Paroles de la chanson The Old Therebefore / Singing at Snakes(traduction) par Rachel Zegler
[Rachel Zegler]
Tu es en route pour le paradis
Le doux au-delà
Et j'ai un pied dans la porte
Mais avant de pouvoir m'envoler
J'ai des choses à régler ici
Dans l'ancien passé
[Rachel Zegler, Tom Blyth & Josh Rivera]
Je te rejoindrai quand j'aurai fini ma chanson
Docteur Gaul, elle a gagné
Quand j'aurai arrêté le groupe
C'est fini, laissez-la sortir
Joué toutes mes cartes
Pourquoi ne l'attaquent-ils pas ?
Réglé toutes mes dettes
Tu es en route pour le paradis
Le doux au-delà
Et j'ai un pied dans la porte
Mais avant de pouvoir m'envoler
J'ai des choses à régler ici
Dans l'ancien passé
[Rachel Zegler, Tom Blyth & Josh Rivera]
Je te rejoindrai quand j'aurai fini ma chanson
Docteur Gaul, elle a gagné
Quand j'aurai arrêté le groupe
C'est fini, laissez-la sortir
Joué toutes mes cartes
Pourquoi ne l'attaquent-ils pas ?
Réglé toutes mes dettes
Je n'ai aucun regret ici
C'est sûrement le chant, ça les calme
Dans l'ancien passé
Elle ne peut pas chanter éternellement
[Rachel Zegler]
Je te rattraperai quand j'aurai vidé ma coupe
Quand j'aurai usé mes amis, quand j'aurai brûlé les deux bouts
Quand j'aurai pleuré toutes mes larmes, quand j'aurai vaincu mes peurs ici
Dans l'ancien passé
Quand il ne reste plus rien
Je t'apporterai les nouvelles quand j'aurai dansé jusqu'à user mes chaussures
Quand mon corps sera épuisé, quand mon bateau aura échoué
Quand j'aurai fait le bilan et que je serai à plat sur le sol ici
C'est sûrement le chant, ça les calme
Dans l'ancien passé
Elle ne peut pas chanter éternellement
[Rachel Zegler]
Je te rattraperai quand j'aurai vidé ma coupe
Quand j'aurai usé mes amis, quand j'aurai brûlé les deux bouts
Quand j'aurai pleuré toutes mes larmes, quand j'aurai vaincu mes peurs ici
Dans l'ancien passé
Quand il ne reste plus rien
Je t'apporterai les nouvelles quand j'aurai dansé jusqu'à user mes chaussures
Quand mon corps sera épuisé, quand mon bateau aura échoué
Quand j'aurai fait le bilan et que je serai à plat sur le sol ici
Dans l'ancien passé
Quand il ne reste plus rien
Quand je serai pure comme une colombe
Quand j'aurai appris à aimer
Ici, dans l'ancien passé
Quand il ne reste plus rien.
Quand il ne reste plus rien
Quand je serai pure comme une colombe
Quand j'aurai appris à aimer
Ici, dans l'ancien passé
Quand il ne reste plus rien.
Que racontent les paroles de la chanson The Old Therebefore / Singing at Snakes(traduction) de Rachel Zegler ?
Une voix qui refuse de partir
Il y a quelque chose de déchirant dans cette façon qu'a Lucy Gray de promettre sans promettre. Elle parle à quelqu'un qui s'en va — vers le ciel, vers « the sweet old hereafter » — et elle lui dit d'y aller sans elle, qu'elle le rejoindra, mais plus tard. Bien plus tard. La chanson s'ouvre sur cette image d'un pied dans l'embrasure d'une porte céleste, et pourtant elle reste clouée au sol, entourée de ses dettes invisibles et de ses nœuds encore mal faits.
Chanter pour survivre, chanter pour retarder
Dans le fil du morceau, on entend d'autres voix glisser entre les siennes — des murmures qui observent, qui commentent, qui s'inquiètent. « Must be the singing, it's calming them. She can't sing forever. » Ces lignes traversent la chanson comme un frisson. On comprend que Lucy Gray chante au milieu du danger, que sa voix est littéralement ce qui la maintient en vie face aux serpents, face à la cruauté du jeu. Et pourtant elle chante aussi pour l'amour, pour l'absent, pour elle-même. Le chant est tout à la fois : bouclier, prière, adieu différé.
L'épuisement comme condition de la grâce
Ce qui rend ce texte si singulier, c'est l'idée que la réconciliation avec la mort — ou avec soi-même — ne peut venir qu'après un épuisement absolu. « When I've tallied the score and I'm flat on the floor » : il faut avoir tout donné, tout usé, tout pleuré avant de mériter la légèreté. La colombe finale, la capacité à aimer enfin, ne sont pas des dons — elles sont des conquêtes au bout d'un chemin qui ressemble à une longue désintégration. Rachel Zegler porte tout ça avec une voix qui ne force rien, qui laisse la fragilité parler, et c'est précisément là que la chanson fait mal.
Il y a quelque chose de déchirant dans cette façon qu'a Lucy Gray de promettre sans promettre. Elle parle à quelqu'un qui s'en va — vers le ciel, vers « the sweet old hereafter » — et elle lui dit d'y aller sans elle, qu'elle le rejoindra, mais plus tard. Bien plus tard. La chanson s'ouvre sur cette image d'un pied dans l'embrasure d'une porte céleste, et pourtant elle reste clouée au sol, entourée de ses dettes invisibles et de ses nœuds encore mal faits.
Chanter pour survivre, chanter pour retarder
Dans le fil du morceau, on entend d'autres voix glisser entre les siennes — des murmures qui observent, qui commentent, qui s'inquiètent. « Must be the singing, it's calming them. She can't sing forever. » Ces lignes traversent la chanson comme un frisson. On comprend que Lucy Gray chante au milieu du danger, que sa voix est littéralement ce qui la maintient en vie face aux serpents, face à la cruauté du jeu. Et pourtant elle chante aussi pour l'amour, pour l'absent, pour elle-même. Le chant est tout à la fois : bouclier, prière, adieu différé.
L'épuisement comme condition de la grâce
Ce qui rend ce texte si singulier, c'est l'idée que la réconciliation avec la mort — ou avec soi-même — ne peut venir qu'après un épuisement absolu. « When I've tallied the score and I'm flat on the floor » : il faut avoir tout donné, tout usé, tout pleuré avant de mériter la légèreté. La colombe finale, la capacité à aimer enfin, ne sont pas des dons — elles sont des conquêtes au bout d'un chemin qui ressemble à une longue désintégration. Rachel Zegler porte tout ça avec une voix qui ne force rien, qui laisse la fragilité parler, et c'est précisément là que la chanson fait mal.