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Paroles de la chanson Lost Boys par

(Lost boys)

On a motorbike, doing 90 in a 55
To another life
Where they make you cut your hair
Impatient with a rifle and your papers
Weightless but not scared

This machine is killing me
I pretended it was make believe

Lost boys
Never grow up, never go home
Lost boys
Never spend their lunch money, yeah
Lost boys
Never grow up, never get old
Lost boys, find me

That one time in East Berlin
When you threw a tantrum with a 57
And broke a rib
You told me you wish you were dead
But I don't believe that
I still wonder how you're sleeping
And I don't feel bad, but I'm sorry

This machine is killing me
I pretended it was make believe

Lost boys
Never grow up, never go home
Lost boys
Never spend their lunch money, yeah
Lost boys
Never grow up, never get old
Lost boys, find me

In a twin bed
Where all will be forgiven in an instant
Hands in each other's hair
We are born again
So who cares where we're going?
In the morning, you are not there
One, two, three, woo, ah

Lost boys
Never grow up, never go home
Lost boys
Never spend their lunch money, yeah
Lost boys
Never give up, never get old
Lost boys, come find me, yeah

Yeah, yeah, yeah, yeah, yeah, yeah
Yeah, yeah, yeah, yeah, yeah, yeah

Que racontent les paroles de la chanson Lost Boys de Phoebe Bridgers ?

Il roule trop vite et tu le regardes disparaître

Il y a dans "Lost Boys" quelque chose qui ressemble à une lettre jamais envoyée. Phoebe Bridgers y parle à quelqu'un qui ne l'entendra probablement pas — quelqu'un qui roule à 140 sur une route limitée à 90, qui fonce vers une autre vie sans se retourner. Dès les premières secondes, on sent que cette histoire a déjà mal fini, ou du moins qu'elle ne finira jamais vraiment bien.

Berlin, un lit, et la douceur impossible

Ce qui rend la chanson si particulière, c'est la façon dont Bridgers mêle la tendresse et l'effroi sans jamais forcer le trait. Elle se souvient d'un incident à Berlin-Est — une arme, une côte brisée, des mots qu'on regrette aussitôt d'avoir dits — et sa réponse n'est pas de la colère, mais quelque chose de plus inconfortable : "I don't feel bad, but I'm sorry." Je ne me sens pas coupable, mais je suis désolée. Cette distinction subtile dit tout de l'ambivalence de ceux qui ont aimé des gens qui se brûlent eux-mêmes. Puis vient la séquence du lit, brève et lumineuse — les mains dans les cheveux, l'impression que tout peut recommencer, que le pardon est possible dans un seul instant. Mais au matin, il n'est plus là. Les Lost Boys ne restent jamais.

L'appel qui se retourne

Tout au long du refrain, Bridgers répète "Lost boys, find me" — trouve-moi. C'est discret, presque noyé dans la mélodie, mais c'est là que bat le cœur de la chanson. Elle n'essaie plus de le sauver, ni même de le comprendre. Elle attend juste qu'il revienne, sachant très bien qu'il n'en fera rien. Il y a une résignation douce dans sa voix, une façon de tenir quelqu'un à distance tout en lui laissant la porte entrouverte. "Lost Boys" ne cherche pas à expliquer ce genre de relation — elle se contente de la déposer là, intacte et un peu douloureuse, comme un souvenir qu'on n'arrive pas tout à fait à lâcher.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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