Paroles de la chanson Bobby par
I saw you slow dancing alone in your room
I wanted to buy you a new pair of shoes
Now you're walking around with my heart on your sleeve
And I am right here bleeding
Oh-oh
Oh, no
So you followed me home like you'd done it before
And you had to bend over to get through the door
And if you didn't like either one of my friends
I'd kill them, I'd kill them
Bobby, this could be the end of wanting
Now I sleep in your shirts, and you live in my house
I wanted to buy you a new pair of shoes
Now you're walking around with my heart on your sleeve
And I am right here bleeding
Oh-oh
Oh, no
So you followed me home like you'd done it before
And you had to bend over to get through the door
And if you didn't like either one of my friends
I'd kill them, I'd kill them
Bobby, this could be the end of wanting
Now I sleep in your shirts, and you live in my house
You sing in the shower, I talk to myself
We've got stars on the ceiling and clothes on the floor
And a thing in a box I don't touch anymore
Bobby, this could be the end of wanting (Bobby)
I exist only if you're watching
Oh-oh
Oh, no
This could be the end
This could be the end
This could be the end
This could be the end
Now I don't know if I can make it tonight
But what are you doing the rest of my life, Bobby?
We've got stars on the ceiling and clothes on the floor
And a thing in a box I don't touch anymore
Bobby, this could be the end of wanting (Bobby)
I exist only if you're watching
Oh-oh
Oh, no
This could be the end
This could be the end
This could be the end
This could be the end
Now I don't know if I can make it tonight
But what are you doing the rest of my life, Bobby?
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Que racontent les paroles de la chanson Bobby de Phoebe Bridgers ?
Ce qu'on ressent quand quelqu'un remplit enfin la pièce
Il y a des chansons qu'on écoute en regardant par la fenêtre, et "Bobby" est de celles-là. Phoebe Bridgers commence par une scène presque furtive : elle observe quelqu'un danser seul dans sa chambre, et quelque chose se brise doucement en elle. Pas d'éclat, pas de coup de foudre cinématographique — juste ce sentiment étrange de vouloir acheter à quelqu'un une paire de chaussures. C'est une façon absurde et parfaitement juste de dire "je veux prendre soin de toi".
Quand l'autre s'installe dans ta vie sans prévenir
La chanson avance comme une relation avance — par petits glissements imperceptibles. Il la suit chez elle, "comme s'il l'avait déjà fait", et doit se baisser pour passer la porte, détail physique absurde qui rend le personnage immédiatement réel, presque tangible. Puis vient la cohabitation : ses chemises à elle, sa douche à lui, les étoiles au plafond qu'ils ont sans doute collées ensemble un soir. Bridgers dresse un inventaire du quotidien partagé avec une précision de romancière, et c'est dans cet inventaire que l'amour se révèle — non pas dans les grands gestes, mais dans l'accumulation silencieuse des habitudes.
L'abandon comme soulagement
Ce qui rend "Bobby" si particulier, c'est le refrain qui revient comme une respiration lente : "this could be the end of wanting". On comprend que la narratrice a longtemps vécu dans un état de tension, de quête, de quelque chose qui manquait. Bobby n'est pas une conquête — c'est une délivrance. Et quand elle lâche, presque en aparté, "I exist only if you're watching", on hésite entre la grâce et l'effroi. Est-ce de l'amour ou de la dépendance ? Bridgers pose la question sans y répondre. La toute dernière ligne — "what are you doing the rest of my life ?" — arrive comme un souffle, mi-sérieuse mi-souriante, et c'est exactement comme ça qu'on dit les choses importantes quand on a un peu peur de les dire vraiment.
Il y a des chansons qu'on écoute en regardant par la fenêtre, et "Bobby" est de celles-là. Phoebe Bridgers commence par une scène presque furtive : elle observe quelqu'un danser seul dans sa chambre, et quelque chose se brise doucement en elle. Pas d'éclat, pas de coup de foudre cinématographique — juste ce sentiment étrange de vouloir acheter à quelqu'un une paire de chaussures. C'est une façon absurde et parfaitement juste de dire "je veux prendre soin de toi".
Quand l'autre s'installe dans ta vie sans prévenir
La chanson avance comme une relation avance — par petits glissements imperceptibles. Il la suit chez elle, "comme s'il l'avait déjà fait", et doit se baisser pour passer la porte, détail physique absurde qui rend le personnage immédiatement réel, presque tangible. Puis vient la cohabitation : ses chemises à elle, sa douche à lui, les étoiles au plafond qu'ils ont sans doute collées ensemble un soir. Bridgers dresse un inventaire du quotidien partagé avec une précision de romancière, et c'est dans cet inventaire que l'amour se révèle — non pas dans les grands gestes, mais dans l'accumulation silencieuse des habitudes.
L'abandon comme soulagement
Ce qui rend "Bobby" si particulier, c'est le refrain qui revient comme une respiration lente : "this could be the end of wanting". On comprend que la narratrice a longtemps vécu dans un état de tension, de quête, de quelque chose qui manquait. Bobby n'est pas une conquête — c'est une délivrance. Et quand elle lâche, presque en aparté, "I exist only if you're watching", on hésite entre la grâce et l'effroi. Est-ce de l'amour ou de la dépendance ? Bridgers pose la question sans y répondre. La toute dernière ligne — "what are you doing the rest of my life ?" — arrive comme un souffle, mi-sérieuse mi-souriante, et c'est exactement comme ça qu'on dit les choses importantes quand on a un peu peur de les dire vraiment.