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Paroles de la chanson Face the Wall (Dark-Side Mix) (traduction) par Peter Gabriel

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Paroles de la chanson Face the Wall (Dark-Side Mix) (traduction) par

Regardant l'eau au loin
Les filles appellent le ciel
Les pas sur les galets
Passent à côté de nous
Regardant le soleil rouge
S'effacer dans la lumière
Cherchant les étoiles
Qui percent des trous dans la nuit

Grimpant jusqu'au sommet de la falaise
Face au vent qui arrive
S'avançant vers le bord
Là où personne ne va
Regardant tout en bas
Tout en bas
Tout ce que tu as en toi
Tu vois comme tu peux le laisser partir

Et tout s'effondre
Mais ça ne touche pas ton cœur
Tu sembles plus fort
Tu traverses les jours un à un
Quand les grêlons t'abattent
Tu peux toujours tenir bon
Tu te relèves
Tu te ressaisis, tu te remets dans le monde

Face au mur
La mer du néant
Le plus sombre de tous les noirs
Mais je veux que tu t'en sortes
Je te vois t'en sortir

Dans les yeux de ceux à travers qui nous marchons
La lumière se retire
Coupant tous les liens aux espoirs qu'ils avaient nourris
Se noyant dans l'eau
Qui s'écrase encore et encore au-dessus
S'accrochant à n'importe quoi
N'importe quel mot pourrait suffire

Et tout s'effondre
Mais ça ne touche pas ton cœur
Tu sembles plus fort
Tu traverses les jours un à un
Et les grêlons t'abattent
Mais tu peux toujours tenir bon
Tu te relèves
Tu te ressaisis, tu te remets dans le monde

Face au mur
Au milieu de ce néant
Le plus noir de tous les noirs
Je te regarde t'en sortir
Je te vois t'en sortir

Que racontent les paroles de la chanson Face the Wall (Dark-Side Mix) (traduction) de Peter Gabriel ?

Au bord du bord

Il y a des chansons qui parlent de la nuit, et il y a celles qui ont été écrites depuis l'intérieur de la nuit. "Face the Wall" de Peter Gabriel appartient à la seconde catégorie. Dès les premières mesures, on est posé quelque part au bord de l'eau, les yeux levés vers un ciel où des étoiles percent l'obscurité comme des trous dans un tissu déchiré. L'image est belle et inquiète à la fois — exactement l'équilibre que Gabriel a toujours cherché.

Une présence au bord du vide

Le cœur de la chanson, c'est une ascension. Quelqu'un monte vers la falaise, s'avance là où personne ne va normalement, et regarde en bas. On comprend vite qu'il ne s'agit pas d'une simple promenade. Gabriel ne dit rien de trop explicite, mais tout est là : le vent de face, le bord, la contemplation du vide. "All that you have going / You can see how you let it go" — regarder ses propres raisons de vivre s'effacer depuis ce point de bascule, c'est une des images les plus honnêtes sur la détresse psychique que la chanson pop ait jamais osées.

Ce qui retient, ce qui traverse

Mais la chanson ne reste pas au bord du précipice. Elle revient, elle insiste, elle tend la main. Le refrain ressemble moins à un hymne qu'à une voix qui chuchote fort dans l'oreille de quelqu'un en train de se perdre. "You stand up / Pull it together, pull yourself back in the world" — ce n'est pas de la positivité facile, c'est de l'acharnement affectueux. Et puis il y a ce "I see you coming through", répété comme un mantra en fin de chanson. Le narrateur regarde l'autre traverser l'obscurité — "the blackest black of all", le noir le plus noir — et il témoigne. Il ne sauve pas, il ne répare pas. Il voit, il accompagne, il attend de l'autre côté.

C'est peut-être ça, le geste le plus juste de toute la chanson : rester là, les yeux ouverts, pendant que quelqu'un fait le chemin le plus difficile.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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