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Paroles de la chanson Easy Street (traduction) par Queens Of The Stone Age

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Paroles de la chanson Easy Street (traduction) par Queens Of The Stone Age

[Intro]
Je me balance au lustre, maintenant je crains le pire
Je pends au plafond, je t'entends prier pour ma malédiction
Ceux qui sont censés m'aimer le plus me brisent le cœur
J'aimerais pouvoir en dire un peu plus, trop pétrifié

Le son de ta voix et ce que tu dis
Ferme-la et baise-moi ou ferme-la et va-t'en
Tu me rends dingue c'est sûr mais je peux m'en charger moi-même

Si tu as besoin de moi viens me voir sur Easy Street, je suis facile à trouver
Par terre, sous le canapé, se trouvent les clés de la vie, elles ont toujours été là

La violence n'est jamais la réponse tu dis
Je me demande comment il n'a pas encore pris un coup dans la gueule
Je ne suis plus comme ça, ça fait longtemps que je suis mort
Je ne crois pas à la chance alors tu peux prendre la mienne

Boire n'aide pas mais ça bouche bien les oreilles à l'aide
Ne gâche pas l'ambiance je m'en charge tout seul
Désolé pour ta perte mais tu as perdu

Si tu as besoin de moi viens me voir sur Easy Street, je suis facile à trouver
C'est incroyable d'être perdu dans un labyrinthe que tu as inventé dans ta tête
Inventé dans ta tête
Inventé dans ta tête

Que racontent les paroles de la chanson Easy Street (traduction) de Queens Of The Stone Age ?

Quelque part entre le lustre et le carrelage

Il y a des chansons qui sonnent comme une gifle donnée à voix basse. "Easy Street" est de celles-là. On entre dans le morceau et on comprend assez vite qu'on ne va pas en ressortir indemne — pas à cause d'une mélodie dévastatrice ou d'un crescendo émotionnel, mais parce que les mots sont posés avec cette précision sèche qui ne laisse nulle part où se réfugier.

Suspendu au plafond, regardant tout brûler

Le narrateur s'imagine en lustre — "I'm chandeliering" — accroché en hauteur, exposé, inutile. C'est une image bizarre et parfaitement juste pour décrire cet état où on voit tout se passer sans pouvoir intervenir. Autour de lui, les gens censés le protéger sont devenus une menace diffuse. Pas de grande scène, pas d'explication fracassante : juste cette certitude froide que les dés sont pipés depuis le début. Il voudrait en dire plus — "wish I could share a bit more" — mais quelque chose le pétrifie. La parole est bloquée avant même d'être formulée.

La rue facile, c'est là où on atterrit quand on a tout lâché

Le refrain arrive avec une ironie presque confortable. "Come and see me on Easy Street, I ain't hard to find" — il est là, accessible, posé par terre quelque part entre le canapé et le désespoir. Les clés de la vie ? Sous le canapé, elles ont toujours été là. Cette image absurde dit quelque chose de vrai sur la façon dont les solutions semblent évidentes en retrospective, et inatteignables dans le moment.

Ce qui frappe au fil du morceau, c'est la façon dont le narrateur retourne chaque tentative d'aide contre elle-même. "Drinking don't help but it sure blocks out the help" — la phrase tourne sur elle-même, presque satisfaite. Il n'attend pas d'être sauvé. Il a même arrêté de croire à la chance, et la cède volontiers. Le labyrinthe dans lequel il tourne — "amazing to be lost in a maze you've made up in your mind" — est entièrement de sa fabrication. Et c'est peut-être ça, la chose la plus honnête de toute la chanson : reconnaître qu'on est l'architecte de sa propre impasse, sans pour autant trouver la sortie.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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