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Paroles de la chanson White Devil par President

Album : Blood Of Your Empire

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Paroles de la chanson White Devil par

I'm a monster
Just look the other way
You should be afraid of everyone
It's all a masquerade

I'm feeling nothing
So I'll take an early grave
You think you're brave enough to be the one
When you can't bring yourself to say my name?

Sometimes I try to push away the anguish
That's haunting from my youth
Sometimes I wish I'd never learned your language
'Cause now I hear the truth
Now I hear the truth

I'll keep on dancing
I'm just shaking off the rage
But if I make it through the other side
I wonder what on earth you're gonna say?

Sometimes I try to push away the anguish
That's haunting from my youth
Sometimes I wish I never learned your language
'Cause now I hear the truth
'Cause now I hear the truth

The truth doesn't matter of all that I knew
They just let me go harder
(Forgive me for the harm I've done
In thought, in word, to anyone)

(Find myself out of my head)
I'd go through hell to keep you safe
God knows I would
But I don't need anyone keeping score
In the end I think you should
'Cause I love you anyway

Que racontent les paroles de la chanson White Devil de President ?

Quelqu'un qui se regarde brûler

Il y a des chansons qui commencent comme un aveu et finissent comme une énigme. "White Devil" de President est de celles-là. "I'm a monster" — trois mots jetés à la face de l'auditeur, pas pour se lamenter, mais presque pour tester. Est-ce que tu vas reculer ? Est-ce que tu vas rester ?

La chanson installe rapidement un personnage qui se sait regardé, jugé, et qui a décidé de prendre les devants. Il nomme lui-même ce que les autres pensent de lui. Mais derrière cette posture, quelque chose de bien plus fragile se dessine — une douleur ancienne, tapie dans l'enfance, qui remonte à la surface dès qu'on lui parle dans sa propre langue.

Quand comprendre devient une blessure

"Sometimes I wish I'd never learned your language" — cette ligne change tout. Ce n'est pas une métaphore vague sur la communication. C'est quelqu'un qui dit : avant de te comprendre vraiment, j'étais protégé. Maintenant que je t'entends, que je saisisse chaque mot, chaque sous-entendu, chaque silence — je ne peux plus faire semblant. La vérité est là, nue, et elle fait mal. La danse dont il parle ensuite, "shaking off the rage", c'est exactement ça : bouger pour ne pas s'effondrer, mettre de l'énergie dans le corps pour que la tête survive.

On sent un morceau qui se construit dans la retenue — pas de débordement, pas de cri — mais dont chaque verse porte une tension sourde, comme quelqu'un qui serre les poings dans ses poches.

Aimer sans demander pardon

Et puis arrive cette fin, presque inattendue dans sa douceur. Une prière murmurée — "Forgive me for the harm I've done" — suivie d'un refus de se laisser comptabiliser, de se laisser réduire à ses erreurs. "I'd go through hell to keep you safe" : la promesse est totale, inconditionnelle, et elle coexiste avec tout le reste — la rage, la culpabilité, la blessure. "I love you anyway." Ce "anyway" dit tout ce qu'une chanson entière n'aurait pas pu exprimer autrement. Malgré tout. Malgré moi.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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