Paroles de la chanson Sunday (Traduction) par Queens Of The Stone Age
Cette maison est aussi glissante que la déclaration d'un sénateur
Ce boulot est un masque de loisir
Comme une épave
Je coule à pic
La clé de tout, je rampe vers le dimanche
Quand je n'ai pas à bouger
Pris dans des rêves, démêlés un jour
Quand je n'ai pas à prouver
Les jours défilent et enfin le dimanche
Un dimanche après-midi
J'ai tout, mais à quoi ça sert ?
En avoir toujours plus
Toujours prêt Toujours stable
Ce boulot est un masque de loisir
Comme une épave
Je coule à pic
La clé de tout, je rampe vers le dimanche
Quand je n'ai pas à bouger
Pris dans des rêves, démêlés un jour
Quand je n'ai pas à prouver
Les jours défilent et enfin le dimanche
Un dimanche après-midi
J'ai tout, mais à quoi ça sert ?
En avoir toujours plus
Toujours prêt Toujours stable
Je suis toujours prêt
Toujours stable
Cette rue est aussi froide qu'un procès d'entreprise
Une fierté, je confie, qui me dit d'essuyer mes bottes
Je suis une épave
Qu'est-ce que tu espérais ?
La clé de tout, je rampe vers le dimanche
Quand je n'ai pas à bouger
Pris dans des rêves, démêlés un jour
Quand je n'ai pas à prouver
Faire ce qu'ils disent & endurer ce qu'ils disent
Jusqu'au dimanche. Un dimanche après-midi
J'ai tout
& et maintenant ?
Toujours stable
Cette rue est aussi froide qu'un procès d'entreprise
Une fierté, je confie, qui me dit d'essuyer mes bottes
Je suis une épave
Qu'est-ce que tu espérais ?
La clé de tout, je rampe vers le dimanche
Quand je n'ai pas à bouger
Pris dans des rêves, démêlés un jour
Quand je n'ai pas à prouver
Faire ce qu'ils disent & endurer ce qu'ils disent
Jusqu'au dimanche. Un dimanche après-midi
J'ai tout
& et maintenant ?
Faire ce qu'ils disent & endurer ce qu'ils disent
Recommencer
Faire ce qu'ils disent & endurer ce qu'ils disent
Jusqu'au dimanche
Jusqu'à ce que je sois noir & bleu
Oh qu'est-ce que je peux faire ?
J'ai tout ce qu'il me faut & ça nous tue, toi et moi
Que racontent les paroles de la chanson Sunday (Traduction) de Queens Of The Stone Age ?
Tenir jusqu'au dimanche
Il y a quelque chose de viscéral dans la façon dont "Sunday" s'ouvre. Pas de mise en scène progressive, pas de douceur — on est directement projeté dans une maison qui ressemble à un mensonge d'État, dans une rue qui a la température d'un contentieux juridique. Queens Of The Stone Age n't ont jamais eu peur de mettre des mots crus sur des sensations communes, et c'est exactement ce qu'ils font ici : nommer l'hostilité ordinaire du monde moderne avec la précision de quelqu'un qui la vit de l'intérieur.
Le narrateur de la chanson n'est pas un rebelle. C'est quelqu'un d'épuisé. "Like a wreck, I'm sinking fast" — comme une épave, il coule vite. Pas de colère explosive, pas de manifeste. Juste la fatigue de celui qui continue quand même, qui tient la cadence, "always ready, always steady", comme une machine qui aurait oublié pourquoi elle tourne.
Le dimanche comme dernière respiration
Ce vers quoi tout converge, c'est ce dimanche après-midi suspendu, cet espace où l'on n'aurait pas à prouver, pas à bouger, pas à performer. "I crawl for Sunday" — il rampe vers le dimanche. L'image est forte : ce n'est pas une marche, c'est une survie à quatre pattes. Et quand le dimanche arrive enfin, il n'apporte pas la plénitude. Il apporte juste le silence des obligations. "I've got it all, and so what now ?" — j'ai tout, et alors ? La question reste en suspens, presque inconfortable.
Puis vient la partie la plus sombre du texte, cette litanie de l'obéissance : faire ce qu'on dit, endurer ce qu'on dit, recommencer. Jusqu'à en être "black and blue" — meurtri, au sens propre. La violence ici n'est pas physique mais systémique, celle d'un quotidien qui use sans jamais frapper.
Une possession qui dévore
La fin de la chanson bascule dans quelque chose de plus trouble. "Got all I need and it is killing me and you" — répété jusqu'à l'écœurement, jusqu'à ce que la phrase perde son sens et le retrouve autrement. Avoir tout ce qu'il faut et en mourir quand même. Le "you" final est peut-être ce qu'il y a de plus généreux dans la chanson : cette reconnaissance que l'épuisement n'est pas solitaire, qu'il se partage, qu'il contamine. Queens Of The Stone Age transforment une plainte personnelle en quelque chose d'étrangement collectif — et c'est là que "Sunday" touche juste.
Il y a quelque chose de viscéral dans la façon dont "Sunday" s'ouvre. Pas de mise en scène progressive, pas de douceur — on est directement projeté dans une maison qui ressemble à un mensonge d'État, dans une rue qui a la température d'un contentieux juridique. Queens Of The Stone Age n't ont jamais eu peur de mettre des mots crus sur des sensations communes, et c'est exactement ce qu'ils font ici : nommer l'hostilité ordinaire du monde moderne avec la précision de quelqu'un qui la vit de l'intérieur.
Le narrateur de la chanson n'est pas un rebelle. C'est quelqu'un d'épuisé. "Like a wreck, I'm sinking fast" — comme une épave, il coule vite. Pas de colère explosive, pas de manifeste. Juste la fatigue de celui qui continue quand même, qui tient la cadence, "always ready, always steady", comme une machine qui aurait oublié pourquoi elle tourne.
Le dimanche comme dernière respiration
Ce vers quoi tout converge, c'est ce dimanche après-midi suspendu, cet espace où l'on n'aurait pas à prouver, pas à bouger, pas à performer. "I crawl for Sunday" — il rampe vers le dimanche. L'image est forte : ce n'est pas une marche, c'est une survie à quatre pattes. Et quand le dimanche arrive enfin, il n'apporte pas la plénitude. Il apporte juste le silence des obligations. "I've got it all, and so what now ?" — j'ai tout, et alors ? La question reste en suspens, presque inconfortable.
Puis vient la partie la plus sombre du texte, cette litanie de l'obéissance : faire ce qu'on dit, endurer ce qu'on dit, recommencer. Jusqu'à en être "black and blue" — meurtri, au sens propre. La violence ici n'est pas physique mais systémique, celle d'un quotidien qui use sans jamais frapper.
Une possession qui dévore
La fin de la chanson bascule dans quelque chose de plus trouble. "Got all I need and it is killing me and you" — répété jusqu'à l'écœurement, jusqu'à ce que la phrase perde son sens et le retrouve autrement. Avoir tout ce qu'il faut et en mourir quand même. Le "you" final est peut-être ce qu'il y a de plus généreux dans la chanson : cette reconnaissance que l'épuisement n'est pas solitaire, qu'il se partage, qu'il contamine. Queens Of The Stone Age transforment une plainte personnelle en quelque chose d'étrangement collectif — et c'est là que "Sunday" touche juste.