que Ray & Beer installent dès les premières lignes de « Zonnebank ». Un type allume une clope, prend une gorgée, et admet dans le même souffle que ça ne va pas vraiment — les dettes, le jeu, le loyer en retard. Mais le ton n'est jamais plaintif. C'est presque joyeux, cette façon de regarder sa propre vie partir à vau-l'eau.

On est dans un univers néerlandais très ancré dans le quotidien populaire : la friterie automatique dans le mur (le fameux snackie uit de muur, ce snack sorti d'une machine à monnaie, institution des Pays-Bas), le banc solaire du salon de bronzage, les petits plaisirs qui coûtent cher au sens propre comme au sens figuré. Le refrain tourne en dérision cette litanie des choses mauvaises pour soi avec un refrain en apparence consterné — « wat is het jammer », comme dommage, vraiment — mais qui sonne en réalité comme une déclaration d'amour à tout ce qu'on devrait éviter.

Une parenthèse lumineuse, vite refermée

Au milieu du morceau, quelqu'un arrive. Une personne qui représente mieux, différent, l'effort. Le narrateur suit un moment — pilates, boissons sans alcool — avant que cette version améliorée de lui-même ne s'effondre aussi vite qu'elle est apparue. « Wat zoet was begonnen, dat bleek snel al zuur » : ce qui avait commencé doucement a vite tourné amer. Cette parenthèse ratée n'est pas racontée avec amertume, plutôt avec la résignation de quelqu'un qui s'attendait un peu à ce dénouement.

Et puis vient ce moment étrange et beau vers la fin, quand le texte bascule dans quelque chose qui ressemble presque à de la sagesse. Puisqu'on finira tous par mourir, autant appeler ça une fête. « Geniet tot de laatste trek » — profite jusqu'à la dernière bouffée. C'est provocateur, évidemment. Mais sous la provocation, il y a une vraie tendresse pour les gens qui vivent sans filet, qui ne peuvent pas ou ne veulent pas se réformer, et qui ont choisi de ne pas s'en vouloir pour ça.

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